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Enquête internationale sur les paradis fiscaux (avril 2013)

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Offshore Leaks : la base de données ouverte au public. Le réseau à l'origine des révélations sur les paradis fiscaux baptisées "Offshore Leaks" a ouvert vendredi 14 juin au soir sa base de données au public, espérant ainsi découvrir de nouveaux scandales. Basé à Washington, le Consortium indépendant des journalistes d'investigation (ICIJ) estime dans un communiqué mis en ligne sur son site que "les meilleures informations pourraient bien venir d'une collaboration ouverte, où les lecteurs peuvent explorer la base de donnée". L'ONG a donc mis au point une application qui permet de trouver les liens entre une filiale offshore d'une grande entreprise et des "bénéficiaires" plus ou moins mystérieux.

Comme l'a révélé Le Monde dès avril, BNP Paribas et Crédit Agricole ont aidé à la création de sociétés offshore dans des paradis fiscaux dans les années 1990 et 2000. Une recherche rapide sur la base de données de l'ICIJ à partir du nom "BNP Paribas" conduit à plusieurs entités offshore. ICIJ Offshore Leaks Database. Le système offshore, cet ennemi patenté de la démocratie. Evasion fiscale, 1000 milliards d’euros par an perdus en Europe.

Après la bombe Cahuzac et la menace qui pèse sur les détenteurs de comptes dans les paradis fiscaux – 2,5 millions de fichiers actuellement épluchés par les grands journaux de la planète (OffshoreLeaks) -, les ministres des Finances de l’Union européenne (UE) auraient eu du mal hier à éviter le sujet du moment qui fâche. Malgré de fortes résistances de certains pays membres de l’UE, les Européens ont décidé de s’attaquer au lourd dossier de l’évasion fiscale. Il s’impose de lui-même. Alors que de nombreux Européens du Sud payent le prix fort des mesures d’austérité (Grèce, Portugal, Espagne, Italie, Chypre…), un semblant de prise de conscience semble se faire jour. Surtout, il faut retenir un chiffre : l’évasion fiscale prive les Européens de 1 000 milliards d’euros par an. De quoi largement régler la question des déficits, tambourinent certains. C’est le président du Conseil européen Herman Van Rompuy qui a donné le «la» de cette lutte contre l’exil fiscal.

Son constat est accablant. L'«offshore leaks» ébranle jusqu'à François Hollande - Page 2. Le trésorier de la campagne de Hollande a investi dans un paradis fiscal. La révélation est embarrassante, en pleine affaire Cahuzac. Le journal Le Monde nous apprend ce jeudi que Jean-Jacques Augier, le trésorier de François Hollande pendant la campagne présidentielle, est actionnaire de deux sociétés offshore dans les îles Caïmans. L’homme de 59 ans a notamment investi par le biais de son holding financier Eurane dans la société International Bookshore Limited, créée en 2005 dans le paradis fiscal. «Ni compte bancaire personnel, ni investissement personnel» L’intéressé a confirmé l’information au quotidien, mais assure qu’il n’y a «rien d’illégal», et que l’investissement a été fait par l’intermédiaire d’Eurane en Chine.

Il précise par ailleurs qu’il ne possède «ni compte bancaire personnel, ni investissement personnel direct dans ce territoire». Le Monde s’est basé sur des données provenant de millions de fichiers recueillis par des journalistes américains regroupés dans l’International consortium of investigate journalists (ICIJ).

Paradis fiscaux : du villageois grec aux aigrefins de Wall Street. LE MONDE | • Mis à jour le | Duncan Campbell, Stefan Candea, Nicky Hager, Michael Hudson, Gérard Ryle et Marina Walker Guevara Une mine d'informations sur le système financier offshore telle qu'aucun média n'en a jamais eu entre les mains, étalant au grand jour les opérations financières opaques de personnalités politiques, d'escrocs et de super-riches dans le monde entier. C'est ce que représentent les 2,5 millions de fichiers obtenus par le Consortium de journalistes d'investigation international (ICIJ).

