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Critique/analyse des médias

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«Vice», ou les vertus du décalé. «Que la reine créa l’époque ou que l’époque créa la reine, peu importe. Elle correspondit parfaitement à son temps», écrivait en 1962 l’Américaine Florence Becker Lennon au sujet de la souveraine Victoria. Ne leur en déplaise, les patrons de presse ne sont pas des monarques. Mais, comme eux, ils symbolisent le climax d’une époque. A Hugh Hefner et ses pyjamas la fabrication de la virilité des années 50. A Rupert Murdoch, le capitalisme cinglant des eighties, à Jefferson Hack et son magazine Dazed & Confused la cool culture des années 90. Que représente donc Shane Smith, le Canadien à la tête de Vice, ex-feuille de chou débraillée qui ambitionne de devenir le CNN de la génération Y ? Ainsi, en 2011, le chiffre d’affaires du groupe a atteint 115 millions de dollars et la somme est censée avoir dépassé les 200 millions de dollars pour l’année 2012, selon le Financial Times.

L’entrée des bureaux de Vice, à New York. Ancrage dans la branchitude L’idée est maline. Le virage numérique. Investig’Action. CQFD, mensuel de critique et d'expérimentation sociales. Les Bobards d'Or – à Paris le 20 mars 2012. Polémia. Acrimed | Action Critique Médias.

[Observatoire français des médias] Décryptage de l'actualité des médias. Le labo médias de l'école de journalisme de Sciences Po. Crédit photo: Eric Antheaume Où étiez-vous le vendredi 13 novembre 2015? Jamais vous n’oublierez ce que vous faisiez ce soir-là, au moment où les attentats ont frappé Paris. Vous n’oublierez pas non plus comment vous avez appris l’existence des fusillades dans les 10 et 11e arrondissements parisiens, puis l’explosion des bombes au Stade de France. Les journalistes, français, étrangers, sur le pied de grue ce soir-là, n’ont pas oublié non plus.

Sur une idée de Catherine Galloway, qui enseigne à l’Ecole de journalisme de Sciences Po, nous avons posé la question à nos confrères journalistes, français ou étrangers. Ressort de leurs témoignages une extraordinaire mobilisation pour couvrir ces événements tragiques qui n’a laissé personne indemne. Vendredi 13 novembre, je sortais d’un bar vers Parmentier à 21h30 et je m’apprêtais à rentrer chez moi rue de Marseille, dans le 10e arrondissement de Paris. Là, je me suis arrêtée et j’ai appelé la radio pour leur dire que j’étais là.

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