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Veille Comédie Française

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Emploi (théâtre) Un emploi au théâtre est « l'ensemble des rôles d'une même catégorie requérant, du point de vue de l'apparence physique, de la voix, du tempérament, de la sensibilité, des caractéristiques analogues et donc susceptibles d'être joués par un même acteur[1] ». Patrice Pavis voit l'emploi, « synthèse de traits physiques, moraux, intellectuels et sociaux », comme une « notion intermédiaire et bâtarde entre le personnage et le comédien qui l'incarne[2] ». De même qu'un vieillard ne saurait jouer les amoureuses et qu'une jeune fille ne saurait jouer les pères nobles, de même certains acteurs, nés pour le registre comique, seraient dans l'impossibilité de remplir un rôle sérieux, et vice versa. Il a donc bien fallu, pour établir la part de chacun avec autant de précision qu'il est possible de le faire en pareille matière, former des séries de rôles analogues et constituer ce qu'on appelle des emplois.

À titre d'exemple, la troupe de Nantes de 1829 était composée, entre autres, de : Exemples : L'acteur de théâtre : fragilité et responsabilité. En place d'un conflit opposant un chœur, porteur de la parole publique, à un individu, extrait de ce chœur et chargé d'une parole singulière et privée. Cet individu, devenu sujet, mettant en acte une parole porteuse de responsabilité, n'est autre que l'acteur. Ce conflit du publique et du privé, dans le contexte de la vie religieuse grecque, renvoie à l'opposition de deux ordres : celui des Olympiens et celui de Dionysos. Ce dernier, en offrant le théâtre au hommes, comme Prométhée le fit avec le feu, rompait avec l'interdit.

Face à la loi olympienne définie comme loi écrite de la Cité, il dressait une autre loi, celle-ci déterminée comme non écrite, porteuse d'une expression de l'humain révélatrice de sa fragilité et dont l'acteur devenait l'incarnation responsable. Responsable, comme répondant à la sollicitation dionysiaque, et responsable, comme coupable aux yeux de la loi de la Cité, puisque assumant le franchissement de l'interdit. D'expérience il s'agit bien. L'acteur oriental. Par-delà sa diversité, le théâtre oriental révèle un « modèle » d’acteur encore lié au sacré, porteur de signes et héritier d’une tradition, qui fascine souvent l’Occident. Les formes empruntées par les spectacles en Orient sont multiples et variées : kathakali en Inde, opéra chinois, nô ou kabuki au Japon, théâtre balinais, etc.

Pourtant, si l’on accepte provisoirement de sacrifier les spécificités et les différences, il est possible de dégager des constantes par lesquelles l’acteur oriental s’oppose à son double occidental : tous deux semblent formés pour des pratiques opposées et, en règle générale, leur art s’exerce dans des directions divergentes.

L’inscription dans une tradition Les « théâtres de l’Orient » ont presque tous été rattachés, à l’origine, à des rituels et maintiennent cette dimension sacrée : théâtres qui s’adressent à des dieux et exigent une parfaite maîtrise du langage physique afin que la communication s’accomplisse dans les meilleures conditions. Georges BANU. Culture populaire et politique culturelle en France : un rendez-vous manqué ? – Politiques de la culture. Par Philippe Poirrier,Professeur d’histoire contemporaine, Université de Bourgogne Comment la politique culturelle en France a-t-elle pris en compte la question de la « culture populaire » ?

Par-delà l’ambivalence de cette notion, la configuration française nous semble pouvoir se caractériser sous le signe du rendez-vous manqué. La structuration des politiques publiques de la culture en France s’est réalisée, à partir de la Ve République et la création d’un ministère des Affaires culturelles, contre les paradigmes de l’Éducation populaire. Une politique de l’offre, fondée sur les avant-gardes esthétiques et la volonté de démocratiser la culture savante, a contribué à marginaliser la prise en compte de la « culture populaire », à l’heure de la montée en puissance de la « culture de masse ». Le « populaire », absent des politiques publiques, était l’objet de recherches des sociologues, des historiens et des ethnologues. 1—Le modèle français de politique culturelle À la diversité culturelle. Politique culturelle francaise. Les politiques culturelles : évolution et enjeux actuels.

Comment Eric Ruf est arrivé à la tête de la Comédie Française. Eric Ruf, nommé mercredi en Conseil des ministres, tenait la corde avec le directeur du théâtre de la Colline Stéphane Braunschweig depuis quelques semaines. Les deux hommes ont été reçus personnellement par François Hollande. Le dossier de l'autre candidat de poids, le directeur du TNP Villeurbanne Christian Schiaretti, se serait "perdu" entre le ministère de la Culture et l'Elysée, au grand dam de l'intéressé. Eric Ruf est proche de Denis Podalydès, figure de la Comédie-Française, qui a soutenu François Hollande lors de la campagne présidentielle. Le chef de l'Etat a imposé son choix face au candidat défendu par sa ministre de la Culture Aurélie Filippetti. Cette dernière avait sollicité Stéphane Braunschweig, estimant qu'un outsider aurait fait entrer un peu d'air dans la maison, après les tensions qui ont marqué la fin du mandat de Muriel Mayette-Holtz, elle-même issue du sérail.