On y trouve des médecins et des dentistes américains, des villageois de la classe moyenne grecque, des proches d'indéboulonnables despotes, des aigrefins de Wall Street, des milliardaires d'Europe de l'Est et d'Indonésie, des cadres russes et des trafiquants d'armes. Est aussi révélée l'identité de dizaines de clients américains ayant eu des démêlés avec la justice dans des affaires de fraude, de blanchiment d'argent et autres délits financiers. Parmi eux, deux anciens... "Offshore Leaks" : les détails du projet. Le Monde publie, à partir du 4 avril, les révélations mises au jour par l'opération "Offshore Leaks".

Menée conjointement par l'International consortium of investigative journalists (ICIJ) et trente-six médias internationaux, cette investigation à l'échelle planétaire a permis d'ouvrir une brèche dans le secret qui caractérise en général les paradis fiscaux. Lire l'édito du Monde : "Le système offshore, cet ennemi patenté de la démocratie" Qu'est-ce que l'ICIJ ? Comment les fichiers ont-il été exploités ?

L'ICIJ, consortium international des journalistes d'investigation, est une initiative du Center for public integrity, basé à Washington. Il a pu mettre la main sur une mine d'informations fournies par d'anciens salariés de deux entreprises de services de financiers offshore, Portcullis Trustnet et Commonwealth Trust Limited : au total, près de 2,5 millions de documents (courriers électroniques, copies de papiers d'identités, lettres, etc.). Que révèlent ces fichiers en France ? Offshore Leaks : le vrai visage de l'évasion fiscale. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Anne Michel C'est l'une des grandes révélations de l'OffshoreLeaks. L'univers opaque des paradis fiscaux n'abrite pas seulement des multinationales, des milliardaires ou des oligarques russes, mais aussi de gros entrepreneurs et des hommes d'affaires, des notables de province et des professions libérales.

Ceux-ci ont en commun un goût prononcé pour le secret et, très souvent, une profonde aversion à l'impôt… Le "Rotary Club" aux îles Caïmans ? Parmi les noms français identifiés sur les fichiers du Consortium de journalistes d'investigation (ICIJ) figurent donc des dirigeants de grosses entreprises. L'enquête conduite à partir des fichiers nous a conduits à une société créée en 2003, aux îles Vierges britanniques, Goldenstump Investments Limited, dont la Financière Namsorg, la holding familiale des Grosman, est actionnaire aux côtés de deux autres investisseurs.

Contactée, Antoinette Grosman, présidente de la Financière Namsorg, confirme les faits. M. Offshore Leaks : "Nous publierons une dizaine de noms français significatifs" Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Anne Michel / chat modéré par Anna Villechenon Le Monde publie les révélations d'une vaste enquête sur les paradis fiscaux, menée conjointement par l'International Consortium of Investigative Journalists (ICIJ) et trente-six médias internationaux.

Anne Michel, journaliste au Monde, explique dans un chat la méthode et les enjeux de l'"Offshore Leaks". Daniel : Pourquoi la liste des 130 noms français n'est-elle pas rendue publique ? Nous avons sélectionné, dans cette liste, les noms qui font sens, soit parce qu'il s'agit de personnalités en responsabilité, tenues à l'exemplarité, soit parce qu'ils renseignent sur le rapport à l'impôt dans notre société. Francis Guil : D'abord, merci à tous ceux qui ont réalisé cette enquête. Le gouvernement français n'y a curieusement pas encore vraiment réagi, contrairement à certains hommes politiques ou mouvements, comment interprétez-vous cette prudence qui peut a priori sembler suspecte dans le climat actuel ? Combattre la mafia de l’évasion fiscale. Offshore leaks: des banques françaises, dont BNP Paribas, ont aidé. Comme il l'avait fait jeudi en dévoilant que le trésorier de la campagne de François Hollande en 2012, Jean-Jacques Augier, était actionnaire de deux sociétés offshore aux îles Caïmans, le quotidien s'appuie sur des informations du consortium indépendant de journalisme d'investigation ICIJ.

