
Traducteurs : lutter pour exister, le militantisme quotidien Quelqu'un pour traduire « facepalm » ? (Tuomas Puikkonen, CC BY 2.0) Dans un courrier à ses membres, l’Association des Traducteurs littéraires de France (ATLF) rappelle qu’une partie de son action est d’œuvrer à la visibilité des traducteurs. « Mais encore ? Eh bien, il suffit d’ouvrir un journal, d’écouter une émission de radio, de consulter un site marchand, parfois même celui d’un éditeur : trop souvent, le nom du traducteur est omis lorsqu’il est question d’un ouvrage traduit. » Le traducteur devient d’une certaine manière invisible, alors même que, sans lui, l’ouvrage en langue étrangère ne verrait pas le jour dans sa version traduite – Monsieur de La Palice appréciera la nuance... L’article L113-1 du Code de la propriété intellectuelle souligne que « la qualité d’auteur appartient, sauf preuve contraire, à celui ou à ceux sous le nom de qui l’œuvre est divulguée ». Pour la @FNAC, les romans étrangers continuent apparemment à se traduire tout seuls...
Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales Le portail lexical fonctionne avec un système d'onglets. Un clic sur un onglet (exemple Lexicographie) affiche une interface permettant de saisir une forme (lemme ou flexion) pour en afficher le contenu dans la catégorie linguistique sélectionnée. Un système de navigation vous permet également grâce à un double-clic d'effectuer une recherche sur n'importe quel mot dans la catégorie linguistique désirée. Pour assurer la pérennisation et faciliter le référencement des ressources du portail lexical sur le Web, un système simple de lien Internet (URL) a été mis en place pour pointer sur les ressources du portail. Exemple: Si dans une page publiée sur le Web vous désirez afficher au lecteur la définition du mot "portail", il vous suffira de mettre un lien vers * Téléchargez la barre d'outils du portail lexical pour Firefox 1.5 ou supérieur.
Revues en ligne Actes des Assises de la traduction littéraire à Arles Publiés chaque année par ATLAS en co-édition avec Actes Sud depuis 1984. La main de Thôt Revue scientifique multilingue de l’université Toulouse II – Le Mirail ; sa publication est annuelle. L’écran traduit Revue de l’ATAA (Association des traducteurs/adaptateurs de l’audiovisuel) consacrée à la traduction audiovisuelle (TAV) sous toutes ses formes (sous-titrage, doublage, voice- over) et quels que soient ses supports de diffusion (cinéma, télévision, etc.) Meta : Journal des traducteurs / Meta: Translators’ Journal Revue universitaire internationale, avec évaluation anonyme par les pairs, qui traite de recherches de pointe en traduction et en interprétation : traductologie et théories de la Metatraduction, pédagogie, stylistique, traductique et terminotique, études terminologiques et linguistiques, études expérimentales, etc. Palimpsestes Retors Revue en ligne créée par des élèves de l’ETL-CNL. Septet Strade Magazine (en italien) Traduire
La littérature contemporaine face au numérique | Alexandre Gefen fil, téléphonie sans fil, imagination sans fil », selon une formule inventée – en 1924 ! – par André Breton dans l’« Introduction au Discours sur le peu de réalité » : loin d’êtreréductibles aux évolutions technologiques des supports et des objets, ces mutations mêlentétroitement, mais de manière parfois asynchrone, des innovations matérielles faussementtriviales et des changements de paradigme civilisationnel. Qui, de la miniaturisation descircuits intégrés ayant permis l’émergence d’objets personnels connectés à un Internet pervasif, ou de l’individualisme nomade et de ses valeurs libérales et démocratiques, aengendré l’autre ? Dialogue et concurrences esthétiques Sans offrir d’interprétation définitive quant à la direction que ces évolutions font prendre à la littérature – qui le pourrait, dans un champ aussi rapidement mû par le rythmedes évolutions technologiques exogènes ? storytelling . André Breton, « Introduction au Discours sur le peu de réalité » [septembre 1924], dans
Objets et langages d’exil : “D’une langue à l’autre” Rencontre Non-lieux de l'exil avec Nurith Aviv autour de son film “D’une langue à l’autre”. Parfois je me réveille avec l’angoisse que l’hébreu appris avec tant de peine s’évanouisse disparaisse.” (Aharon Appelfeld)“Du moment où j’ai voulu pénétrer l’hébreu et écrire, j’ai dû assassiner la langue russe, l’éliminer.” Meir Wieseltier“Je parle de mon hébraïté et mon arabité comme de deux essences que relie un point aveugle.” Haviva PedayaL’hébreu qui, pendant des siècles, fut une langue sacrée, langue d’écriture et de prière, est désormais une langue du quotidien en Israël. Mais si cet hébreu a pu s’imposer en quelques décennies cela n’a pas toujours été sans violence envers les langues parlées avant.Neuf personnes – poètes, chanteurs, écrivains – évoquent la relation entre l’hébreu et l’autre langue, la langue de leur enfance, dont la musique résonne encore, même quand on ne la parle plus. Intervenante Résumé de la rencontre Discutants Inscription conseillée
