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Vague de froid : une nuit avec le SAMU social. Chaque nuit, la maraude sillonne les rues de Paris à la rencontre des sans-abri signalés sur la plate-forme d’appel d’urgence.

Vague de froid : une nuit avec le SAMU social

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Cécile Bouanchaud Des hommes et des femmes en gilets bleus déambulent dans le vaste hangar du SAMU social d’Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne). Il est 20 heures. La nuit est tombée depuis plus de deux heures, et avec elle, les températures, déjà négatives en cette journée glaciale du mercredi 18 janvier. Pour la vingtaine de salariés du « 115 », la journée de travail commence. . « Ce soir, il y a urgence, nous avons déjà une centaine de signalements à traiter », informe Stéphane Delaunay, responsable de la communication du SAMU social, qui précise qu’« en temps normal », il y en a en moyenne une vingtaine. Exclusion : une notion fourre-tout. « Exclusion sociale » : l'expression est à la mode, mais elle demeure excessivement floue.

Exclusion : une notion fourre-tout

Plusieurs sociologues ont pourtant su proposer des pistes pour décrire plus finement les mécanismes de la relégation sociale. « L’exclusion, voilà l’ennemi ! » Si Gambetta avait vécu à notre époque, telle aurait peut-être été son exclamation, tant la « lutte » contre ce fléau est devenue un impératif de la société française contemporaine. Pourtant, si elle est abondamment convoquée, cette catégorie des « exclus » n’est que rarement définie et recouvre des situations très diverses : le chômeur de longue durée, la « galère » de certains jeunes habitant dans un quartier populaire, les personnes âgées isolées ou encore, bien évidemment, les sans domicile fixe. Leur point commun semble néanmoins de cumuler des handicaps sociaux qui ne se limitent pas à la seule pauvreté monétaire. En France, la « pauvrophobie » se renforce et s’exprime au grand jour.

Les incendies volontaires contre des centres d’accueil ou la baisse de subventions aux associations trahissent un rejet grandissant du pauvre et du migrant.

En France, la « pauvrophobie » se renforce et s’exprime au grand jour

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Isabelle Rey-Lefebvre Le mot a été officiellement retenu par ATD Quart Monde, après un sondage auprès de ses militants, et lancé le 17 octobre à l’occasion de la Journée mondiale du refus de la misère : la « pauvrophobie », ou rejet du pauvre. Le phénomène n’est pas nouveau, mais il s’installe dans la société française et se manifeste de plus en plus visiblement dans le comportement des riverains, des collectivités locales, des administrations. Un sentiment mêlé de submersion et de découragement, face à un problème jamais réglé, se répand chez les travailleurs sociaux et dans la société. Discours culpabilisant « On sent un vent mauvais, un effritement des valeurs d’hospitalité et de solidarité », témoigne Florent Guéguen, délégué général de la Fédération nationale...

Femmes SDF : les invisibles. « Brigitte est là, comme d’habitude.

Femmes SDF : les invisibles

Elle s’installe pour la nuit. » Deux soirs par semaine, les maraudeurs de la Croix-Rouge de Marseille passent voir cette femme sans domicile, âgée de 59 ans. Elle vient tout juste d’étaler sous un porche les cartons et le sac de couchage qu’une voisine garde chez elle durant la journée. « Avant, je dormais un peu plus loin, précise-t-elle. Mais je me suis fait voler ma valise. Et une autre femme s’est fait tabasser. Trois mesures pour... en finir avec la pauvreté. Entre le 22 décembre et le 4 janvier, AlterEcoPlus vous propose une série intitulée « Des idées pour sortir de la crise » : nous donnerons chaque jour la parole à des experts, des chercheurs et des responsables politiques, afin que chacun propose des solutions pour sortir de la crise, dans son champ d’intervention ou de spécialité.

Trois mesures pour... en finir avec la pauvreté

Qui sont les sans-domicile. 143 000 personnes sont sans domicile en 2012 en France, soit une augmentation de plus de 50 % en onze ans.

Qui sont les sans-domicile

C’est le triste constat dressé par l’enquête Sans-Domicile 2012 de l’Insee, la seconde étude nationale menée auprès d’une catégorie d’individus trop souvent invisibles. Qui sont les sans-domicile. 143 000 personnes sont sans domicile en 2012 en France, soit une augmentation de plus de 50 % en onze ans.

Qui sont les sans-domicile

C’est le triste constat dressé par l’enquête Sans-Domicile 2012 de l’Insee, la seconde étude nationale menée auprès d’une catégorie d’individus trop souvent invisibles. La précédente étude de ce type datait de 2001. Ces chiffres ne sont pas nouveaux, mais le dernier numéro de la revue Economie et statistique les exploite plus en détail, et dresse un portrait plus précis de ces personnes qui vivent en marge de la société. L’enquête de l’Insee s’intéresse plus précisément aux sans-domicile présents dans les agglomérations d’au moins 20 000 habitants. Soit 80 000 adultes au total, accompagnés de 30 000 enfants. « Ces personnes, privées de logement personnel, peuvent dormir dans un lieu non prévu pour l’habitation (rue, jardin public, gare) ou bien être hébergées en urgence ou pour une durée plus longue par une association », précise l’Insee.