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Métalloïdes

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Les métalloïdes. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Le concept de métalloïde se rapporte à un élément chimique qui ne peut être classé ni dans les métaux ni parmi les non-métaux[1], c’est-à-dire dont les propriétés physiques et chimiques sont intermédiaires entre celles d’un métal et d’un non-métal. Il convient de remarquer qu'il n'existe aucune définition standard précise de métalloïde et qu'il n'y a pas de consensus sur les éléments qu'il convient de classer dans cette famille. Il n'est pas mentionné dans le Gold Book de l'IUPAC[2] qui reconnaît en revanche les termes métal et non-métal. Par ailleurs, certains livres de chimie inorganique, actuel[3], voire un peu ancien[4], n'utilisent pas ce terme, alors que d'autres en font usage [5].

Les métalloïdes sont caractérisés par les propriétés suivantes : Les métalloïdes forment donc une bande oblique dans le tableau périodique entre les métaux et les non-métaux : Notes[modifier | modifier le code] Références[modifier | modifier le code] Bore. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Le bore est un élément chimique de symbole B et de numéro atomique 5. Depuis les années 2000, le bore est considéré (par l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) notamment, et par le règlement REACH) comme une « substance hautement préoccupante en raison de ses propriétés reprotoxiques » [7]. Histoire[modifier | modifier le code] Les composés du bore (arabe بورق - buraq, persan burah « brillant »), sont connus depuis des milliers d'années.

Cet élément ne fut isolé qu'en 1808 par Sir Humphry Davy, Gay-Lussac et le baron Louis Jacques Thénard, qui obtinrent une pureté de 50 %. Physicochimie et cinétique environnementale du bore[modifier | modifier le code] Il existe deux variétés allotropiques de bore à l'état de corps simple : le bore amorphe est une poudre brune, tandis que le bore métallique est noir. De là, il est lessivé vers les océans où il se retrouve concentré, essentiellement sous forme d'acide borique. Silicium. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Le silicium est un élément chimique de la famille des cristallogènes, de symbole Si et de numéro atomique 14.

Il est utilisé depuis très longtemps sous forme d'oxyde de silicium amorphe (silice ou SiO2) comme composant essentiel du verre. Il a depuis le milieu du XXe siècle de nouveaux usages en électronique (transistor), pour la production de matériaux tels que les silicones ou, pour fabriquer des panneaux solaires photovoltaïques. Le nom dérive du latin silex, silicis qui signifie caillou ou silex[9].

Il faut signaler, pour éviter une fréquente erreur de traduction depuis l'anglais, que l'anglais silicon signifie silicium, tandis que silicone correspond bien au silicone. De son côté, silica désigne la silice. Caractéristiques[modifier | modifier le code] Les cristaux de silicium sont gris à noirs, en forme d'aiguille ou d'hexaèdres (forme cubique). Il existe trois isotopes naturels du silicium : 28Si (92,18 %), 29Si (4,71 %) et 30Si (3,12 %). Germanium.

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Le germanium est un élément chimique de la famille des cristallogènes, de symbole Ge et de numéro atomique 32. Les premiers transistors avaient comme substrat le germanium. Histoire de sa découverte, dénomination et production[modifier | modifier le code] Winkler a nommé le nouvel élément du nom de sa patrie, par analogie avec le nom de Gallium (dérivé de Gaule) choisi par le savant français Paul-Émile Lecoq de Boisbaudran.

Mais l'origine du nom du gallium est controversée. Il pourrait en effet dériver, non du pays, mais de la forme latinisée du nom de son découvreur gallus (coq, en latin) ; Winkler aurait alors été victime d'une méprise sémantique[6]. Jusque durant la Seconde Guerre mondiale, le cartel chimique allemande Bayer devait payer des redevances à Rhône-Poulenc selon un accord signé le 24 novembre 1929 sur la mise en commun des brevets sur le germanium et le Moranyl[8]. Isotopes[modifier | modifier le code] Bol en germanium. Arsenic. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. L’arsenic est un élément chimique métalloïde semi-métallique de la famille des pnictogènes, de symbole As et de numéro atomique 33, présentant des propriétés intermédiaires entre celles des métaux et des non-métaux. Son nom vient du latin arsenicum, tiré du grec arsenikon (« qui dompte le mâle ») en raison de sa forte toxicité. Le prénom Arsène est tiré de la même racine grecque arsen (« mâle »).