Julia Holter présente les collections de poésie russe et américaine contemporaines des éditions Joca Seria – ATLAS (Association pour la promotion de la traduction littéraire) Julia Holter présente les collections de poésie russe et américaine contemporaines des éditions Joca Seria Août 24, 2017 | Publié par CITL | Coup de projecteur sur..., Portraits de traducteurs, Publications, Sans catégorie, Traduction, Traduction littéraire, Vie de la traduction littéraire | 0 commentaire | Julia Holter, traductrice du russe, actuellement en résidence au CITL, a souhaité nous présenter les collections de poésie étrangères des éditions nantaises Joca Seria. En 2015, elle y a créé la collection de poésie contemporaine russe dans laquelle elle publiera bientôt sa deuxième traduction : T’en allant dans la nuit moscovite de Vladimir Aristov. Créées en 1991 par Brigitte et Bernard Martin, les éditions Joca Seria publient des ouvrages dans les domaines de l’art contemporain et de l’architecture avec des livres d’artistes, des écrits sur l’art, des catalogues d’exposition et des revues. Les titres de la collection : Anna Glazova, Expérience du rêve, trad. Le site des éditions
4e numéro de la revue «Apulée» : La traduction à l’honneur | REPORTERS ALGERIE En librairie à partir du 28 mars 2019, le quatrième numéro de la revue annuelle de littérature et de réflexion, «Apulée», publiée par les éditions françaises Zulma, a pour intitulé et thème «Traduire le monde». Ce numéro, illustré de «multiples graphies» et organisé également autour de dossiers, réunit une bonne trentaine d’auteurs (dont Yahia Belaskri qui est également membre du comité de rédaction, Abdelkader Djemaï, Leila Sebbar, Amin Khan) dans lequel ils abordent un thème par lequel «on accède majoritairement aux cultures du monde», comme mentionné dans l’argumentaire. «Plus une langue s’emploie à traduire, plus s’éploient ses capacité inventives. Les grandes heures d’une culture correspondent aux apports décisifs des autres langues, étrangères, toujours plus ou moins apparentées, ne serait-ce que par la vigoureuse, multiforme analogie des espaces symboliques. (…) Ainsi visitera-t-on les langues enfouies, archéologiques, et leurs trésors», indique-t-on dans l’argumentaire.
Histoire des traductions en langue française, xxe siècle Ce quatrième et dernier tome de l’Histoire des traductions en langue française achève un projet inédit par son ampleur et ses perspectives : retracer l’histoire des œuvres traduites et des traducteurs, dans tous les domaines, partout où le français a servi de langue de traduction, depuis l’invention de l’imprimerie jusqu’à nos jours. Portant sur la période qui va de 1914 au tournant des xxe-xx1e siècles, ce volume se confronte au spectaculaire phénomène d’extension spatiale et quantitative qui caractérise la traduction au xxe siècle : on estime que le volume des traductions publiées après 1960 équivaut à celui des traductions publiées avant cette date. Parallèlement, les réflexions théoriques et méthodologiques connaissent un fort développement ; siècle de la retraduction, le xxe siècle a aussi vu naître une discipline nouvelle : la traductologie. Présentation et extraits du volume L’Histoire des traductions en langue française comptera quatre volumes : xve et xvie siècles xixe siècle
“La traduction est un autre livre” Sur le personnage du traducteur en spectre et en auteur Le moins que l’on puisse dire, c’est que lorsqu’il porte des jugements sur la traduction et les traducteurs, Thomas Bernhard n’y va pas avec le dos de la cuiller. Il affirme par exemple, dans un entretien passé à la postérité: “Une traduction est un autre livre. On n’est bien entendu pas obligé de prendre systématiquement Bernhard au pied de la lettre. Mais on peut aussi prendre Thomas Bernhard au sérieux, non pas comme polémiste, non pas même comme écrivain, mais aussi comme penseur, et en l’occurrence comme penseur de sa propre œuvre et de l’effet qu’elle a produit en Autriche, dans les pays de langue allemande et dans le monde. La question à laquelle Thomas Bernhard répond ici est assez simple : « Est-ce que vous vous intéressez au destin de vos livres ? Mais qu’ont les traducteurs du XXIe siècle en commun avec ceux du XIXe, ou même ceux de la première partie du XXe ? La condamnation semble totale et définitive.
Babel heureuse - Arno Renken – Van Dieren Éditeur Lire la traduction, voici l’expérience heureuse que ce livre explore. Cette expérience se trouve largement niée par un discours critique qui jauge la lecture en traduction à partir de normes méthodologiques ou morales (“fidélité”, “adéquation” ou “justesse”) qui toutes valorisent l’identification, l’assimilation de la traduction à l’original et donc son idéale indistinction. Les descriptions de la traduction en termes de “transport”, de “passages”, etc. tendent elles aussi à la considérer comme une médiation transparente et donc indifférente pour le lecteur. En outre, les notions principales de la poétique – “voix”, “auteur”, le rapport entre littérature et langue – se trouvent élaborés comme si la traduction n’offrait aucun plaisir spécifique. Lire la traduction permet alors, par un certain “dehors”, de prendre les discours sur la traduction et la littérature à rebours.