Les deux banques "ont supervisé la création de très nombreuses sociétés offshore pour des clients recherchant la confidentialité et une fiscalité plus faible, dans les îles Vierges britanniques, dans les îles Samoa ou à Singapour, à la fin des années 1990 et tout au long des années 2000", indique Le Monde. Il relève toutefois que les informations de l'ICIJ s'arrêtent au début de l'année 2010. Dans le cas de BNP Paribas, le journal souligne avoir pu reconstituer 56 montages de ces sociétés, mises en place "à partir de ses filiales à Jersey et en Asie (Singapour, Hong-Kong et Taïwan), aux îles Vierges britanniques, aux Samoa, aux Seychelles, à Hong-Kong et à Singapour". Belga. Offshore Leaks : Comment des banques françaises aident leurs clients à pratiquer l'évasion fiscale.

Des banques françaises à l'ombre des "palmiers" Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Anne Michel Dans les fichiers "Offshore Leaks" révélés par Le Monde daté du 5 avril, il apparaît que deux banques françaises majeures, BNP Paribas et le Crédit agricole, ont supervisé la création de très nombreuses sociétés offshore pour des clients recherchant la confidentialité et une fiscalité plus faible, dans les îles Vierges britanniques, dans les îles Samoa ou à Singapour, à la fin des années 1990 et tout au long des années 2000. C’est ce que dévoile le Consortium international de journalistes d’investigation (ICIJ) qui travaille sur ce dossier depuis plus d’un an et dont les données s’arrêtent au début de l’année 2010. Selon ces documents secrets, BNP Paribas opère par l’intermédiaire de ses filiales à Singapour et à Hongkong, alors que le Crédit agricole s’appuie sur sa filiale suisse, dont le siège est à Genève. Dans les deux cas, les sociétés ont été constituées depuis les filiales asiatiques.

Zgur_ : A LIRE ABSOLUMENT #DenisRobert... Eric Toussaint à propos de la collusion des banques et des paradis fiscaux. «Offshore leaks»: le rôle des intermédiaires au grand jour - Page 3. Offshore leaks: l'Etat doit passer à l'action selon Ecolo, c'est urgent dit le PS. "A l'heure où les Belges se serrent la ceinture à cause des politiques d'austérité, ces nouvelles révélations doivent pousser le gouvernement fédéral à aller chercher l'argent là où il est à savoir dans les revenus des capitaux et non dans la poche des citoyens", ont affirmé la coprésidente des Verts francophones Emily Hoyos, et les députés fédéraux Muriel Gerkens et Georges Gilkinet dans un communiqué.

Selon eux, l'ampleur des révélations "illustre à nouveau la faiblesse des Etats, dont la Belgique, et de l'Europe en matière de lutte contre la fraude fiscale". Ecolo demande ainsi que les moyens logistiques et humains du SPF Finances, "premier organisme public chargé de la lutte contre la fraude", soient renforcés pour lui permettre d'accomplir effectivement ses missions. "Plusieurs centaines de millions d'euros supplémentaires pourraient être dégagés pour équilibrer le budget fédéral de manière plus juste grâce à cela", estiment les Verts. PS: le côté retors de la finance Belga.

Transactions vers des paradis fiscaux dévoilées: une centaine de Belges cités. C'est une fuite informatique qui va secouer le monde de la finance: 2,5 millions de fichiers qui proviennent de sociétés offshore situées dans des lieux biens connus de l'évasion fiscale. Toutes ces données ont été analysées par 86 journalistes à travers le monde. Résultat : des millions de transactions vers des paradis fiscaux sont dévoilées. Des centaines de noms belges se retrouvent dans cette liste. Nos confrères du Soir ne divulguent que les initiales de quelques uns d'entre eux. La planète entière est concernée... L'information circule depuis minuit sur les sites internet des médias impliqués dans cette révélation. Sont concernés: des entreprises mais aussi des particuliers dans 170 pays différents qui ont tenté de cacher leur argent en toute discrétion. On sait que la fuite a eu lieu fin 2011. Collectionneurs d'art, hommes politiques, entrepreneurs...