Multi-talents, Eric Ruf veut "défendre un théâtre populaire" Le sort de Muriel Mayette reste incertain. Eric Ruf - France Culture. Le portrait de la semaine : Eric Ruf, chef de troupe - Le Parisien. Aux alentours de 22 heures, mercredi, un frisson va parcourir la cour d'honneur du palais des Papes : pour la première fois depuis vingt-trois ans, la troupe de la Comédie-Française foulera les planches sacrées du Festival d'Avignon. Elle y jouera « les Damnés », de Visconti, clin d'oeil ironique à ses deux décennies de bannissement. Un seul regret : Eric Ruf, l'un des plus beaux acteurs de la maison, ne sera pas sur scène. C'est pourtant grâce à lui que les héritiers de Molière vont retrouver leur place dans la capitale du théâtre. On comprend qu'Olivier Py, le directeur d'Avignon, n'ait pas résisté aux yeux clairs, à la voix douce et à l'élégante silhouette du nouvel administrateur de la Comédie-Française. Une révolution de velours pour le Français, l'un des surnoms de l'institution, qui avait tendance à se contenter des pièces du répertoire et à travailler en circuit fermé. « J'essaie de faire des mariages fertiles, explique l'artiste-patron de 47 ans.

Son dernier coup de coeur ? “Je n’ai pas un physique de perdant” : Eric Ruf, patron de la Comédie-Française. Édito. On croit souvent que la troupe de la Comédie-Française, dont les comédiens sont pour la plupart issus des plus grandes écoles de théâtre, serait avant tout spécialiste de l'interprétation du répertoire classique. De là l'impression malheureuse qu'elle devrait s’y cantonner, n’étant pas taillée pour des routes plus buissonnières ou contemporaines. C’est mal connaître l’histoire de cette Maison qui a suivi et provoqué nombre de révolutions esthétiques et littéraires.

Il n’existe pas d’acteurs classiques que la formation et l’appétence pour la stylistique opposeraient à des acteurs contemporains, supposés plus libres ou polyvalents. Non. Il n’y a que de grands acteurs. Des acteurs justement capables de passer d'un répertoire à un autre, de mettre dans les oeuvres classiques ce qu’il faut de rapport au présent et dans le théâtre contemporain la rigueur indispensable aux grands spectacles.Il y a la Troupe. Éric Ruf. 14 theatres nationaux RPA2016 Tome 1. En scènes : le spectacle vivant en vidéo - Parcours - Les politiques culturelles de l'après-guerre à aujourd'hui : la décentralisation remise en cause.

Parcours thématique Sidonie Han Introduction La décentralisation théâtrale fut une des politiques culturelles les plus importantes en France. Mise en place à la fin de la Seconde Guerre mondiale, elle a entièrement redessiné le paysage culturel français, et les installations qui existent aujourd'hui sur tout le territoire en témoignent. Mais l'idée de la décentralisation avait déjà germé au début du XXe siècle, bien avant que l'Etat n'accompagne le projet.

Plusieurs initiatives ont vu le jour dans l'entre-deux-guerres, avant d'être arrêtées pour des raisons financières ou historiques. Elles montrent que le souci d'élargir le public du théâtre au-delà de Paris, et au-delà de certaines classes sociales aisées, était présent bien avant que l'Etat n'accepte d'engager une politique culturelle à proprement parler. Quelques expériences de décentralisation avant l'heure : 1911-1945 1946 : une politique de décentralisation théâtrale Il est dirigé par Roland Pietri lors de la première saison. Pour Eric Ruf, la Comédie-Française, c’est la France ! | Lets Go France. Fondée en 1680, elle abrite la plus vieille troupe de théâtre du monde – et la seule en France - et occupe une place à part dans le paysage culturel français. La « maison de Molière » ne se contente pas d’être la gardienne du répertoire classique : elle innove en permanence, accueille de nouveaux auteurs, invite des metteurs en scène étrangers, etc.

Rencontre avec Eric Ruf, l’administrateur général de la Comédie-Française, qui nous en dit plus sur cette vénérable institution tricentenaire pleine de vie et qui regarde beaucoup plus vers l’avenir que dans le rétroviseur. Que représente pour vous la Comédie-Française ? Par-dessus tout, la France ! Je vois d’ailleurs une belle proximité, une confusion sémantique pleine de sens, entre la Comédie-Française et l’Académie Française. A la Comédie-Française, il y a des gens qui s’occupent de la mémoire, de l’activation de la mémoire ; ils le font de manière organisée, professionnelle, mais aussi avec beaucoup de passion. Tout au contraire ! Le rôle social de l’inutile, par Evelyne Pieiller (Le Monde diplomatique, avril 2010) En nos temps préoccupants où la rentabilité, soyeusement doublée de fervents appels à la solidarité, cherche à se substituer à la fonction sociale, y compris dans les arts, comme justification unique de l’entreprise humaine, il est assez captivant d’effectuer un retour sur l’histoire.

