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Insulter sans opprimer. Avant toute chose, un point définition pour distinguer l’insulte de l’injure : INJURE, subst.

Insulter sans opprimer

Fém. ( A. − Geste, procédé, parole ou écrit adressés directement et délibérément à une personne pour l’offenser. INSULTE, subst. A. − Vx. Paroles ou attitude (interprétables comme) portant atteinte à l’honneur ou à la dignité de quelqu’un (marquant de l’irrespect, du mépris envers quelque chose).P. ext. Pour faire simple, la différence entre l’insulte et l’injure est que l’injure est « personnalisable » dans le sens où l’on s’attaque directement à quelque chose faisant partie de la vie de la personne que l’on injurie pour appuyer là où ça fait mal. Ce article se concentrera donc particulièrement sur le cas de l’insulte, qui, même si elle ne touche pas à l’intégrité d’une personne, touche plus largement celle de personnes déjà bien visées par des rapports de domination qui eux, attaquent concrètement leur intégrité morale et/ou physique.

Voici une illustration pour plus de clarté : Vous avez dit « enculé » L’incident est atypique.

Vous avez dit « enculé »

Il m’arrive souvent de reprendre les gens qui emploient le terme d’ "enculé", avec des collègues ou des amis d’amis ; ce qui s’ensuit est généralement une conversation trop longue et souvent pénible pendant laquelle la personne avec qui je parle essaie de prouver qu’elle est dans son droit. Les arguments sont toujours plus ou moins les mêmes.

Il existe une panoplie relativement standard. L’une des premières justifications est de signifier, d’une façon ou d’une autre, que si le terme est fort c’est que la faute est grave : "C’est vraiment un connard". "Non, mais un mec pareil... ". Ici possible digression de la part de mon interlocuteur : on me fait remarquer que des femmes aussi se font enculer, donc utiliser le terme ne renvoie pas nécessairement aux pédés, et donc n’est pas nécessairement homophobe. Un enculé, donc, c’est un pédé. What if media wrote about male musicians the way... De 'droits de l'Homme' à 'droits humains'? "Qu'une institution change son intitulé, tout le reste suivra" Contre-courant Créé le vendredi 22 mai 2015 13:59 Écrit par Arnaud Bihel Un collectif entend faire enfin bouger les institutions de la République pour qu'elles remplacent 'droits de l'Homme' par 'droits humains', une terminologie plus "juste et universelle".

De 'droits de l'Homme' à 'droits humains'? "Qu'une institution change son intitulé, tout le reste suivra"

Et si la France, se targuait d'être le pays des droits humains, plutôt que celui des droits de l'Homme ? Depuis le début de l'année, un collectif a lancé la campagne "Droits humains pour tou-te-s". Well Well Well. Comment parler des personnes trans? La revue lesbienne Well Well Well a été entièrement rédigée selon des règles de grammaire égalitaires.

FÉMINISME - Souvenez-vous, quand vous étiez sur les bancs de l'école, de la première règle de grammaire qu'on vous a apprise: "Le masculin l'emporte sur le féminin".

La revue lesbienne Well Well Well a été entièrement rédigée selon des règles de grammaire égalitaires

Depuis, vous avez pris le réflexe de gommer dans vos phrases la forme féminine quand elle se mêle à la forme masculine. N'est-ce qu'un détail de la grammaire française ou s'y cache-t-il un enjeu plus important, celui, tout simplement, de l'égalité entre les hommes et les femmes? C'est la question que s'est posé le magazine Well Well Well, un mook (mi-magazine, mi-book) lesbien lancé en septembre dernier, financé par crowdfunding, dont le deuxième numéro sort ce samedi 6 juin avec la chanteuse Soko en couverture.

L'an dernier, la revue avait déjà bien fait parler d'elle, et pour cause: après les disparitions successives de têtue.com, de la Dixième Muse, de Lesbia Magazine, les lesbiennes se sont retrouvées sans média qui leur était destiné. Non, le masculin ne l'emporte pas sur le féminin! Le long effort des grammairiens et des académiciens pour masculiniser le français a suscité de vives résistances chez celles et ceux qui, longtemps, ont parlé et écrit cette langue sans appliquer des règles contraires à sa logique.

Non, le masculin ne l'emporte pas sur le féminin!

La domination du genre masculin sur le genre féminin initiée au XVIIe siècle ne s’est en effet imposée qu’à la fin du XIXe avec l’instruction obligatoire. Depuis, des générations d’écolières et d’écoliers répètent inlassablement que « le masculin l’emporte sur le féminin », se préparant ainsi à occuper des places différentes et hiérarchisées dans la société. Ce livre retrace l’histoire d’une entreprise à la misogynie affirmée ou honteuse, selon les époques. . ► «Comment le langage structure-t-il nos pensées? L'exemple de l'invisibilisation des femmes» . ► «Le masculin et le féminin», un article de Marie Darrieussecq (Libération, 31 octobre 2014): à lire en pdf sous l'onglet «Lectures Libres» ► «Mme le Président.

. ► «Le mot autrice vous choque-t-il?»