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"La croissance mondiale va s'arrêter". Quarante ans après son rapport au Club de Rome, Dennis Meadows réaffirme les limites de l’expansion économique. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Stéphane Foucart et Hervé Kempf En mars 1972, répondant à une commande d'un think tank basé à Zurich (Suisse) – le Club de Rome –, des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) publiaient The Limits to Growth, un rapport modélisant les conséquences possibles du maintien de la croissance économique sur le long terme. De passage à Paris , mercredi 23 mai, à l'occasion de la publication en français de la dernière édition de ce texte qui fait date (Les Limites à la croissance, Rue de l'Echiquier, coll. "Inital(e)s DD", 408 p., 25 euros), son premier auteur, le physicien américain Dennis Meadows, 69 ans, a répondu aux questions du Monde. Quel bilan tirez-vous, quarante ans après la publication du rapport de 1972 ?

D'abord, le titre n'était pas bon. Pourtant, l'idée commune est, aujourd'hui encore, qu'il n'y a pas de limites. 1972-2012 : le Club de Rome confirme la date de la catastrophe. Il y a quelques semaines, le Club de Rome célébrait le quarantième anniversaire de son célèbre rapport (surnommé «Halte à la croissance?») , dit aussi Rapport Meadows, du nom de son principal rédacteur. Ce rapport avait été présenté au public le 1er mars 1972, à partir d’une commande faite par le même Club de Rome (créé en 1968) au Massachusetts Institute of Technology (MIT) en 1970.

Cette célébration a donné lieu à un symposium le 1er mars 2012, dont les conclusions sont présentées sur le site du Club de Rome. Dans le même temps, un des organisme en charge du rapport, le Smithsonian Institution, rend public une version actualisée pour 2012 du rapport de 1972. Le point essentiel, que tous les gouvernements, que toutes les entreprises, tout les média auraient du noter, est que le rapport de 2012 confirme celui de 1972.

Le désastre n'est donc plus loin de nous, mais tout proche. 2020 est d'ailleurs considéré par certains experts comme une date plus probable. Rien ne sera fait Sources. La croissance ne reviendra pas. Depuis vingt ans, les économies développées n'ont quasiment pas connu de croissance sans trucage. Le Japon et l'Allemagne, malgré leurs exportations incroyables, stagnent en tendance moyenne. L'Espagne et le Royaume-Uni ont été aidés par une fièvre de construction immobilière qui les a menés aujourd'hui au bord du gouffre, et les États-Unis ont en plus recouru à deux guerres en quelques années pour soutenir activité et emploi. Même la France, en y réfléchissant bien, a connu de la croissance au début des années 2000 grâce à la bulle des nouvelles technologies.

La croissance des Trente Glorieuses est morte, il faut l'accepter. Ni l'État, ni les entreprises ne la ressusciteront. La croyance en la croissance est une impasse intellectuelle et sociale. Une croissance négative n'est pas nécessairement synonyme d'appauvrissement. Ce n'est pas en invoquant la croissance que nous sortirons de l'impasse, mais en acceptant nos limites et en affrontant nos démons. La troisième révolution industrielle de Rifkin et le poulet de Bresse de Montebourg. Alors, notre ministre du Redressement productif est-il si sûr que les thèses de Rifkin puissent être adaptées à notre pays ? Il n'a échappé à personne que l'auteur de "La troisième révolution industrielle" formule régulièrement dans la presse des critiques sur le fonctionnement politique et économique de la France.

Pour ceux qui ont lu ce livre, il est évident que l'essayiste américain a une dent contre la France et sa politique énergétique. Sinon, comment Monaco et son Prince Albert ont pu bénéficier d'un chapitre et son géant voisin, aucune ligne ? Le premier souvenir est celui de la réponse à Sarkozy lorsqu’au lendemain de Fukushima, ce dernier a défendu une indépendance énergétique de la France qui passe par le nucléaire. Rifkin s'étonnait que l'on puisse défendre une énergie qui ne procure que 6 % de la consommation mondiale.

Pourtant, la semaine dernière on pouvait écouter Jeremy Rifkin, à Alpbach dans les montagnes du Tyrol en Autriche. (*) "La troisième révolution industrielle. Europe’s Necessary Union. BRUSSELS –Reform and consolidation measures are being implemented across the EU. Joint financial backstops have been put in place. And the European Central Bank has consistently shown that it will stand by the euro. Yet experts and partners often underestimate our determination. All of the steps taken so far have resulted in more European integration, not less. It is true that sometimes decision-making in our democratic system takes time. But do not misjudge us: the negotiations are about the arrangements, not about the final outcome. The additional measures that Europe needs must be firmly rooted in a commitment to deeper integration.

That is why we must complete the unfinished business of economic and monetary union – and why the European Commission has long argued for the creation of a banking union as an indispensable step toward that goal. The crisis has starkly revealed the insufficiencies of existing banking supervision. Moreover, it is the start of something much bigger. Quelle sera la prochaine stratégie industrielle pour relever les défis du XXIe siècle ? | Jean Pierre Dubé Conseil inc. | Excellence opérationnelle & Développement durable.

Depuis les débuts de la révolution industrielle au 19e siècle, la productivité des ressources humaines a fortement augmentée. Toutefois, peu a été fait pour augmenter la productivité des ressources matérielles. L’épuisement des ressources de la Terre forcera les industriels et les manufacturiers à adopter une nouvelle stratégie. Ce billet présente les principales stratégies industrielles utilisées depuis plus de 200 ans. Ce retour dans le passé permet de tracer les caractéristiques de la stratégie industrielle que vous devriez mettre en œuvre dès maintenant. 19e siècle – Production artisanale C’est le passage d’une société à dominante agricole et artisanale à une société commerciale et industrielle.

L’offre de nouveaux produits se développe lentement.Les produits sont fabriqués sur mesure selon les besoins des clients.La production est unitaire, non répétitive et sur demande (flux tiré).Les employés sont des artisans. 1900 à 1975 – Production de masse 1975 à 1990 – Toyota Production System.