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Revue_presse

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Douze mythes de l’intelligence artificielle. Depuis 2015, la vague de l’intelligence artificielle bat sont plein dans l’écosystème numérique et bien au-delà. C’est même déjà devenu un sujet politique. Nous sommes bombardés d’annonces sensationnelles à répétition et des prospectivistes professionnels nous dépeignent un futur parfois utopique et le plus souvent dystopique à l’image d’une bonne partie de la science fiction.

La réalité d’aujourd’hui sur laquelle ils s’appuient est souvent travestie et exagérée. L’IA est parée de capacités qu’elle n’a pas encore et n’est pas prête d’avoir. On est en pleine construction d’une vision mythique de l’IA, basée sur des mécanismes de propagande de l’innovation que j’avais eu l’occasion de décrire en 2014 dans une série de six articles. Le phénomène est notamment lié à l’appellation même de l’IA, lancée en 1955 par John MacCarthy lorsqu’il proposa la tenue d’un summer camp pour l’été 1956 au collège de Darmouth dans le New Hampshire. Vous entendez aussi les mêmes arguments jusqu’à la lie. Des algorithmes peuvent-ils être éthiques ?

Encore discrets il n’y a que 20 ans, les algorithmes sont désormais devenus des objets du quotidien. Peuplant le monde à nos côtés, l’espace qu’ils occupent et les actions qu’ils y mènent ne sont pas sans susciter des questionnements et des réflexions quant à leur éthique. Cet article a été rédigé par Aurélien Grosdidier, chercheur indépendant fondateur de Latitude77, un espace de réflexion et de prospective à la confluence de l’anthropologie, de la sociologie et de la philosophie appliquées au questionnement technoscientifique et aux enjeux numériques.

Contact: Latitude77, LinkedIn, Twitter. Cet article est également disponible sur Usbek & Rica. Lors de cette exploration, la première difficulté rencontrée est ontologique: les algorithmes sont idéels, l’éthique relève d’une pratique. Ces deux univers se croisent rarement, et s’ils se rencontrent, ce n’est la plupart du temps que lorsqu’ils s’opposent et nous contraignent à devoir réagir. Le contexte d’exécution des TAIs est primordial. Des algorithmes peuvent-ils être éthiques ?