background preloader

Bouffe

Facebook Twitter

Pastelli. Les amoureux de plaisirs glacés avaient longtemps regretté la fermeture de la boutique de Mary Quarta située rue Charles-François-Dupuy. Ils pourront enfin se réjouir car elle a une nouvelle adresse dans le Marais. On se souvient qu’elle avait ouvert sa première échoppe en 2009, juste après avoir remporté le prestigieux Cône d’or au concours de la meilleure glace à Milan pour son parfum au café. Attachée à la qualité de ses produits, Mary fabrique sur place tous ses délices, naturellement et à l’ancienne. Ils ne contiennent que du lait, de la crème et des fruits frais bio. Parmi la douzaine de parfums, on se délectera du café, mais aussi d’une « orgasmique » noisette ou d’un chocolat extra noir 100 %.

Les plus audacieux goûteront les formidables glaces à l’avocat ou au sésame noir. La liste des résultats. Louie Louie. Maloka. Seize couverts et un menu imposé permettent de découvrir la réinterprétation de la cuisine brésilienne par Raphaël Rego, chef marqué par son passage chez Robuchon et Taillevent. Pas de feijoada (bien que la farofa, farine de manioc grillé, soit ici saupoudrée sur du bœuf) ni de moqueca de poisson, mais des variations autour de saveurs de là-bas mises en valeur gastronomiquement. Après des pães de queijo (gougères au tapioca) rehaussés de menthe, les plats s’enchaînent : saumon fumé au quinoa noir et fruits de la passion, gâteau fondant de manioc confit dans le beurre, bœuf de Galice confit sur riz noir, avec coco et piment, sorbet à l’açaï, banane, ananas et cacao. Une cuisine savoureuse et relevée, les notes pimentées étant servies à part, judicieusement accompagnée de vins du monde (Afrique du Sud, Portugal, Argentine), à même de souligner l’ensoleillement des plats.

Une table à faire en amoureux. Izumi. « Désolé, pas de brochettes ici ! » : le pauvre serveur de ce discret restaurant japonais a éconduit ainsi plus de trois tablées le temps de mon repas. Tant pis pour eux ! La spécialité ici, c’est le poisson cru, en sashimis ou sushis, à un excellent rapport qualité-prix, les sushis de qualité à prix non astronomiques se faisant denrée rare. Si le riz est un peu en dessous de mes exigences (un soupçon sec), la variété de l’assortiment et la qualité des bouchées m’enchantent. Le saumon est soit bio, soit sauvage d’Alaska, et plusieurs poissons sauvages sont tués par ikejime, littéralement « mort vive », technique japonaise préservant goût et texture. Façonnés sous mes yeux et parfaitement dosés en wasabi, les sushis alternent le cru et le cuit (crevette, chinchard), dans un bel équilibre, avec un coup de cœur pour celui à l’unagi, anguille marinée grillée, ici d’une suavité parfaite. Moins y'en a, plus c'est bon.

Ce plat, ça pourrait être une supplice mythologique : moins il en reste dans l'assiette… et meilleur il devient. Le “Ça-Bout Ça-Bout”, c’est un pot-au-feu revisité en mode fondue japonaise* par Yannick Alléno et ses 3 étoiles au Michelin. Pour lui, les ingrédients, c’est une chose : au Terroir Parisien, ils viennent tous d'Ile-de-France. Mais “80 % d’un plat, c’est la sauce”. Et il suffit de goûter son bouillon pour comprendre qu'il ne rigole pas du tout avec ça… 1-Dans l’énorme marmite devant vous, laissez frémir le bouillon à base d’oignons de Bobigny et de carottes des Yvelines. 2-Plongez-y les fines tranches de coeur de Rumsteak avec votre petite passoire en acier. 3-Ajoutez une première fournée de pâtes artisanales aux noix. 4-Répétez l’opération : à chaque fois, le bouillon se densifie et se charge en arômes... pour devenir une véritable tuerie.

L’autre tuerie ? *Shabu-shabu, en japonais. Alfred n'est pas un vendu, il n'a pas perçu un centime pour écrire ce plan. BOL Porridge bar. Le meilleur chirashi de Paris est-il à Oberkampf ? - Sortir. Aï Hsu 16 rue Saint-Sébastien - 75011 Paris Richard-Lenoir - Ligne 5 Deux filles aux manettes, trois tables en bois blond, quatre places au comptoir : ce gracieux havre taïwano-japonais propose peu de plats, mais des bons, cousus main, comme le menu dessiné avec humour. Après une infusion de réglisse, le bol de chirashi préparé avec minutie sous mes yeux arrive telle une offrande devant mes baguettes en forme de crayons. Que les puristes suspendent leurs a priori : ici, le cru mêlé au cuit est sapide, alangui sur un épais lit de riz bio tiède, brillant à souhait.

