background preloader

Tunisie

Facebook Twitter

Prêt toxique à la Tunisie : le bal des Tartuffes. Communiqué de presse 17/04/2014 - La Tunisie connaît actuellement des difficultés économiques, sociales et budgétaires.

Prêt toxique à la Tunisie : le bal des Tartuffes

Elle a sollicité de l'aide. Hier, le Parlement européen lui a répondu : l'Union lui versera 300 millions d'euros, sous la forme d'un prêt, et à des conditions qui font de cette "aide" un véritable prêt toxique. Qu'on en juge : si la Tunisie veut toucher l'intégralité de la somme, elle devra entre autres, mettre fin aux subventions aux produits de base pour les plus démunis, privatiser ses banques publiques, flexibiliser son Code du travail...

Bref, les habituelles recettes austéritaires qui font des ravages y compris sur le sol de l’Union Européenne et notamment en Grèce. La nature de cette "aide" (prêt) creusera un peu plus la dette tunisienne qui s'est déjà envolée de 20% en trois ans. La Tunisie et les Tunisiens sauront désormais ce que valent les belles paroles et les grandes déclarations. Comment le FMI et la Banque mondiale ont pris le contrôle de la Tunisie - Dette illégitime. Les politiques d’austérité s’exportent hors de l’Europe.

Comment le FMI et la Banque mondiale ont pris le contrôle de la Tunisie - Dette illégitime

En échange d’un prêt du FMI, le gouvernement tunisien s’est engagé à mener des « réformes structurelles » : augmentation des prix du carburant, préparation de futures privatisations et mesures en faveur des banques… Objectif : réduire la dette tunisienne, dont plus de la moitié a été contractée sous la dictature de Ben Ali.

Élus et société civile dénoncent un acte « anti-démocratique » et « contre-révolutionnaire ». Le FMI a décidé d’appliquer ses célèbres méthodes en Tunisie. Un document confidentiel, révélé fin mars par des médias tunisiens, a provoqué l’embarras des responsables politiques. En échange d’argent frais de la part du FMI [1], ceux-ci se sont engagés sur un planning de réformes structurelles, à un rythme effréné. La recette, elle, semble avoir été préparée par les institutions financières internationales. Une dette héritée de la dictature Pourquoi un tel traitement ?

La Tunisie doit-elle honorer ces dettes ? Entretien avec le président du parti salafiste tunisien. Deux documents confidentiels révèlent la sous-traitance de la politique économique de la Tunisie par la BM et le FMI. La Tunisie va bientôt signer un accord avec le FMI sur un prêt de 2,7 milliards de dinars tunisien remboursable sur 5 ans avec une période de grâce de 3 ans et 3 mois et adossé à un programme de réformes structurelles de deux ans.

Deux documents confidentiels révèlent la sous-traitance de la politique économique de la Tunisie par la BM et le FMI

Nous avons déjà publié un article décrivant l’ensemble des réformes annoncées, mais deux documents classés, ultra-confidentiels nous permettent de mieux comprendre les détails de l’accord que la Tunisie s’apprête à signer. Le premier document est une lettre d’intention à l’attention de Christine Lagarde, la présidente du FMI et signée conjointement par Chadly Ayari, gouverneur de la Banque Centrale et Elyes Fakhfekh, le Ministre des Finances. Le deuxième document, sous forme de tableaux contenant le calendrier 2013 pour la mise en place des réformes structurelles. Tout d’abord nous remarquons que la Banque Mondiale pilote la plupart des projets économiques mentionnés dans la lettre d’intention. Voir ci- dessous le calendrier de déclenchement de ces aides.