Ces documents ont donc abouti entre les mains du Consortium international pour le journalisme d'investigation (ICIJ) à Washington. Les îles Caïmans, trou noir de l'économie mondiale. Aux Bahamas, entre ciel et terre. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Marc Roche A l'occasion des nouvelles révélations du "Offshore leaks" sur la fortune cachée de l'élite chinoise, nous republions cet article mis en ligne le 26 mai 2009. Vous lisez une centaine d'articles sur les paradis fiscaux, et finalement vous vous rendez compte que vous ne savez rien sur cette finance offshore bombardée à grands jets de chromos sur les écrans du G20. Voyagez en classe affaires British Airways (BA) entre Londres et Nassau, capitale des Bahamas et l'un des royaumes de cet argent extraterritorialorial, et vous en aurez un excellent aperçu.

Première surprise, la partie business de l'avion affiche complet alors que l'économique est presque vide. Les hôtesses ont du mal à placer les bagages volumineux pris en cabine par des passagers à l'évidence pressés. Le code vestimentaire de l'élite est strict : chemise, blue jeans griffés et mocassins. Le présentoir de magazines a un air macabre : la crise et encore la crise... Sociétés offshore: le Panama n'est plus à la mode. Mais pourquoi ? Dans cette liste, on retrouve des noms aussi connus que George Forrest, le riche investisseur belge au Congo et Jean-Marie Emsens, de la famille du groupe Eternit.

Aucune de ces sociétés n'a toutefois été enregistrée après 2010 et pour cause, depuis trois ans, le Panama est sur la liste noire des paradis fiscaux. Sabrina Scarna, avocate fiscaliste, explique: "On voit que des capitaux se déplacent vers des pays qui ne sont pas encore nocifs mais qui offrent la confidentialité. Il y a toujours des phénomènes de mode, quant aux structures choisies et quant aux pays dans lesquels on loge ces structures. Fin des années 90, Panama, début des années 2010, Singapour". Car tant qu'un pays n'est pas sur liste noire, c'est au fisc, de prouver qu'il y a eu abus et volonté d'éluder l'impôt. Odile Leherte. Secret bancaire : "L'affaire Cahuzac est l'arbre qui cache la forêt" Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Simon Piel Est-ce un hasard du calendrier ?

Dans une tribune publiée le 3 avril par Les Echos, Eveline Widmer-Schlumpf, la ministre suisse des finances assure qu'elle "soutient la mise en place d'un dialogue structuré avec la France" en matière de secret bancaire. Sans faire mention une seule fois du nom de Jérôme Cahuzac, la ministre explique que "les établissements financiers devront désormais refuser de nouveaux clients s'ils soupçonnent que ceux-ci ne sont pas en règle avec le fisc" et qu'"ils pourront exiger d'eux, dans certains cas ou de manière généralisée, une autodéclaration de conformité fiscale.

" Pour le procureur suisse Jean-Bernard Schmid, interrogé dans Le Temps mercredi 3 avril, le dossier Cahuzac est d'ailleurs déjà un exemple de bonne coopération entre les deux pays. En 2009, UBS s'était tirée d'affaire avec une amende de 780 millions de dollars et en livrant les noms de 4 450 de ses clients américains. Secret Files Expose Offshore's Global Impact. Dozens of journalists sifted through millions of leaked records and thousands of names to produce ICIJ’s investigation into offshore secrecy By Gerard Ryle, Marina Walker Guevara, Michael Hudson, Nicky Hager, Duncan Campbell and Stefan Candea International Consortium of Investigative Journalists A cache of 2.5 million files has cracked open the secrets of more than 120,000 offshore companies and trusts, exposing hidden dealings of politicians, con men and the mega-rich the world over.

The secret records obtained by the International Consortium of Investigative Journalists lay bare the names behind covert companies and private trusts in the British Virgin Islands, the Cook Islands and other offshore hideaways. The hoard of documents represents the biggest stockpile of inside information about the offshore system ever obtained by a media organization. The total size of the files, measured in gigabytes, is more than 160 times larger than the leak of U.S. “I’ve never seen anything like this. PARADIS FISCAUX • Offshore leaks : un gros pétard mouillé ?

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