On y découvre comment, à des époques différentes, se sont menés des combats portés par d’autres valeurs, aujourd’hui quelque peu attaquées au nom du réalisme cher au bon sens le plus étroitement comptable. Il y a même là, sans doute, une véritable nécessité car, faute de connaître les conditions, les enjeux et les contradictions liés à l’élaboration de ce qui fut, naguère, considéré comme indispensable à l’embellissement de tous, et qui semble relever aujourd’hui d’un luxe impossible, il est à craindre que le dynamique discours libéral ne finisse par imposer ses critères.

C’est une vision de l’homme qui s’affirme ainsi. De l’homme qui a droit au loisir, au savoir et à... l’inutile de l’imaginaire. Historique des politiques culturelles. Au Théâtre La sortie au spectacle. Théâtre. Au sens figuré, « théâtre » désigne un lieu où se déroule une action importante (par exemple, un théâtre d'opérations militaires).

Il s'agit de spectacles dans lesquels des comédiens, mis dans les circonstances et les situations créées par un texte et la vision d'un metteur en scène/réalisateur, incarnent des personnages pour un regard extérieur (le public), dans un temps et un espace limités. Les dialogues écrits sont appelés pièces de théâtre, mais il peut y avoir également du théâtre sans texte écrit ou même sans aucune parole. Il existe aussi des œuvres de théâtre musical, le genre étant particulièrement représenté dans les célèbres quartiers de Broadway aux États-Unis ou du West End à Londres, mais aussi de plus en plus autour des Grands boulevards à Paris[4]. Histoire L'acteur, exclusivement masculin, porte aussi des vêtements aux rembourrages voyants et cloturaux ainsi qu'une coiffure très haute, censés évoquer le gigantisme des dieux et des héros qu'il incarne. Les genres Scène. Rite. La mise en forme de cet article est à améliorer(août 2018).

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Nature[modifier | modifier le code] Le rite est un cérémonial. La liturgie est la désignation de l'ensemble des rites qui ont été approuvés par les autorités ecclésiastiques catholiques concernant la messe et les divers offices. Formes[modifier | modifier le code] - K. Histoire du théâtre. Théâtre national (France) Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Cet article concerne statut juridique français. Pour les autres théâtres nationaux, voir Théâtre national. Théâtre national est un statut juridique donné en France à une institution théâtrale. L'association de représentation des établissements nationaux entrepreneurs de spectacles (ARENES) regroupe la plupart d'entre eux. Ce statut est à différencier de celui de Centre dramatique national : bien que certains utilisent ces termes dans leur dénomination (Théâtre national populaire, Théâtre national de Marseille, de Bordeaux, de Toulouse, de Nice, de Bretagne, etc.), ce sont bien des CDN.

Subventionnés à hauteur de 71.7 millions d'euros en 2009/2010, les cinq théâtres nationaux ont accueilli 1 404 représentations et 716 385 spectateurs (dont 86 923 entrées gratuites) en 2009-2010[2] (soit l'équivalent d'une subvention de 100 euros par spectateur). Histoire du théâtre. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Le Départ des comédiens italiens en 1697, gravure de L. Jacob d'après Watteau. Antiquité[modifier | modifier le code] Ensuite, le théâtre latin se tourne davantage vers la farce et le mime. Théâtre au Moyen Âge[modifier | modifier le code] La pratique du théâtre semble inconnue du Haut Moyen Âge : si les œuvres dramatiques de Térence ou de Sénèque ne sont pas totalement oubliées, elles sont envisagées indépendamment de toute pratique scénique, à tel point que dans ses Étymologies, Isidore de Séville (vers 570-636) commet un contresens sur ce que devait être le théâtre antique : il pensait que le texte et le jeu étaient dissociés, qu'un récitant prenait en charge l'ensemble des répliques de la pièce tandis que d'autres intervenants se contentaient de mimer les actions[2].

Les mystères sont joués dans le cadre de fêtes liées au calendrier liturgique. La Renaissance[modifier | modifier le code] Le XVIIe siècle[modifier | modifier le code] Théâtre national populaire. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Pour les articles homonymes, voir TNP. Période Firmin Gémier (1920-1933)[modifier | modifier le code] À sa fondation, le TNP est situé dans le palais du Trocadéro, à Paris.

Il est chargé de monter des spectacles et des représentation de scène visant un public populaire. En 1945 l'aventure du TNP s'arrête, et l'ONU s'installe dans ses locaux quelque temps après. Période Jean Vilar (1951-1963)[modifier | modifier le code] Dans le même temps, il engage comme directeur de la musique le jeune compositeur Maurice Jarre, lequel compose les partitions de 36 pièces de théâtre, dont la fameuse fanfare de Lorenzaccio. Il s'agit d'un des premiers théâtres possédant une stratégie de développement propre.

D'octobre 1959 à mai 1961, le Théâtre Récamier est la seconde salle du TNP. Période Georges Wilson (1963-1972)[modifier | modifier le code] En 1963, Georges Wilson succède à Vilar et crée une seconde salle vouée aux auteurs contemporains. Octave Mirbeau au Figaro en 1882 : «Le comédien est un être inférieur» Il était une fois la Comédie Française.