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Références culturelles

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Night Call - film 2014. Les mécanismes d’une machine médiatique mortifère. Le documentaire d’Alexis Marant, « Le Studio de la terreur », démonte les rouages de la propagande de l’organisation Etat islamique.

Les mécanismes d’une machine médiatique mortifère

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Christophe Ayad Documentaire sur Canal+ à 21 heures Il y a quelque chose de vertigineux à voir ou revoir les vidéos produites par l’organisation Etat islamique (EI), dont de nombreux extraits sont reproduits dans « Le Studio de la terreur », le long documentaire d’Alexis Marant consacré à la propagande du groupe djihadiste. Ces atroces scènes de mise à mort tournées avec le kitsch, le grotesque et la sophistication de la téléréalité. Et que l’on retrouve, à peine quelques mois plus tard, dans des séries fictions mettant en scène le cauchemar préféré des sociétés occidentales. . « Le Studio de la terreur » démontre combien la communication est au cœur de la stratégie djihadiste. La transparence, mal du « Cercle » « Retour vers le futur » (6/6).

La transparence, mal du « Cercle »

Dans « Le Cercle », Dave Eggers décrit un réseau social qui impose aux citoyens de ne plus rien cacher de leur vie privée. Sommes-nous nous des complices de ce « totalitarisme participatif » ? LE MONDE IDEES | • Mis à jour le | Par Isabelle Piquer (Madrid, correspondance) et Damien Leloup Mae Holland ose à peine y croire… Grâce au piston d’une amie de la fac, elle vient d’être embauchée par Le ­Cercle, le géant du Web qui a absorbé les principaux moteurs de recherche et les grands réseaux sociaux. Bureaux high-tech, collègues souriants, campus avec restaurants gratuits et salles de sport, c’est presque trop beau pour être vrai. En contrepartie, ils s’engagent corps et âme. . « La vie privée, c’est le vol » C’est l’obsession des trois fondateurs du Cercle : il ne faut laisser aucune information personnelle se perdre, tout doit être su, vu, montré. « Life is Strange », éloge de la lenteur. Les créateurs du jeu vidéo français qui a créé l’événement étaient invités du « off » du Monde Festival.

« Life is Strange », éloge de la lenteur

Oui, Life is Strange, le grand succès du jeu vidéo français de 2015, est un jeu lent. Non seulement Raoul Barbet et Michel Koch, les deux créateurs principaux du jeu, le reconnaissent, mais ils le revendiquent. « La lenteur, c’était quelque chose d’important pour nous », expliquent les deux concepteurs, invités du « off » du Monde Festival, ce 16 septembre. « Il fallait de la lenteur, à la fois par rapport au thème du jeu, la nostalgie, et par rapport à son mécanisme principal, le retour dans le temps. Il fallait que le joueur puisse prendre son temps. La plupart des jeux sont beaucoup trop “speeds”, ils vous disent d’aller au prochain objectif en cinq minutes, on ne profite pas de l’univers.

Dans le paysage du jeu vidéo, Life is Strange est un ovni. Une « narration environnementale » Autre particularité du jeu : avant même d’y jouer, les joueurs ont aussi dû prendre leur temps. Théâtre : le « Djihad » de trois pieds nickelés. La pièce d’Ismaël Saidi, qui a fait salle comble en Belgique, aborde la radicalisation avec humour.

Théâtre : le « Djihad » de trois pieds nickelés

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Brigitte Salino Après Bruxelles, Paris : Djihad, la pièce d’Ismaël Saidi qui a fait salle comble en Belgique depuis sa création fin 2014 (Le Monde du 30 décembre 2015), poursuit sa carrière à Paris, où elle devrait être jouée au moins jusqu’à fin décembre aux Feux de la rampe, un théâtre de comédie situé à côté des Folies-Bergère. La première a eu lieu le 16 septembre, devant un public majoritairement jeune, et une forte présence de caméras de télévision, qui sont restées après la représentation pour filmer le débat mené par Ismaël Saidi. Lequel était sur scène, comme toujours.

Il joue l’un des trois djihadistes qui partent de Bruxelles pour aller combattre à Homs, en Syrie, sans mesurer ce qu’ils font. Leur point commun, c’est la mosquée, le seul endroit où ils se sont sentis bien, à un moment de leur vie où ils étaient « paumés ».