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CRITIQUE DES MEDIAS TRADITIONNELS

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Critique de la "Post-vérité". Expression de Katharine Viner, rédactrice en chef du Guardian.


Les réseaux sociaux, nous explique Viner, sont par excellence le lieu de la post-vérité car ils enferment leurs adhérents dans des « bulles de filtre », ces algorithmes qui ne leur donnent que ce qu’ils ont envie de manger et ne laissent jamais venir à eux quelque idée contrariante, organisant ainsi la végétation dans le même, l’auto-renforcement de la pensée hors de toute perturbation. Mais on croirait lire là une description de la presse mainstream, qui ne se rend visiblement pas compte qu’elle n’a jamais été elle-même autre chose qu’une gigantesque bulle de filtre !

L’Oxford English Dictionary a fait de « post-vérité » son mot de l’année.
Selon ce même dictionnaire, le terme est apparu pour la première fois, en 1992, sous la plume du dramaturge Steve Tesich.

L'extrême droite développe sa critique des médias. Ce mardi soir, rue d’Athènes à Paris, l’extrême droite célèbre sa grande messe anti-médiatique.

L'extrême droite développe sa critique des médias

Au menu ? La remise de “Bobards d’or”, des statuettes dorées à l’effigie de Pinocchio. Depuis trois ans, cette cérémonie annuelle retransmise sur plusieurs sites phares de la réacosphère (Novopress, Fdesouche, Nouvelles de France), vise à récompenser les “pires mensonges proférés par les médias au nom du politiquement correct”. Longtemps développée à l’extrême gauche de l’échiquier politique, la critique des médias s’est depuis quelques années déplacée et professionnalisée à l’extrême droite. Le grand maitre de la cérémonie des Bobards d’or, Jean-Yves Le Gallou, est en partie responsable de ce basculement. De la bataille culturelle à la bataille technologique Dans les années 70 et 80, le courant dit de La Nouvelle Droite (composé du Groupement de recherche et d’études pour la civilisation européenne (GRECE) et du Club de l’horloge) était composé d’acteurs médiatiques.

L’extrême droite à l’assaut des médias et de la critique des médias. Une nébuleuse d’extrême droite Ils se défendent souvent d’être d’« extrême droite », puisqu’ils transcenderaient tous les clivages Qui sont-ils ?

L’extrême droite à l’assaut des médias et de la critique des médias

Ce sont les sites, nombreux et interconnectés, qui défendent une version nationaliste de la souveraineté nationale, une version xénophobe d’une prétendue identité française, un libéralisme économique national opposé au libéralisme économique transnational, une critique de la globalisation capitaliste qui, sous le terme de mondialisme, esquive le qualificatif. Comme ce fut toujours le cas avec l’extrême droite et culmina avec le fascisme et le nazisme, les sites d’extrême droite se nourrissent de thèmes apparemment anticapitalistes contre « l’oligarchie » ou la « tyrannie médiatique », et se drapent derrière la défense du « peuple » – le « vrai » - contre les élites.

Dans leur prose et leurs vindictes, l’islam d’aujourd’hui – rebaptisé islamisme - a remplacé le judaïsme d’hier. Ce n’est pas tout. Un Observatoire de type nouveau ? OJIM : un contre-exemple d'esprit critique et d'objectivité - Suresnes - une ville de formation. Par Thomas TARGAT (Lycée La Tournelle, La Garenne-Colombes (92)) le 07 janvier 2016, 15:51 - Journalisme - Lien permanent Créer en 2012, OJIM brouille les pistes en s'emparant des enjeux de l'éducation aux médias à des fins idéologiques.

OJIM : un contre-exemple d'esprit critique et d'objectivité - Suresnes - une ville de formation

Un contre-exemple d'objectivité qui complexifie l'éducation à l'information auprès des élèves. La plupart des enseignants travaillant sur les médias avec les élèves font souvent le même constat : la méfiance vis-à-vis des médias est un sentiment largement partagé. Cette posture n'est pas surprenante. Elle est d'ailleurs partagée par l'ensemble de la population française comme le souligne Dorie Bruyas, responsable de l'association Fréquences écoles1. EMI : des enjeux citoyens. Politique post-vérité ou journalisme post-politique ?, par Frédéric Lordon (Les blogs du Diplo, 22 novembre 2016) Un système qui, le lendemain de l’élection de Donald Trump, fait commenter l’événement par Christine Ockrent — sur France Culture… — et le surlendemain par BHL interviewé par Aphatie, n’est pas seulement aussi absurde qu’un problème qui voudrait donner des solutions : c’est un système mort.

Politique post-vérité ou journalisme post-politique ?, par Frédéric Lordon (Les blogs du Diplo, 22 novembre 2016)

On ne s’étonnera pas que le thème des morts-vivants connaisse un tel regain d’intérêt dans les séries ou dans les films : c’est l’époque qui se représente en eux, et c’est peut-être bien le sentiment confus de cette époque, à la fois déjà morte et encore vivante, qui travaille secrètement les sensibilités pour leur faire apparaître le zombie comme le personnage le plus parlant du moment. Les morts-vivants Lire aussi Miguel Urban, « Crépuscule de l’“extrême centre” », Le Monde diplomatique, novembre 2016. On objectera sans doute que les morts-vivants sont plutôt des trépassés qui reviennent, alors qu’en l’occurrence l’époque, si toute vie s’en est retirée, n’en finit pas de mourir. L’écroulement ? La "post-vérité", une imbécilité confortable. Vous n'avez pas pu y échapper, la "post-vérité" est partout : même Mediapart s'y met avec son article Les agressions sexuelles de Cologne et Hambourg à l'épreuve de l'ère "post-vérité" : depuis le Brexit, parler de "post-vérité" est devenu un tel lieu commun dans la presse que l'article en question ne prend même pas la peine de préciser de quoi il s'agit !

La "post-vérité", une imbécilité confortable

Rappelons-le donc : "post-vérité", c'est une expression employée par la rédactrice en chef du Guardian dans cet article, où elle fait une analyse résumée par Le Monde ici. Depuis, toute la presse, a fortiori la presse bourgeoise, relaie abondamment cette analyse et s'y réfère comme la grande explication au succès de Donald Trump, au Brexit, au succès de théories complotistes, de fausses informations racistes...

On commencera par dégonfler les chevilles de nos journalistes en leur rappelant qu'ils n'ont pas le monopole de la vérité, et que les sites complotistes n'ont pas le monopole de la bêtise. Mais alors quoi ?