Des chemins sur la mer — Antonio Machado. Poésie espagnole, rafael alberti. La joyeuse Génération de 1927... dont l'oeuvre "va s'épanouir en multiples rameaux étincelants"... ce groupe de jeunes poètes qui s'étaient mis en tête de rendre les honneurs à Luis de Gongora, perd avec Alberti un de ses derniers acteurs et témoins. 1927 : " Le tricentenaire de Gongora approche et l'Académie espagnole semble vouloir passer sous silence l'événement. "Un petit noyau de poètes se mobilise et constitue un Comité d'Hommage : Gerardo Diego, Pedro Salinas, Melchior Fernandez Almagro; les rejoignent Lorca, Bergaimin, Moreno Villa, Antonio Marichalar, Damaso Alonso, Jorge Guillen, José Maria de Cossio... Rafael Alberti se lie d'amitié avec cette turbulente pléiade qui fait la fête en poésie, et il gardera, tout au long d'une existence marquée par la lutte et l'exil, cet état d'esprit qui veut que la poésie soit toujours signe de vie.
Durant tous ces voyages, il n'a eu de cesse de chanter cette mer perdue. La fillette rose, assise. Nostalgie des archanges ! Esprits Nomades | notes de passage, notes de partage. Ah, comme elle est belle la terre de mon jardin. Elle sent un parfum de mère qui rend amoureux... Miguel Hernández avait les entrailles nouées à la terre et la tête contre les chaudes mamelles de ses chèvres. De là tous les tressaillements du monde lui parvenaient. Lui le petit paysan « à la tête de patate », savait dire au vent et aux hommes le pouls des choses qui battent, des hommes qui souffrent. Dans un jardin de bouchesFutures et dorées,Mon ombre brillera. Parcours de Miguel Hernández Pour la liberté je saigne, je lutte, je survis. Il était né dans une petite ville, Orihuela, près d’Alicante, le 30 octobre1910. Je suis grand à force de regarder les palmiers, rude à force de vivre avec les montagnes...
Autodidacte, à peine dégrossi par les Jésuites (école San Domingo de 1924 à 1925), il ne se nourrissait que de livres de poésie et de rosée. Répondant à un appel intérieur il quitte sa ville natale, sa femme et ses enfants pour rejoindre Madrid, comme un papillon vers la lampe. À jamais. Antonio Machado : Poésies, traduites de l’espagnol par Sylvie Léger et Bernard Sesé (Éditions Gallimard) 1Antonio Machado ? Qui est-ce ? L’expression vient souvent aux lèvres des Français cultivés, qui vous diront tout de même qui était Lorca. Disons-le franchement : Antonio Machado est un grand inconnu pour le public de langue française. Certes, on étudie Machado –et très bien– dans les Facultés des Lettres, son œuvre a figuré parfois comme sujet d’agrégation.
Des « machadiens » français –Pierre Darmangeat et Bernard Sesé en tête– ont publié des travaux lucides sur certains aspects de son œuvre et des traductions de quelques-uns de ses poèmes. 2Mais il a fallu l’effort de Bernard Sesé et de Sylvie Léger pour préparer cette édition qu’on pourrait qualifier de complète– des poèmes d’Antonio Machado, auxquels s’ajoutent une quarantaine de pages sur sa poétique (notamment le projet de discours à l’Académie), pour que les conditions soient créées d’une véritable connaissance d’Antonio Machado. 4Mais s’en tenir là serait donner une idée bien pauvre de l’œuvre de Machado. Coplas, poèmes de l’amour andalou. « S’il m’arrive de mourir, / sache que je te charge / de m’attacher les mains / avec tes tresses noires. » Une belle amie, assise au piano, m’a chanté quelques coplas d’origine andalouse, poèmes d’amour qui sont des quatrains aux lèvres pleines de sang, ivres et brûlants. C’est le chant d’un peuple, une âme répandue en milliers de paquets de vers jaillis de l’âtre d’un volcan.
