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Violences obstetricales

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Violences obstétricales : d’abord ne pas nuire. Le terme de “violences obstétricales” s’est imposé dans le débat public depuis près de deux ans.

Violences obstétricales : d’abord ne pas nuire

Il est repris par la presse et employé sur les réseaux sociaux. Le Ciane l’utilise également, militant depuis 2003 contre la maltraitance dans les soins en périnatalité. L’approche du Ciane fait l’objet d’un certain nombre de commentaires qui s’expriment notamment sur les réseaux sociaux : pour clarifier le débat, le Ciane entend expliciter sa position. 1. Dialoguer avec les professionnels de santé Le Ciane a opté pour une attitude de dialogue avec les professionnels de santé dans les instances où il est invité à apporter son expertise. Les tortures du docteur Sims, au service de la gynécologie. Clairement, la gynécologie n’a pas été la discipline la plus importante dans l’histoire de la médecine.

Les tortures du docteur Sims, au service de la gynécologie

En même temps, ça ne concerne que la moitié de la population et il fait bien sombre dans le vagin d’une femme. Durant l’antiquité, on n’y était toutefois pas indifférent. On a retrouvé des forceps et autres spéculums uteris à Pompéi. Et puis, on découpait pour comprendre. Enfin, arrive le Moyen-Age et là on abandonne tout ce qu’on a déjà appris. Mais au XIXe siècle, il y a bien un homme qui décide d’y mettre le nez dessus (enfin, façon de parler)(enfin, non c’est quand même le cas), il s’agit de Sims. Peut-on encore (vraiment) décider de son accouchement? Si vous n’avez pas envie d’accoucher à l’hôpital, deux options s’offrent à vous: l’accouchement en maison de naissance ou l’accouchement à domicile.

Reste encore à savoir si c’est facile d’accès. Peut-on librement choisir où donner la vie en France? Enquête. Amina frotte son ventre rond d’une main, tient sa poussette de l’autre. Assise sur les cubes en mousse de la salle d’attente de la maternité des Bluets, dans le XIIème arrondissement de Paris, la jeune femme de 32 ans patiente. Un étage plus haut se trouve justement la maison de naissance des Bluets, Calm -qui signifie “Comme à la maison”. Un utérus sous haute surveillance Après cinq années d’études, les sages-femmes libérales sont parfaitement formées pour dépister les premiers signaux d’urgence. “L’utérus est sous haute surveillance”, observe le docteur-écrivain Martin Winckler. La peur au ventre. Adopte unE gynéco! - Gauchebdo. Se plaindre de ne pas avoir trouvé celle ou celui qui lui convenait?

Adopte unE gynéco! - Gauchebdo

Avoir raconté une mauvaise expérience, un moment désagréable ou un examen douloureux? A celles et ceux qui répondront «moi , nous vous invitons à lire ce qui suit, à prendre conscience de l’ampleur cachée des violences médicales, de la banalisation de la douleur féminine, et, enfin, à découvrir les pistes de solutions proposées afin que chacunE1 puisse se rendre chez la/le gynécologue l’esprit tranquille. Plaidoyer pour le bien-être de la jeune accouchée. Dans son livre, Hélène Goninet, sage-femme, défend l'idée qu'un accouchement ne se résume pas à une parenthèse médicale comme peut l'être une intervention chirurgicale quelconque.

Plaidoyer pour le bien-être de la jeune accouchée

«Je suis devenue sage-femme pour réparer. Réparer mon histoire. Réparer la naissance de ma mère. Réparer ma naissance.» Depuis vingt-cinq ans, Hélène Goninet met des enfants au monde. Hélène Goninet ne nie pas l'utilité de l'hôpital, que la grossesse présente des facteurs de risque particuliers ou que la femme choisisse d'y accoucher pour quelque autre raison. Non aux touchers vaginaux non consentis. Doit-on enseigner aux jeunes médecins le toucher vaginal ou rectal sur patient-e-s endormi-e-s au bloc ?

Non aux touchers vaginaux non consentis

Il s’agit d’une pratique évoquée dans plusieurs blogs, par des témoignages de futurs médecins et même attestée par des documents. Pourtant, certains médecins nient, d'autres la justifient au titre des nécessités de formation sans toutefois porter attention au consentement du patient. Bibliographie violenceobs 2016. Voilà comment on accouchait autrefois. En 1882, le professeur de gynécologie américain Georges Julius Engelman s’est rendu célèbre en publiant La pratique des accouchements chez les peuples primitifs.

Voilà comment on accouchait autrefois

Dans cet ouvrage, traduit en français en 1885, il passe en revue les pratiques autour de la grossesse et de la naissance des peuples du monde entier et les compare avec celles alors en vogue dans le monde occidental. Mêlant traité de médecine et enquête ethnographique, le texte n’en est pas moins conforme au racisme de son temps: il différencie les «peuples anciens» issus des grandes civilisations du passé, dont on salue la sagesse et l’étendue des connaissances, des populations autochtones de l’époque vues comme des «peuples primitifs», «barbares», «sauvages» et qui vivent à l’état de «brutes». De la contrainte à la violence obstétricale Internet Archive book image via Flickr CC (pas de restriction connue du droit d’auteur) Internet Archive Book Image via Flickr CC (pas de restriction connue du droit d’auteur)

Voilà comment on accouchait autrefois.