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Lettres - histoire LP

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Philippe Maurel : Vers une écriture visuelle d’appropriation ? Et si l’enseignement du français se faisait un peu plus visuel ?

Philippe Maurel : Vers une écriture visuelle d’appropriation ?

Et s’il se faisait davantage école du regard et de l’imaginaire ? Philippe Maurel est professeur de lettres à Montreuil au lycée Eugénie Cotton, lycée des métiers de la création graphique et numérique. Il invite régulièrement ses élèves à la créativité, par exemple à une actualisation du Décaméron de Boccace, d’une époque et d’une épidémie à l’autre. Il propose aussi de fort belles écritures visuelles d’appropriation : ballades enluminées, réalisations plastiques inspirées d’Apollinaire, affiches pour une pièce de Musset, jeu de cartes autour d’un roman de Laclos … Exemple d’adaptation interdisciplinaire au contexte, le travail mené ouvre des horizons pour tous : lire, c’est aussi visualiser ; étudier une œuvre, c’est la reconfigurer pour mieux l’appréhender ; « l’acte interprétatif lui-même doit être, si on veut que les élèves s’en emparent, un exercice sensible pour eux ».

Propos recueillis par Jean-Michel Le Baut. Lettres, Histoire et Géographie en Lycée Professionnel, Académie de Nancy-Metz. CAP / RÊVER, IMAGINER, CRÉER : “Les héros verts des Nouvelles re-vertes“ Élaborée par Aurélie MARTEL et Armelle CHARREYRE, cette proposition est consacrée à l’anthologie des Nouvelles re-vertes.

Elle s’inscrit dans le nouveau programme de cycle CAP (notamment “Rêver, imaginer créer”) et prend appui sur des travaux réalisés par les professeurs ayant participé au stage du PAF 2017-18 «Partager des histoires en CAP & 3PP», reconduit en 2018-19 . SECONDE BAC PRO / DIRE ET SE FAIRE ENTENDRE : LA PAROLE, LE THÉÂTRE, L’ÉLOQUENCE – “Ma parole : un pouvoir pour convaincre” Proposition de séquence-Groupement de Textes et pistes de travail autour de l’objet d’étude de Seconde BAC PRO “Dire et se faire entendre” élaborées par Michelle PAULFIETTE, Maryline CLEMENT et Julien GELLY. SECONDE BAC PRO / DEVENIR SOI : ÉCRITURES AUTOBIOGRAPHIQUES – “Les lieux de ma vie” Moyennant des aménagements, ces propositions peuvent être mises en œuvre en classe de CAP. Problématiser sa lecture d’une autobiographie. Le cours de Lettres, lieu privilégié d’exercice de la parole, a pour objet de permettre de co-construire les notions, les lectures, les interprétations.

Problématiser sa lecture d’une autobiographie

Pour autant, dans le cadre d’une heure de cours, comment permettre au plus grand nombre des élèves d’une classe d’exprimer leurs représentations, et à l’enseignant d’en prendre connaissance de manière efficace ? Le modèle du cours dialogué présente dans ce domaine des limites : temporelles liées aux difficultés de certains élèves pour lesquels prendre la parole en public est un exercice auquel il est douloureux de se livrer. Aussi nous sommes-nous proposé, dans le cadre d’un chapitre consacré à l’autobiographie, d’expérimenter ce que l’utilisation d’un réseau social pouvait apporter. Nous avons, quant à nous, utilisé le réseau social seesaw installé dans l’ENT de l’établissement. Introduire une réflexion sur l’autobiographie Utiliser seesaw Séance d’ouverture En ouverture de chapitre la première comporte la rédaction elle-même, Clément Bouchereau : Travailler sur la Shoah en lycée professionnel. "Derrière la question de la Shoah, il y a celle posée à l'élève sur sa place dans l'histoire de l'humanité".

Clément Bouchereau : Travailler sur la Shoah en lycée professionnel

Professeur de lettres histoire-géo au lycée Louis Jouvet de Taverny (95), Clément Bouchereau a fait de la Shoah un point central de ses cours sur les trois années du bac pro. Il explique cela très bien dans un excellent numéro d'Interlignes, la revue académique des PLP de Versailles. Nous avons voulu aller plus loin avec lui.

Oui on peut enseigner la Shoah en lycée professionnel. Oui on doit le faire. Dans l'article que vous avez donné à Interlignes, vous insistez sur le fait que l'enseignant doit approfondir ses connaissances avant d'enseigner la Shoah. Il restera toujours un sentiment chez les enseignants l'idée que ce cours sur la Shoah est différent, plus solennel. Vous évoquez cette montée de l'antisémitisme. J'essaie de porter en classe une connaissance factuelle. Il y a quand même toujours la question de rendre un événement comme la Shoah intelligible. Pour moi, oui.

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