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France depuis 1946

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Innovons, simplifions. La fabrique des espaces politiques régionaux : retour sur une France différenciée. Dossier : Réforme territoriale : un état des lieux À l’échelle de l’histoire administrative française, les régions sont des institutions récentes.

La fabrique des espaces politiques régionaux : retour sur une France différenciée

Les premières élections régionales n’ont eu lieu qu’en 1986, il y a moins de trente ans. Réforme territoriale : un état des lieux. ▼ Voir le sommaire du dossier ▼ L’adoption des lois de décentralisation dites Defferre, au début des années 1980, marque un tournant dans l’histoire des municipalités, des départements et des régions françaises.

Réforme territoriale : un état des lieux

Cet événement est souvent associé au premier âge de la décentralisation, même si, en réalité, l’histoire des collectivités territoriales s’inscrit dans un long mouvement de reconnaissance du pouvoir local insufflé sous la Révolution française. La « révolution des mairies », chère à l’essayiste Daniel Halévy, remonte en effet au XIXe siècle, et la « République des communes », célébrée en grande pompe en 1889, 1900 et 1934, s’est affermie sous la Troisième République [1].

En France, les libertés locales seraient si « chéries » que l’on n’oserait en aucune manière s’en priver. Elles ont donné lieu à une sédimentation d’entités administratives et politiques, le fameux « millefeuille français » si souvent critiqué. Au sommaire de ce dossier : La décentralisation : retour sur deux siècles de réformes. Dossier : Réforme territoriale : un état des lieux Il est aujourd’hui courant de considérer les réformes du début des années 1980 comme l’avènement de la décentralisation en France.

La décentralisation : retour sur deux siècles de réformes

L’idée d’un « Acte I » de la décentralisation, dont la loi du 2 mars 1982 forme le texte fondateur, est née a posteriori avec l’évocation de l’« Acte II » de la décentralisation inauguré par la loi constitutionnelle du 28 mars 2003. L’État, la décentralisation et la crise économique : concilier l’inconciliable. Dossier : Réforme territoriale : un état des lieux La crise économique actuelle n’est pas la première, elle n’est pas la plus grave que les États aient eu à affronter dans l’histoire, mais elle est sans doute l’une des plus pernicieuse.

L’État, la décentralisation et la crise économique : concilier l’inconciliable

En effet, plus que les autres, elle met en cause l’État pour ce qu’il fait ou ce qu’il ne fait pas et plus encore pour ce qu’il est. Malgré son regain d’influence illustré par le soutien apporté aux banques à partir de 2008, c’est l’impuissance de l’État qui est postulée. L’enjeu est donc de taille pour la sphère publique : surmonter la crise tout en justifiant sa propre pertinence. L’expérience des années précédentes laisse à penser que si l’État est contesté, c’est le niveau local qui sera plébiscité, mais les collectivités territoriales sont, elles aussi, touchées par une double crise, financière et de légitimité. Acte I : la décentralisation initiée face à la crise économique Acte II : une autonomie financière très ambiguë. En français dans le texte, John Oliver appelle la France à ne pas “fucked oup” La « civic tech » veut favoriser la participation des citoyens. Souvent lancées par des entrepreneurs français passionnés par la vie publique, les initiatives se multiplient pour proposer aux municipalités de renforcer le dialogue avec leurs habitants.

La « civic tech » veut favoriser la participation des citoyens

LE MONDE ECONOMIE | • Mis à jour le | Par Claire Legros Leur nom est à lui seul tout un programme : Nova Ideo, Democracy OS ou Fluicity… Souvent lancées par des entrepreneurs français passionnés par la vie publique, ces plates-formes ont pour ambition de « renouveler la démocratie » quand elles ne proposent pas carrément d’« ubériser la vie politique ». Elles s’inscrivent dans le vaste mouvement de la civic tech, en effervescence partout dans le monde, qui veut mettre les outils numériques au service d’une participation plus large des citoyens à la vie publique.

Lire aussi : Les nouvelles ambitions de la « Civic Tech » française Au carrefour de l’innovation et du service public, les entreprises de la civic techfrançaise testent les modèles économiques face à leurs concurrentes anglo-saxonnes. La VIe République : un contresens historique. Jean-Luc Mélenchon organise samedi prochain une grande marche vers la VIe République.

La VIe République : un contresens historique

Nul doute que son incomparable talent d’orateur, sa perpétuelle fureur sacrée et la colère que lui inspire l’enlisement de sa campagne attireront les foules. Il trouvera à coup sûr des accents épiques pour accabler la monarchie gaullienne et des formules lyriques pour en appeler à une Assemblée constituante chargée d’élaborer une nouvelle Constitution. De son côté, Benoît Hamon préconise, lui aussi, une VIe République, avec notamment un étrange 49.3 citoyen, qui permettrait à 450 000 pétitionnaires d’empêcher la mise en place d’un texte législatif régulièrement voté. Quant à Marine Le Pen, outre l’instauration de la représentation proportionnelle que préconisent également Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon, elle proclame son intention d’utiliser l’arme du référendum pour forcer le destin sur les sujets cruciaux et d’en proposer l’initiative aux citoyens eux-mêmes. Alain Duhamel.