C'est aussi un perturbateur endocrinien. Histoire[modifier | modifier le code] Â l'âge du Bronze ancien, les archéologues constatent que le bronze est souvent composé d'un alliage à base de cuivre et d'arsenic, nommant cette période l'âge du Bronze-Arsenic : employé comme durcissant et pour augmenter la brillance du métal, cet arsenic est une impureté naturelle contaminant le minerai de cuivre ou est ajouté intentionnellement comme adjuvant. On attribue à Albertus Magnus d'être le premier à avoir isolé l'élément arsenic en 1250[14]. Antimoine. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Histoire et étymologie[modifier | modifier le code] L'antimoine est un élément natif, connu depuis le IVe millénaire av. J. ‑C., notamment des Babyloniens. Un vase chaldéen en antimoine pur datant d'environ quatre mille ans avant notre ère a été retrouvé. La forme latine médiévale antimonium a une origine très incertaine : Au Ier siècle après J.

Dans l'Antiquité, les Égyptiens appelaient l'antimoine mśdmt. Plus récemment, les chimistes du XVIIIe siècle nommaient Mercure de vie, ou Poudre d'Algaroth, le beurre d'antimoine précipité par l'eau[19]. Minerais[modifier | modifier le code] L’antimoine se trouve le plus facilement sous forme de sulfure, combiné ou non avec d’autres métaux (plomb, cuivre, argent). Sulfures[modifier | modifier le code] La berthiérite se confond assez facilement avec la stibine. Oxydes[modifier | modifier le code] Les oxydes sont généralement colorés. Utilisation médicale[modifier | modifier le code] Un échantillon d’antimoine. Tellure. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Le tellure est un élément chimique, de symbole Te et de numéro atomique 52. C'est un métalloïde du groupe des chalcogènes. Histoire[modifier | modifier le code] En 1798, il a été isolé par Martin Heinrich Klaproth qui a proposé le nom tellure.

Son nom dérive de Tellus, la déesse romaine de la Terre. Le tellure a été découvert à la même période que le sélénium. Petit lingot de tellure, longueur 2 cm environ. Propriétés[modifier | modifier le code] Le tellure est un métalloïde argenté, cassant et facilement pulvérisé (poudre grise à brunâtre) à odeur d'alliacée. Ses particules finement dispersées forment un aérosol explosif dans l'air. Gisements[modifier | modifier le code] La production mondiale s'élève à environ 250 tonnes par an, principalement extraites des résidus de traitement du plomb et du cuivre, en même temps que le sélénium. Un indice sous le niveau 311 (3110 m de profond) montre de possibles tellurures carbonifères.

Polonium. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Histoire[modifier | modifier le code] C'est le premier élément découvert par Pierre et Marie Curie en 1898 dans leurs recherches sur la radioactivité de la pechblende. Ce n'est que plus tard qu'ils découvrirent le radium. Le mot polonium a été ainsi choisi en hommage aux origines polonaises de Marie Skłodowska-Curie. Isotopes[modifier | modifier le code] Le polonium possède 33 radioisotopes d'une masse atomique variant entre 188 et 220 u. Propriétés[modifier | modifier le code] Le polonium est un métal pauvre à température de fusion basse et relativement volatil : à 50 °C, un échantillon de polonium perd la moitié de sa masse en 45 heures, et finirait par se sublimer entièrement même à température ambiante.

C’est un émetteur de rayonnement alpha. Chaîne de désintégration : 238U α→ 234Th β→ 234Pa β→ 234U α→ 230Th α→ 226Ra α→ 222Rn α→ 218Po α→ 214Pb β→ 214Bi β→ 214Po α→ 210Pb β→ 210Bi β→ 210Po α→ 206Pb (stable) Sur les autres projets Wikimedia :