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DSK

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Que disent de nous "les affaires" Dominique Strauss-Kahn ? Ce qu'il est convenu d'appeler, dans un clair euphémisme, les "affaires DSK" nous auront permis d'étudier l'attitude de la société française face aux violences sexuelles.

Que disent de nous "les affaires" Dominique Strauss-Kahn ?

Sur les réseaux sociaux, les très nombreuses personnes à avoir pris la défense de DSK ne l'ont pas fait parce qu'il était présumé innocent, ou parce qu'il n'y avait pas assez de preuves pour le condamner mais parce que, forcément, les victimes présumées mentaient, étaient trop moches ou trop jolies, trop peu crédibles, trop vengeresses. En tant que militantes féministes, nous sommes quotidiennement renvoyées à une incompréhension générale face à nos combats contre les violences sexuelles. Parler par exemple de "culture du viol" nous renvoie - au mieux - à une incrédulité du plus grand nombre qui seraient tous et toutes totalement contre le viol et ne comprendraient absolument pas qu'on puisse oser évoquer une tolérance générale envers les violences sexuelles.

Procès du Carlton : témoignage d'une ancienne prostituée en l'absence de DSK - Les Echos. DSK et le procès pour sodomie. C’est un bien curieux procès qui se déroule actuellement à Lille.

DSK et le procès pour sodomie

Un procès où certains termes ne sont pas prononcés. « Boucherie », « parties fines », « bestialité »… Il m’a fallu un moment avant de comprendre de quoi DSK était précisément accusé dans cette affaire. « Proxénétisme aggravé ». C’est étrange, à la lecture des divers témoignages, je n’aurais pas dit ça. J’aurais dit pire, à vrai dire. Mais bon, je ne suis pas magistrat, alors je me contente d’observer de loin son traitement dans les médias, perplexe. Non, vraiment, j’ai du mal à comprendre les termes de ce procès. Le tabou de la sodomie Il y a également ce terme de « sodomie », employé par l’avocate de DSK Frédérique Beaulieu si embarrassant, et que bon nombre de journalistes hésitent à écrire et à prononcer. La pratique de la sodomie décrite en filigrane à plusieurs reprises semble être la grande star de ce procès, le clou du spectacle. Le viol des prostituées existe, et il n'est pas assez reconnu.

A la lecture des récits d’audience de l'affaire du Carlton de Lille, on se demanderait presque si payer pour des rapports sexuels achète un consentement illimité.

Le viol des prostituées existe, et il n'est pas assez reconnu

Et dans quelle mesure la société reconnaît que les prostitués peuvent aussi être victimes de viols ou d'agressions sexuelles. Si le procès de l’affaire du Carlton a soulevé de nombreuses problématiques –le choix des charges à l’encontre de DSK ou celle de la protection de la vie privée des escort girls constituées partie civile entre autres– celle du consentement des femmes prostituées a moins ému. La question de consentement dans le cadre de la prostitution est souvent biaisée, précise tout de go Melissa Farley, chercheuse américaine en psychologie clinique et militante anti-prostitution: «La plupart des femmes qui se prostituent ne le font pas par choix mais par manque d’alternatives.

Les contraintes économiques et sociales, la précarité les poussent sur le trottoir. Etude internationale conduite par Melissa Farley. Les couilles du capitaine. Une « petite phrase » assassine de Jean-Luc Mélenchon contre un concurrent socialiste, des échanges téléphoniques entre Dominique Strauss-Kahn et ses compagnons de partouze : quoi de commun ?

Les couilles du capitaine

Pas grand-chose, sinon une certaine idée de la masculinité, du pouvoir… et de la république ! Dans un article récent, Baptiste Nicolino, Alice Romerio et Arthur Vuattoux mettaient en évidence le sous-texte sexué des commentaires entendus lors de la campagne des primaires. François Hollande peut-il être un bon candidat ? Un bon président ? Peut-il battre Nicolas Sarkozy ? Que dire quand on retrouve, à peine masqué, le même hétérosexisme à la gauche du Parti Socialiste, chez un candidat nommé Jean-Luc Mélenchon ?

« Une sexualité plus rude. Après le « libertinage », les « affaires de moeurs » et les « parties fines », le « séducteur » ou « l’homme qui aimait les femmes », mais de préférence « à la hussarde », la France d’en haut nous propose une nouvelle appellation, tout aussi distinguée, tout aussi euphémisée, pour sa violence sexiste : voici donc la « sexualité rude »...

« Une sexualité plus rude

Nous reproduisons donc les témoignages de deux prostituées ayant fait l’expérience de cette sexualité dite rude, et l’aveu hallucinant de celui qui, en toute tranquillité et en toute impunité, déclare en être coutumier. Lors du procès du Carlton ce 11 février, Jade une prostituée raconte sa rencontre avec DSK : « J’ai subi… une pénétration à laquelle j’aurais dit non s’il m’avait demandé. Parce que je ne veux pas de ça. A chaque fois que je vois sa photo, je revis cet empalement de l’intérieur, qui me déchire dedans. On connaissait déjà le témoignage affreux de MA : « J’étais sur le ventre allongée sur le lit et lui était sur moi.