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Bagnes et Bagnards

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Bagne. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Pour l’article homophone, voir Bagnes. Le bagne est un établissement pénitentiaire de travaux forcés. Toutefois, tous les bagnards ne sont pas condamnés aux travaux forcés. Les bagnes coloniaux français sont abolis en 1938, mais définitivement supprimés en 1945. Bagnard, du bagne de Toulon (Musée du Bagne, Fort Balaguier, Toulon) L'origine du mot « bagne » vient de l’italien bagna, qui était le nom d’anciens « bains publics » à Constantinople, reconvertis en « prison d’esclaves ». En France[modifier | modifier le code] Beaucoup de vocabulaire du bagne et de la prison provient du vocabulaire des galériens.

L'arsenal et le bagne, entreprise économique[modifier | modifier le code] Au XVIIIe et début du XIXe siècle, rattacher le bagne à la Marine conduit à rechercher, réduire les dépenses du fonctionnement du bagne, à en faire au sein de l'arsenal un lieu de construction et de reconstruction des grands voiliers de ligne. Bagne de Poulo Condor.

Bague de Guyane (Cayenne)

Bague Nouvelle Calédonie. Transport de Bagnards. Instruments de recherche sur les bagnes coloniaux aux Archives nationales d’outre-mer. De 1852 à 1953, la France a exilé plus de 100 000 personnes (criminels, délinquants récidivistes ou condamnés politiques) dans ses colonies pénitentiaires, au premier rang desquelles figurent la Guyane et la Nouvelle-Calédonie. Le fonds des bagnes coloniaux, aujourd’hui conservé aux Archives nationales d’outre-mer, constitue une ressource pour la recherche sur ces institutions répressives autant que sur la mémoire des personnes.

Outre les condamnés, la France a envoyé dans les bagnes coloniaux de nombreux opposants politiques du second Empire et les acteurs de plusieurs soulèvements de la deuxième moitié du XIXe siècle (l’insurrection de 1851, la Commune de 1871, les révoltes de 1871 en Algérie et à la Martinique, etc.). Au-delà de chaque personne, se dessine donc une histoire politique et sociale de la France métropolitaine et coloniale du 19e siècle.

Instrument de recherche du fonds de l’administration pénitentiaire coloniale : Ministère de la Justice - archives-judiciaires : Au bagne et en prison Outre-mer. En 2008, le musée national des prisons de Fontainebleau a versé aux archives du ministère de la Justice quinze registres anciens et un carton rassemblant des documents sur le bagne de Guyane, la colonie pénitentiaire de Nouvelle-Calédonie et la prison de Saint-Pierre-et-Miquelon. Après classement et élaboration d'un instrument de recherche, ces archives viennent d'être transférées aux Archives nationales d'outre-mer dont la vocation est d'accueillir les archives de l'histoire coloniale française et de la présence française en Algérie.

L'histoire mouvementée de ces documents explique leur versement tardif dans un service d'archives. Lors du déménagement des administrations de la Guyane entre 1951 et 1969, les archives du bagne de Guyane et de la prison de Saint-Pierre-et-Miquelon ont été entreposées dans les greniers de la maison d'arrêt de Saint-Martin-de-Ré. Ce versement, quoique d'une taille réduite (1,30 ml), se révèle d'une grande richesse pour les historiens. Les archives des bagnes. 1Les établissements pénitentiaires coloniaux étaient administrés par le ministère de la Marine et des Colonies, puis par le ministère des Colonies (1881), en liaison avec les ministères de la Justice et de l’Intérieur. Les archives ont par conséquent été versées aux Archives nationales d’outre-mer avec le fonds du ministère des Colonies. 2Le fonds représente environ 760 ml (5358 articles).

Il concerne presque exclusivement les bagnes de Guyane et de Nouvelle-Calédonie et couvre la période 1852-1953, à l’exception notable d’un registre concernant la déportation en Guyane de condamnés politiques pendant la Révolution française (FR ANOM COL H 762). 3Les archives des bagnes, comme toutes celles des administrations pénitentiaires et répressives, sont remarquables par l’ampleur et la méticulosité des renseignements fournis. 4Un premier versement de 843 articles fut effectué aux Archives nationales en 1928, puis un second en 1947-1948 (2663 articles). Condamnés aux bagnes coloniaux. NOUVEAU : les images des registres matricules sont désormais visibles avec chaque notice de la base, pour la plupart des condamnés (Le registre des matricules, qui récapitule les informations essentielles sur les condamnés, est un document complémentaire au dossier individuel).

De 1852 à 1953, plus de 100000 condamnés ont subi leur peine dans les bagnes coloniaux, principalement ceux de Guyane et de Nouvelle-Calédonie. Sous le terme « bagne », se confondent différents territoires, mais aussi différentes peines. Ainsi cette population pénale compte-t-elle aussi bien des criminels de droit commun (principalement les condamnés aux travaux forcés ou forçats transférés des bagnes portuaires), des criminels ou délinquants multi-récidivistes considérés comme incorrigibles (désignés par les termes de repris de justice, puis relégués), les opposants politiques (désignés après 1871 comme déportés). Bagnes coloniaux.

Base nominative des condamnés écroués il y a plus de 100 ans avec images des registres des matricules pour la plupart des condamnés. Les archives des bagnes coloniaux concernent presque exclusivement les bagnes de Guyane et de Nouvelle-Calédonie, et couvrent essentiellement la période 1852-1953. On trouve également quelques documents concernant les bagnes d'Obock et du Gabon, très peu sur Poulo-Condor et l'Algérie qui ne relevaient pas de la même administration. Ces archives permettent de mener des recherches biographiques et généalogiques, ou d'approfondir des aspects plus généraux de l’histoire des bagnes comme leur fonctionnement (création, organisation, suppression), l'histoire des sites et de la colonisation pénale. Elles ouvrent également des voies de recherche sur les questions politiques (mouvement politiques du Second Empire, Commune de Paris, etc). Les dates importantes Comment effectuer une recherche sur un bagnard ? Fiche « Comment effectuer une recherche sur un bagnard?

Des Bagnards Originaires du Nord-Ouest de la France. Bagnes & Bagnards. Bagne. Bagne. Bagnes.