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Les ouvriers en France de 1830 à nos jours

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Les ouvriers en France de 1830 à nos jours by Texier Julien on Prezi. LA RÉPUBLIQUE ET LA QUESTION OUVRIÈRE-frise chronologique. Le travail des enfants au XIX° siècle en France. - [Le site du collège Pierre de Coubertin de St-Jean de Braye] Origines Le travail des enfants se développe dans la France du siècle dernier pour quatre raisons principales : 1/ Les enfants sont moins payés que les adultes.

Le travail des enfants au XIX° siècle en France. - [Le site du collège Pierre de Coubertin de St-Jean de Braye]

En outre, le salaire des adultes est nivelé vers le bas par la présence des enfants dans les usines. Le salaire d’un enfant varie en effet entre 5 centimes et deux francs alors qu’un adulte gagne 2 francs par jour, une femme, un franc et un enfant 45 centimes pour les moins de 12 ans, 75 centimes entre 13 et 16 ans.

À Mulhouse en 1835 le pain coûte de 12 à 15 centimes la livre, la viande de bœuf 45 centimes la livre, le lait 15 centimes. 2/Les patrons dominateurs et paternalistes n’hésitent pas à leur confier des tâches ingrates. 3/La transformation des industries permet la création d’emplois de complément qui ne réclament ni force physique ni qualification mais plutôt une habilité et des facilités enfantines. Le travail des enfants dans le Nord en 1901. Contexte historique Un cadre législatif balbutiant Le travail des enfants n’est pas une nouveauté du XIXe siècle, mais la révolution industrielle, avec le développement de l’exploitation du charbon, du fer, l’utilisation de la vapeur et la fièvre de la production, développe cette pratique de façon plus abusive et fait prendre conscience progressivement de la nécessité de la limiter.

Le travail des enfants dans le Nord en 1901

Le 22 mars 1841, la première loi française concernant le travail des enfants fixe l’âge minimum d’entrée en usine à 8 ans ; la deuxième loi datant du 19 mai 1874 le porte à 12 ans. Cependant cette législation n’est guère appliquée. L'application des 8 heures. Contexte historique La loi des 8 heuresLa limitation de la durée de la journée de travail à 8 heures constitue l’une des revendications majeures du monde du travail dès les années 1880.

L'application des 8 heures

A partir de 1890, la manifestation internationale du 1er Mai s’organise autour de cet objectif. Au sortir de la Grande Guerre, dans un climat marqué par une forte pression revendicative et par la crainte d’une contagion révolutionnaire, le gouvernement Clemenceau satisfait à cette exigence. La loi est votée le 23 avril, une semaine avant un 1er Mai dont il craint qu’il ne donne le coup d’envoi d’une puissante grève générale.

Le Creusot

Le travail à la mine. Carmaux. Fourmies. Canuts. Le travail à domicile. L'histoire par l'image. De l'artisanat à l'industrie métallurgique. Contexte historique.

De l'artisanat à l'industrie métallurgique

La vie en usine au XIX siècle. Les ouvriers du début du siècle, bilan. Géographie des grandes zones industrialisées et mobilités Elle se simplifie : 14 départements regroupent 50 % de l'activité.

Les ouvriers du début du siècle, bilan

La France ouvrière est la France du Nord et du Nord-Est, celle des grandes villes dont Paris et Lyon. La mobilité ouvrière se modifie avec l'arrivée de travailleurs italiens qui opèrent dans des secteurs rejetés par les Français : mines de fer, chimie, travaux de force. On assiste au développement concomitant de la xénophobie. Il y a de surcroît une grande diversité des départements d'origine des ouvriers dans les grandes villes.

De mémoires d'ouvriers - documentaire 2011. Fiche 1. Fiche 2. L’Internationale, hymne révolutionnaire. La figuration d’un hymne emblématique C’est en 1887 qu’Eugène Pottier édite le poème L’Internationale.

L’Internationale, hymne révolutionnaire

Le guesdiste Gustave Delory demande dès l’année suivante à Pierre Degeyter de composer sur ce texte une partition destinée à la société musicale lilloise La Lyre des travailleurs. Le chant d’abord répandu dans le Nord et les milieux guesdistes gagne tous les courants socialistes et la France entière dès le tournant du siècle puis franchit les frontières, s’imposant de facto comme l’hymne du socialisme international. Il est fréquemment édité en quatre pages, forme alors en usage pour les chansons de toute espèce.

