background preloader

Laïcité

Facebook Twitter

Laïcité : que dit la loi de 1905. Les deux premiers articles (sur 44) en résument l’esprit : Article premier - « La République assure la liberté de conscience.

Laïcité : que dit la loi de 1905

Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public » ; Article 2 - « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte ». Regardons ces articles de près : c’est bien « la République » qui affirme son identité laïque, pérennisée jusqu’à aujourd’hui par la Constitution de la Ve République, « laïque » et qui « respecte toutes les croyances ». Assurant la « liberté de conscience » comme le dit en 1905 l’article 1, au sens de liberté pour chacun de choisir sa foi, d’être croyant, agnostique ou athée, la République ne fait pas pour autant de la religion une affaire purement privée mais en garantit l’expression publique, « le libre exercice des cultes ».

Les enfants non religieux sont plus altruistes que ceux élevés dans une famille de croyants. Le Monde | • Mis à jour le | Par Hervé Morin Certains observateurs attentifs de l’actualité des derniers millénaires l’avaient déjà noté : la religion n’est pas toujours un gage de concorde et de fraternité.

Les enfants non religieux sont plus altruistes que ceux élevés dans une famille de croyants

Une étude publiée jeudi 5 novembre dans la revue Current Biology suggère que le mode de transmission des valeurs et des pratiques religieuses d’une génération à l’autre risque de faire perdurer cette situation. Menée dans six pays auprès de 1 170 enfants de cinq à douze ans, elle montre que l’altruisme n’est pas la chose la mieux partagée chez ceux issus de familles pratiquant une religion. Ils présenteraient aussi une prédilection pour l’application de châtiments plus sévères que les rejetons de familles se définissant comme « non religieuses ». L’enquête est financée par une bourse de la Fondation américaine John Templeton. . « La sécularisation du discours moral ne va pas diminuer la bonté humaine – en fait, elle fera tout le contraire » Sont-elles pour autant moins « morales » ? « Oui mais quand même, la religion, c’est mal » Relayer l’information de la énième agression d’une femme voilée, ou les propos haineux tenus sur l’islam par la représentante d’une organisation pseudo-féministe, revient immanquablement à emboucher l’appeau à trolls religiophobes.

« Oui mais quand même, la religion, c’est mal »

Que des femmes soient insultées et tabassées, que le féminisme serve de leurre pour répandre et banaliser le racisme le plus crasse, tout cela, le/la religiophobe s’en moque : dans un pays où médias et politiques, de façon plus ou moins insidieuse, désignent à longueur de temps les musulmans comme la cause de tous les maux de la société, son seul sujet d’anxiété est que son droit à « critiquer la religion » soit garanti. Pour l’exprimer, il usera de subtiles gradations dans la virulence, de la simple protestation à l’éructation scatologique probablement censée traduire la hauteur à laquelle il plane dans l’éther philosophique inaccessible aux benêts qui voient du racisme partout : « Moi, je chie sur toutes les religions. »

La religion, une affaire privée. Parce qu’entre autres régressions intellectuelles, éthiques, politiques, nous assistons depuis les massacres des 7, 8 et 9 janvier au retour en force d’un néo-laïcisme autoritaire, brutal et – disons-le – focalisé sur les musulman-e-s, parce que ce néo-laïcisme subvertit radicalement tout ce que la pensée et la législation laïque ont pu avoir d’émancipateur depuis 1880 et 1905, parce qu’en particulier nous ré-entendons aujourd’hui partout l’absurde rengaine sur la nécessité, prétendument laïque, d’une religion qui reste « une chose intime », « cantonnée dans la sphère privée », il nous a paru utile de republier une brève mais efficace leçon de droit et d’histoire, extraite d’un livre dont le titre, lui aussi, est tristement d’actualité.

La religion, une affaire privée

S’il est un élément de la propagande des « laïcards » qui est rarement contesté, c’est l’idée que la religion appartient au « domaine privé ». Mais comment peuvent-ils maintenir ce principe côte à côte avec celui la religion, « chose privée » ? I. A. Non, déchristianiser les jours fériés n'est pas un «délire» Une lettre ouverte à Marion Maréchal-Le Pen.

Non, déchristianiser les jours fériés n'est pas un «délire»

Paris, le 7 juillet 2015, Madame la députée, Dans un entretien au trimestriel Charles, vous avez déclaré qu’il fallait admettre que la France n’était plus un pays uniquement chrétien. Vous avez cependant ajouté: «Ça ne veut pas dire pour autant que je partage le délire du politologue Thomas Guénolé, qui affirme qu’il faut déchristianiser les fêtes religieuses. Et de préciser: «C’est un régime politique, et il y a des monarchies qui sont plus démocratiques que certaines républiques. Parce que vous me prenez nommément à partie, j’ai souhaité vous répondre. Commençons par les jours fériés. Au sens strict de la loi de 1905 (la vraie), la laïcité est la séparation de l’Etat et des églises.