C’est la joie, la peine, l’énergie primitive d’une population tombée sur terre pour y répandre la révolution par l’amour. C’est une plainte, un cri, une danse de rupture et de réconciliation, un impossible baiser. « Lorsque l’aimée naquit, écrit Guy Lévis Mano, passeur de la copla en français, il y eut liesse au ciel et même Jésus dansa. La copla naît en Andalousie, elle est donc rouge et blanche. Elle est, selon leur fameux éditeur français d’origine grecque, syncrétisme, juive par la lamentation, maure par l’accompagnement de guitare, gitane par le corps jeté dans le feu. Chacun rêve de renaître régulièrement. Pleurs. Voyage en poésie française dans le pays andalou | Libres Feuillets.
Victor Hugo Les Orientales « Grenade » (extraits) L’Alhambra ! L’Alhambra ! Palais que les Génies Ont doré comme un rêve et rempli d’harmonies, Forteresse aux créneaux festonnés et croulants, Ou l’on entend la nuit de magiques syllabes, Quand la lune, à travers les mille arceaux arabes, Sème les murs de trèfles blancs ! Grenade a plus de merveilles Que n’a de graines vermeilles Le beau fruit de ses vallons ; Grenade, la bien nommée, Lorsque la guerre enflammée Déroule ses pavillons, Cent fois plus terrible éclate Que la grenade écarlate Sur le front des bataillons Grenade efface en tout ses rivales ; Grenade Chante plus mollement la molle sérénade ; Elle peint ses maisons de plus riches couleurs ; Et l’on dit que les vents suspendent leurs haleines Quand par un soir d’été Grenade dans ses plaines Répand ses femmes et ses fleurs.
L’Arabie est son aïeule. Les Feuilles d’automne, « Laissez. – Tous ces enfants sont bien là » (extrait) Théophile Gautier España, « Perspective » *il s’agit de Jésus. Las poetas de Al Ándalus • Blog Hammam Al Ándalus. Poco leemos en la actualidad de los versos que hicieron soñar a nuestros antepasados andalusíes.
Aunque fue un género muy cultivado durante aquella época, sobre todo se recuerdan a los autores masculinos. Sin embargo, existieron también en aquella época mujeres poetas famosas que se expresaban con poemas y dejaron constancia de su voz a través de la poesía. Las poetas de Al Ándalus Poetas mujeres en el siglo XXI Antes de viajar a Al Ándalus vamos a hacer una parada en un capítulo mucho más reciente de la historia. Persona que compone obras poéticas Si acudimos a la Real Academia de la Lengua Española observamos que, efectivamente, es un término neutro que se define como “Persona que compone obras poéticas”. Hace dos años celebramos el 1300 aniversario de Córdoba como ciudad de Al Ándalus. Poesía andalusí, las poetas árabes Wallada fue hija del Califa de Córdoba Muhammad III (Muhammad al Mustafaki). Disfrutó de una libertad que no era común para una mujer de su época.
Aprensión de partida. L’Andalouse, poème d'Alfred de Musset. Avez-vous vu, dans Barcelone, Une Andalouse au sein bruni ? Pâle comme un beau soir d’automne ! C’est ma maîtresse, ma lionne ! La marquesa d’Amaëgui ! J’ai fait bien des chansons pour elle, Je me suis battu bien souvent. Bien souvent j’ai fait sentinelle, Pour voir le coin de sa prunelle, Quand son rideau tremblait au vent. Elle est à moi, moi seul au monde. C’est à moi son beau corps qui penche Quand elle dort dans son boudoir, Et sa basquina sur sa hanche, Son bras dans sa mitaine blanche, Son pied dans son brodequin noir. Vrai Dieu ! Qu’elle est superbe en son désordre, Quand elle tombe, les seins nus, Qu’on la voit, béante, se tordre Dans un baiser de rage, et mordre En criant des mots inconnus ! Et qu’elle est folle dans sa joie, Lorsqu’elle chante le matin, Lorsqu’en tirant son bas de soie, Elle fait, sur son flanc qui ploie, Craquer son corset de satin !
Allons, mon page, en embuscades ! Alfred de Musset.