Caroline Cieslik. Introduction à une critique de la géographie urbaine. Le mot psychogéographie, proposé par un Kabyle illettré pour désigner l’ensemble des phénomènes dont nous étions quelques-uns à nous préoccuper vers l’été de 1953, ne se justifie pas trop mal. Ceci ne sort pas de la perspective matérialiste du conditionnement de la vie et de la pensée par la nature objective. La géographie, par exemple, rend compte de l’action déterminante de forces naturelles générales, comme la composition des sols ou les régimes climatiques, sur les formations économiques d’une société et, par là, sur la conception qu’elle peut se faire du monde. La psychogéographie se proposerait l’étude des lois exactes, et des effets précis du milieu géographique, consciemment aménagé ou non, agissant directement sur le comportement affectif des individus.
Le désert est monothéiste, a-t-on pu dire il y a longtemps. Il est bon d’avoir de l’utilitaire une notion historiquement relative. S’il n’y a pas eu d’erreur dans vos calculs, la réponse doit vous satisfaire. " Guy-Ernest Debord. Wikiquote. Humanisme et urbanisme. III – La ville : un objet philosophique L'urbanisme reflet de la société Il convient de rendre la ville à ceux qui l'habite.
Or qui élabore aujourd'hui les villes nouvelles ? Des groupes de techniciens qui suivent une logique propre, essentiellement techniciste. L’urbanisme, est sous sa forme théorique et pratique, réservé à des spécialistes et non des généralistes, le plus généralement architectes. Le modèle progressiste élabore une même conception de l’homme et de la raison qui sous-tend et détermine leur proposition relative à la ville. Avec la rationalisation des voies de communications, c'est la raison qui s’étend, fait triompher le vrai et, in fine, perd le sens. Mais cette contribution technique ne va pas sans danger idéologique : si les urbanistes ont le mérite d'entretenir un rapport concret avec la technologie, leur attitude s'achève le plus souvent en technolâtrie.
Urbanisme et anthropologie G. Perspectives de l'urbanisme à visage humain Conclusion Thibaud Zuppinger. HABITER : Définition de HABITER. 1.Habiter + compl. de lieu prép.Habiter à, au bas de, au bord de, au cœur de, au-dessous de, au-dessus de, aux environs de, chez, en, entre, parmi, près de, sur, sous.Ce n'est pas parce que les hommes sont blancs ou noirs, qu'ils vont nus ou vêtus, qu'ils se nourrissent de fruits ou des produits de leur chasse, qu'ils habitent sous terre ou qu'ils couchent à l'air, qu'il leur faut des lois (Bonald, Législ. prim., t. 1, 1802, p. 192).Notre hutte était la hutte au-dessous de laquelle j'habite aujourd'hui dans ce qui faisait autrefois l'étable (Lamart., Tailleur pierre,1851, p. 449) : 4. ... dans un renfoncement d'ombre devant lequel se croisait sur le tapis la lumière des deux fenêtres; elle se trouva bien là, et elle crut y avoir rencontré son coin, cet endroit aimé que toute femme choisit où elle habite pour en faire sa place d'adoption, y être heureusement et tranquillement en compagnie d'elle-même, y lire, y écrire, y rêver.
Goncourt, MmeGervaisais,1869, p. 13. − P. ext. . − P. anal. 2. La nature dans la ville et les modes d'habiter l'espace urbain. 1Thèse de géographie soutenue à l’université de Rouen en mars 2002 sous la direction de Nicole Mathieu, directeur de recherche au Ladyss/Cnrs et d’Yves Guermond, professeur émérite à l'université de Rouen, 388 p. 2Cette thèse s’inscrit dans la problématique plus générale qui tente de réintroduire dans la géographie urbaine la question de « l’effacement de la nature dans la ville ». Il s’agit de tester l’hypothèse d’une relation entre la « crise urbaine » et les représentations que se font les urbains de la qualité de leur milieu de vie du point de vue de la nature. En effet, la composante physique et matérielle est largement sous-estimée dans l’analyse scientifique et les politiques de « ville durable », comme l’est aussi le point de vue de l’individu habitant dont la sensibilité à la nature (la « culture de la nature ») est ignorée sous prétexte que le milieu urbain est technique et artificialisé.
Ecoumène et Médiance, d'Augustin Berque. « Je ne puis méditer qu’en marchant et ma tête ne va qu’avec mes pieds. » Jean-Jacques Rousseau « Entre moi et moi-même, il y a la Terre » : cette citation de Jean-Marc Besse, Augustin Berque l’a placée en exergue d’Ecoumène. Elle résume l’intuition que son livre, avec rigueur et érudition, s’attache à fonder rationnellement. Le diagnostic que pose Berque, au terme d’un passionnant cheminement intellectuel de plusieurs décennies, c’est qu’« il manque à l’ontologie [l’étude de l’être] une géographie, et à la géographie une ontologie ». Drôle de livre ! A priori, on ne verrait aucune raison pour qu’un non-spécialiste s’y intéresse : l’abondance de termes savants, les citations en grec, en latin, en allemand, en chinois, en japonais, toutes langues que l’auteur manie avec un naturel affolant, semblent le réserver à un public universitaire.