1936 les occupations d'usine

L'histoire par l'image. Contexte historique Ville située dans la banlieue industrielle du nord de Paris, Saint-Ouen compte au début du XXe siècle de nombreux ateliers métallurgiques et des entreprises de divers secteurs (fabriques de cirage, imprimeries, construction automobile…).

L'histoire par l'image

Le mouvement social y est anciennement enraciné et s’appuie sur la tradition de sociabilité de l’artisanat bien plus vivante que dans la grande industrie comme au Creusot. La conscience politique y a même permis l’installation entre 1887 et 1896 d’une des premières municipalités socialistes révolutionnaires. A la vague de grèves et à la poussée syndicale spectaculaire que connaît toute la France dans les années 1904 à 1907, la population de Saint-Ouen apporte bien sûr sa participation : plus particulièrement en 1907, ce sont les boulangers et les gaziers, puis, au début de 1908, c’est au tour des terrassiers du chantier du métro parisien. Analyse des images L’événement relaté par Delance n’est pas connu avec précision. Interprétation. La grève des années 1880. Contexte historique Les années 1880 sont marquées par une importante crise économique et sociale.

La grève des années 1880

Les mouvements de grève, autorisés depuis la loi de 1864 sur les coalitions, sont fréquents comme à Decazeville en 1886 et chez les terrassiers parisiens en 1888. Soutenus par le puissant parti ouvrier belge, tout proche, et forts des lois Waldeck-Rousseau de 1884 qui légalisent enfin les syndicats, les ardoisiers, sommés par leurs patrons de choisir entre l’usine et le militantisme, multiplient depuis 1885 les actions violentes et entraînent dans leur sillage les mégissiers qui, eux, rejettent le machinisme dans la fabrication des cuirs. Analyse des images Formé par Eugène Damas, l’un des élèves de Jean-François Millet, Paul Gondrexon a surtout peint des paysages, notamment des sous-bois ardennais. Interprétation. Grèves au siècle dernier. Regard sur l’alcoolisme.

Réaliser une utopie; la vie quotidienne au familistère Godin. Jean-Baptiste Godin dénonce dans Solutions sociales (link is external) les limites de la solution mise en place dans le cadre des cités ouvrières de Mulhouse qui sont à l’honneur lors de l’Exposition universelle de 1867 et qui ont la faveur des autorités du Second Empire.

Réaliser une utopie; la vie quotidienne au familistère Godin

Ces cités combinent l’idéal de la petite maison, de la propriété du logement et de la moralisation de la famille ouvrière par son isolement. Au contraire, les choix préconisés dans le cadre du familistère de Guise, construit à partir de 1859, sont de favoriser la vie collective des familles, de prendre en charge l’organisation des relations sociales, d’exalter le travail ouvrier et les vertus de l’enseignement et de la culture. Les mères peuvent amener les nouveau-nés à la « nourricerie » et au « pouponnat » sans sortir du familistère, en échappant, grâce aux grandes verrières, aux rigueurs du climat. Ces fêtes ritualisées ont un déroulement quasi immuable. Un palais social pour les ouvriers. Contexte historique L’industrie n’a pas, dans la France du XIXe siècle, bouleversé l’armature urbaine.

Un palais social pour les ouvriers

Pourtant, dans certaines localités, au Creusot ou à Mulhouse, à Roubaix ou dans des cités minières, l’industrialisation a entraîné une très forte augmentation du nombre des familles ouvrières, et cela n’est pas allé sans difficultés de logement parfois dramatiques. Dans ce contexte se sont alors développées diverses expériences de logement patronal. Parmi ces dernières, le cas du familistère de Guise, construit par l’industriel Jean-Baptiste Godin, est assez original, car il n’envisage pas l’isolement de la famille ouvrière dans la maison unifamiliale qui demeure l’idéal des cités ouvrières, mais entend favoriser les relations sociales dans le cadre d’un habitat collectif qu’il appelle « palais social ».

Son portrait, ses vêtements (le col mou, par exemple), sont plus ceux d’un esprit libre que d’un baron de l’industrie. Analyse des images Interprétation Bibliographie Pour citer cet article. «Un accident... c'est si vite arrivé !»