Article livre num /dir. de la BPI/ Le Monde. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Patrick Bazin, conservateur général des bibliothèques et directeur de la Bibliothèque publique d'information (Centre Pompidou) Ceux qui diagnostiquaient, dès le début des années 1990, la fin de l'ordre du livre et l'émergence de la culture numérique entendaient par là non pas la mort du livre mais la disparition de sa centralité dans le champ culturel. Selon eux, l'extension du champ de la textualité à toute forme d'expression, écrite, visuelle, sonore, corporelle, grâce au langage de l'algorithme allait permettre de dépasser, en l'englobant, le stade livresque du texte. Elle allait ouvrir à un nouvel écosystème de la connaissance, plus vaste, plus complexe, plus impliquant. Elle n'allait pas, pour autant, disqualifier l'objet livre et l'expérience spécifique de lecture qu'il délivre.
Ils avaient raison. Aujourd'hui, force est de constater que la révolution du livre numérique n'a pas eu lieu. Salon du Livre 2012 : le paradoxe du numérique, Dossiers. Les e-books n'ont pas encore décollé en France. Le Salon du livre de Paris s'ouvre dans un contexte économique morose. Les acteurs de la chaîne du livre à l'ère du numérique (Notes d'analyse 270 - 271 - 272 - Mars 2012.
Le livre numérique en France : anticiper "un changement majeur" (CAS) L'impact écologique, un nouveau paramètre pour l'édition. Comment le digicode a tué les encyclopédies de papier. Christian Robin, auteur d'un excellent ouvrage Les livres dans l'univers numérique, publié à la documentation française, intervenait pour présenter son travail dans le cadre d'un entretien qui se tenait au Salon du livre. Une conférence sur l'histoire du livre numérique, et ses ramifications anciennes, qui a permis de comprendre combien le livre numérique ne date pas d'hier...
Or, dans le contexte où l'encyclopédie Britannica a annoncé la fin de son édition papier, Christian Robin a pu préciser que les angoisses ressenties dans l'édition, face à l'essor actuel du livre numérique, pouvaient tout à fait se comprendre. Notamment dans le cas des éditeurs qui publient des... encyclopédies. « Au début des années 90, les éditeurs d'encyclopédie les plus importants n'étaient pas Universalis. C'était Hachette, Larousse et Bordas. C'est que l'on pensait alors que l'avenir était bien dans l'encyclopédie.
. « Tout le monde le pensait. Alors, un peu d'histoire, ça fait du bien, non ? Pour approfondir. Amazon joue profil bas au Salon du Livre. Le livre numérique est sur toutes les lèvres au Salon du Livre qui vient d’ouvrir ses portes au public vendredi 16 mars pour quatre jours. Un bel espace du hall 1 de la Porte de Versailles est d'ailleurs consacré à ce nouveau support, appelé à révolutionner les métiers du livre.
Et pourtant, le livre numérique peine encore à percer en France. Selon les estimations pour 2011 de l’institut GfK, ce marché pèse effectivement encore très peu : 18% des Français (13% en 2010) ont téléchargé 1,1 million de livres numériques en 2011, de façon payante, pour un chiffre d'affaires de 12 millions d'euros. Une misère à côté du chiffre d’affaires globale du monde de l’édition, puisqu’il équivaut à 0,3% seulement. Dans sa lettre ouverte aux candidats, le syndicat national de l’édition indique que ce marché "représente encore moins de 2% du marché du livre grand public. Le SNE mène la charge Amazon concentre les critiques Le géant américain fait pourtant profil bas au salon.
Rapport parlementaire sur les enjeux européens de la numérisation de l’écrit. La commission des affaires européennes de l’Assemblée nationale, présidée par M. Pierre Lequiller (UMP, Val d’Oise) a autorisé, le 6 mars dernier, la publication du rapport d’information de MM. Hervé Gaymard (UMP, Savoie), et Michel Lefait (SRC, Pas-de-Calais), sur les enjeux européens de la numérisation de l’écrit. Résumé officiel du rapport "Les nouvelles technologies de la numérisation, ainsi que les nouveaux matériels comme les liseuses, ont entraîné l’apparition des livres numériques que l’on peut considérer comme une évolution du livre imprimé. Les marchés de ces livres sont très différents selon les pays. Si, aux États-Unis, ils atteignent déjà 8 % du marché, ils sont encore peu importants en Europe (1,8 % en France) à l’exception de la Grande-Bretagne (6 %).
Ils sont certainement appelés à se développer rapidement, leur impact sur la lecture et la diffusion du savoir étant diversement apprécié par les spécialistes. Convergence de tous les vecteurs culturels et de connaissance. 4450 - Rapport d'information de MM. Hervé Gaymard et Michel Lefait déposé par la commission des affaires européennes sur les enjeux européens de la numérisation de l'écrit. No 4450 Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 6 mars 2012. sur les enjeux européens de la numérisation de l’écrit, PAR MM.