Campionato italiano della pasta, troisième édition. Par Stefano Palombari Ça y est, la troisième édition du Campionato italiano della pasta, championnat italien des pâtes, va bientôt démarrer. Rendez-vous pour la première rencontre, Latium – Émilie Romagne, le 10 octobre 2015 à 20h30 au restaurant Di Como, restaurant gastronomique italien de la rue du Bac. Le principe reste le même : Le public ne se limite pas à déguster des vrais plats issus de la tradition régionale italienne mais il va décider, par le biais d'un vote, du vainqueur de la soirée. Tel un championnat de foot, les régions italiennes s'affrontent dans des matchs à élimination directe.

A la fin du repas, on proclamera la spécialité gagnante et donc la région qui accédera à la phase suivante. Cependant, pas mal de changements séparent la nouvelle mouture de la précédente. Tout d'abord le lieu. Un grand domaine viticole italien est l'un des sponsors de l'édition 2015-2016. Et ce n'est pas fini. HopBuddy - Craft Beers sur Internet - HopBuddy. Maison de la Chantilly. My food, le restaurant - My South Africa.

My Food, c’est une adresse unique en France. Ambassade de la gastronomie sud-africaine traditionnelle, c’est avant tout un lieu d’accueil, d’échanges et de rencontres pour tous, habitants de Montreuil et d’ailleurs. C’est un peu comme se retrouver dans le salon de Kobus: on s’y sent comme à la maison, mais en Afrique du Sud. On y déguste une nourriture à l’image de la nation arc-en-ciel : métissée, généreuse, séduisante et très expressive, du fameux bobotie (viande de bœuf hachée au curry), plat national sud-africain et préféré de Nelson Mandela jusqu’au plat découverte avec les saucisses boerewoers (saucisses traditionnelles des Boers), le poulet peri-peri, la purée de butternut, le pap chakalala (condiments et légumes traditionnels d’Afrique du Sud). Tout y est préparé maison : bitong (viande séchée de bœuf), droëwors (saucisse de bœuf séchée), saucisses boerewors, et même le pain, dans des portions généreuses.

Venez Bruncher ! © Jan Hendrik. Péniche Playtime. Est-on condamné à mal manger sur la Seine ? Exiguïté des lieux, mal de mer des cuistots ou tangage du service, quelles qu’en soient les raisons, on connaît peu de bonnes adresses dans Paris sur l’eau… Ouf ! Cette péniche sauve enfin la mise en faisant appel aux talents de Franck Baranger, chef du Pantruche et de Caillebotte.

A la carte, une gaillarde brandade de morue, joli œuf poché et persil, me convainc ; suivie d’un filet de mulet noir roulé — un poisson « durable » qu’on aimerait voir plus souvent au menu —, épinards crémés et moules. Le menu du midi à prix mini propose d’affriolants gnocchis de semoule, sauge et speck, relevés d’une astucieuse poudre d’olives noires ; et, surtout, un chou débordant de ganache choco-noisette à la façon d’un paris-brest décontracté. Reste à voir si les cent soixante couverts bien répartis sur plusieurs ponts ne font pas embouteillage en cas d’affluence, mais, ce jour-là, le service souriant et le léger roulis ont emporté mes doutes. East Mamma. Depuis deux mois, sa jolie façade carrelée fait le buzz. Dès le midi (sans résa), on s’agglutine devant l’entrée pour espérer une table en terrasse, et itou le soir. Car cette table italienne ne manque pas d’atouts : un cadre chaleureux qui vient remplacer la salle d'un ancien restaurant corse un peu tristoune, une cuisine ouverte remplie de bons produits, de jolies salles en tables hautes et basses, son four à bois (rare) et sa terrasse.

A cela, on ajoutera un service sympa et des produits sourcés en provenance directe d'Italie, sans intermédiaire. La carte joue d’entrées, de bruschettas, de salades, de pizzas et de pâtes, plus un plat de poisson et de viande. Après m’être régalé d’une bressaola et d’une mozzarella top, je goûte des pâtes délicieuses (saucisse au fenouil, tomates, pecorino, amandes), en attendant ma pizza cuite au feu de bois.

Mes Bocaux : le food truck de Marc Veyrat (restaurant à Paris.