D’où vient, alors, que très vite, on soit pris ? « C’est par les sens que nous avons du sens » Accrochez-vous au pinceau, la modernité enlève l’échelle. MÉSOLOGIQUES. Espaces et SOciétés - UMR 6590 - Habiter, Etre, bien-Etre : éléments de méthode pour une investigation auprès des habitants<br>Habitation, being, well-being : elements of method for an investigation to approach inhabitants. Cette communication est issue de la réflexion méthodologique pour un doctorat d’urbanisme concernant la résidence à long terme à l’hôtel. La constitution d’un véritable chez-soi est-elle possible dans ce type de logement ? Le caractère commercial de ces établissements, leur fonction principale d’hébergement temporaire et bien souvent la vie dans une pièce unique qu’ils proposent ne représentent-ils pas des obstacles à l’habiter ?
Qui mieux que les occupants peuvent répondre à ces questions ? La méthode proposée dans ces lignes consiste en des rencontres entre le chercheur ou le professionnel de l’habitat et les habitants. Ces face-à-face sont primordiaux à une époque où architectes, urbanistes et autres aménageurs pensent encore que leur savoir technique et théorique est un savoir « faire habiter ».
Intérêt de la notion d’habiter pour les sciences sociales Gaston Bachelard [1] et Martin Heidegger [2] sont les premiers à découvrir dans la notion d’habiter [3] une notion primordiale. Stock_habiter_preprint. QU’EST-CE QU’HABITER ? | Temps de philosophie. Cette question paraît simple : habiter c’est occuper un lieu, vivre quelque part. Bien sûr, mais la philosophie est en grande partie l’art de se méfier des réponses faciles. Le conteneur entreposé dans un hangar occupe bel et bien un lieu mais ne l’habite point et le voyageur vit quelque part, là où il passe, mais il est difficile de dire qu’il habite un lieu. Car un lieu n’est pas d’emblée un lieu d’habitation, il peut être un poste de travail, une gare, un champ de bataille, un monument. Pour qu’un lieu soit un habitat, il faut qu’il puisse « être habité ». Voilà qui paraît évident, mais cela nous ramène à notre question : qu’est-ce donc qu’habiter ?
Les animaux habitent, eux aussi, dans des tanières, dans des trous et autres abris, ils y reviennent pour s’y reposer, se reproduire, ils y prennent leurs quartiers, leurs habitudes. Disons d’abord ceci : habiter c’est le fait de vivre habituellement dans un lieu. Habiter, donc, serait une habileté, une vertu, une force. Théorie de l’habiter. Questionnements. Classiquement, la question de l’habiter est celle de la façon dont les individus sont dans l’espace.
Heidegger formulait cela de la manière suivante : habiter comme « manière dont les mortels sont sur la Terre ». Cette tradition qui informe fondamentalement la science géographique peut être retracée jusque chez Platon dont le Timaios travaille, entre autres, la nécessaire localisation dans l’espace des êtres humains et des choses. Je souhaiterais proposer un déplacement de la problématique, avec pour ambition une nouvelle théorie de l’habiter, fondée sur le problème de la pratique : « faire avec l’espace » au lieu d’être dans l’espace » constitue cette perspective. Cette perspective a été ouverte par les contributions de Werlen (1995 ; 1997) et de Lussault (1996) où la question de la pratique est centrale. Reference. Archipel de géopoétique. Kenneth White - Accueil. Kenneth White - La Géopétique. De lintelligence géopoétique II. Je lis et relis votre texte «Il y a mystère et Mystère» (F&C du 1er juillet 2010), lui-même “provoqué“ par quelques échanges avec vos lecteurs au sujet d’un précédent F&C («L’“entêtement afghan” et notre structure crisique», 29 juin 2010).
Rarement, ce me semble, vous avez été aussi clair ou péremptoire dans votre exigence “méthodologique”. «Nous plaidons désormais pour que cette sorte d’observation entre dans la réflexion “rationnelle”, – non pas réflexion emprisonnée à la raison mais réflexion utilisant notamment la raison comme outil pour se développer, à côté d’autres “outils”, comme l’intuition, la conviction, etc. C’est-à-dire que nous plaidons pour que la réflexion rationnelle entre, comme un élément parmi d’autres, dans le domaine du “supra-rationnel” sans verser dans la méthodologie impérative et intégriste de l’idéologie, de la croyance, de la foi, etc., même si l’acteur de cette réflexion peut sacrifier à ceci ou à cela, à côté de cette réflexion contrôlée.
(N.B. Proposition. Cahiers de l'Institut. La Traversée | Atelier québécois de géopoétique. Géographie de la ville en guerre - BLOG. Géographie télétopique | Une plate-forme collective de diffusion d'informations à saveurs spatiales. Meridianes-geographie. Penser l'espace | Le XXIe siècle est celui de la géographie. Carnets de géographes et de recherches. Court traité du paysage (1997) Quand le pays devient paysage par la médiation de l’art. La spirale du Salagou. Land art par F Arnal 2011 Alain Roger, Court traité du paysage, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque des Sciences Humaines », 1997, 205 p. (index). Compte rendu de lecture. L’auteur Ancien élève de l’ENS Ulm, Alain Roger (1936- ) est agrégé de philosophie et docteur d’État. Mots-clés Paysage, pays, artialisation, esthétique, nature, jardin, land art, géographie des représentations, géohistoire. l’Etna depuis Taormine F Arnal 2011 L’essentiel Ce livre d’Alain Roger essaie en 1997 de combler un vide sur la théorie du paysage.
Pour lui, le paysage n’est pas réductible à sa réalité physique, les géosystèmes des géographes, les écosystèmes des écologues, le paysage n’est jamais naturel, mais « surnaturel » (en référence à Baudelaire). Le nombril du monde. (A Berque, Les raisons du paysage. La friche et le Tiers paysage dans le lodévois près du Lac du Salagou. . [2] A. J. Quelques mots de l’espace-temps nippon.