Hervé GAYMARD et Michel LEFAIT, Députés La Commission des affaires européennes est composée de : M. Pages 1. 2. 1. 2. 3. 1. 2. 3. 1. 2. 3. 1. A) Les scanners 17 b) Les liseuses 18 (1) Les appareils spécialisés 18 (2) Les appareils non spécialisés 18 2. 1. 2. A) France 21 b) Allemagne 22 c) Espagne 22 d) Italie 22 e) Grande-Bretagne 22 f) Les États-Unis 23 g) Le Japon 23 h) Les perspectives 23 1. 2. 1. gabriel 39 2. 1. 2. A) La communication de la Commission du 30 septembre 2005 41 b) La mise en œuvre de l’initiative « i2010 : bibliothèques numériques » 42 1. 2. 1. europeana, portail de consultation 44 2. 1. 2. 1. 2. II. 1. 2. A) Les enjeux juridiques() 61 b) Les enjeux culturels 62 1. 2. 3. 4. 5. Les marchés de ces livres sont très différents selon les pays. Mesdames, Messieurs, L’ordinateur était, jusqu’aux années 1970, cantonné aux sciences et aux techniques.
A. 1. Labs.hadopi.fr/sites/default/files/ressource/4967/files/auteurtempsnumeriqueld.pdf. Ecrivains et éditeurs : je t’aime moi non plus. Conjoncture : L'édition a bien résisté en 2011. Le chiffre d'affaires du secteur n'a reculé que de 0,2% l'année dernière selon le panel GfK. Les ventes de livres numériques restent marginales.
Une semaine avant le Salon du livre, le ministère de la Culture donne traditionnellement les chiffres du marché de l'édition. Bon an mal an, le secteur de l'édition est réputé stable. 2011 ne fait pas exception à la règle, avec des ventes de livres en valeur qui ont reculé de seulement 0,2 %, selon le panel GfK. Soit un chiffre d'affaires d'environ 2,8 milliards d'euros hors taxe. À comparer au 1,31 milliard d'euros générés par le cinéma français. Plus d'un Français sur deux (52 %) a acheté un livre en 2011. Les ventes de livres numériques, appelées à bouleverser l'économie du secteur, restent marginales. Le futur de l'édition ? "Même Gutenberg peut le voir" (Seth Godin)
À plus d'un titre, Seth Godin fait office de mage, ou de devin. L'un des blogueurs les plus influents de la toile, dans le domaine de l'édition ne peut pas lever le petit doigt sans attirer l'attention. Alors quand il ouvre la bouche, pour parler de l'édition et de son futur, on s'assoit, et on écoute. Surtout depuis la décision de Random House d'augmenter drastiquement le prix de vente de ses livres numériques pour les bibliothèques. Mais c'est aussi pour la promotion de Stop Stealing Dreams, un ouvrage traitant des questions d'éducation et de pédagogie, que Steh était invité sur Digital Book World. Passons rapidement. Et revenons sur le Domino Project, qui avait fait scandale : supprimer la publication papier, en passant par de l'impression à la demande. Une avancée inédite, et passablement en avance. En parallèle, Godin ne se fait pas d'illusions : la possibilité pour tout un chacun de pouvoir publier son livre exerce une influence durable et complexe sur l'édition.
Pour approfondir. Loi sur la numérisation de livres indisponibles. Dossier législatif Assemblée nationale. 2012-287 du 1er mars 2012. Prix des ebooks : cette situation est-elle bien raisonnable ? Le groupe Pearson vient de publier ses résultats : l'année dernière, la vente d'ebooks a constitué le tiers de son chiffre d'affaires, soit une hausse de 18 % par rapport à 2010. On ne le répétera jamais assez, mais les livres numériques prennent une place de plus en plus importante dans l'édition actuelle : c'est très vrai aux États-Unis, cela l'est peut-être dans une moindre mesure en Europe et notamment en France.
Un article de Mobiledia revient sur ce qui a permis de fixer les prix des ebooks tels qu'on les connaît aujourd'hui... et c'est encore et toujours la faute d'Amazon qui, en proposant des ebooks à 10 dollars avant tout le monde, a non seulement rendu plus d'un éditeur neurasthénique, mais a largement profité des marges insolentes que lui offraient la vente d'ebooks, explosive, comparé à la vente de livre physique, en moins bonne santé. Et... Apple est arrivé Good Job, Steve! Incompréhension sur les prix Au final, personne n'est content. Et en France ? Pour approfondir. Pearson : Le livre et la presse numériques représentent un tiers du CA. Pearson : Le livre et la presse numériques représentent un tiers du CA Pearson (Financial Times, Penguin etc…) et leader mondial dans l’édition scolaire a publié ses résultats financiers pour 2011. Le chiffre d’affaires du groupe est 6,26 milliards d’euros et enregistre une hausse de 6% versus 2010.
La raison essentielle de cette bonne santé économique est le numérique. Le numérique (presse et livre numériques) a représenté l’an dernier un tiers du CA du groupe (+18% vs 2010). Cette croissance est due à l’accroissement des abonnements numériques au Financial Times (+29%), la vente soutenue de livres électroniques et la hausse de l’utilisation des programmes éducatifs numériques (PowerSchool, MyLabs, SuccessNet, Wall Street English…), plus 23% versus 2010. Concernant l’éditeur Penguin, les ventes d’ebooks ont doublé. 20 millions d’exemplaires ont été écoulés en 2011. Le livre numérique représente pour la maison d’édition, 12% du chiffre d’affaires et jusqu’à 20% aux États-Unis.