Pédagogie : l'imposture des "compétences" Tous les enseignants connaissent cette notion de "compétences" au nom de laquelle ils sont contraints de pratiquer une pédagogie absurde qui conduit à la crétinisation des élèves qui leur sont confiés. Voilà une publication salubre susceptible de nourrir leur résistance : La destruction organisée de notre système éducatif par la doctrine des (in)compétences Alain PLANCHE - Presses universitaires de Bordeaux – 2012 Présentation de l'éditeur : Pour les parents, le mot "compétence" évoque d'abord des livrets aux termes étranges, parlant de tout, sauf des points forts et des faiblesses des élèves dans les disciplines fondamentales. Alain Planche, mathématicien et économiste, annonce dès l'abord ses convictions : il condamne, non pas la compétence (comment serait-ce possible?) Relire aussi le " Bienheureux Chaboteau " qui reste d'actualité.
Aurélien Bellanger : « Avec Internet, la vie change de forme » Pour écrire votre roman, vous avez en grande partie puisé dans une matière documentaire disponible sur Internet. N’auriez-vous pas pu l’écrire sans Wikipédia ? Wikipédia a été indispensable dans l’écriture de mon roman car il m’a donné accès à une masse d’information très grande et très bien organisée. Sans Internet le livre aurait pu exister, mais il aurait alors été un portrait plus qu’une fresque. Internet m’a permis d’élargir le champ, et a parfois agi comme catalyseur, me fournissant au bon moment l’objet qui me permettait de faire rebondir la narration.
Par exemple lorsque j’ai découvert le combiné Mageco, une sorte d’ordinateur portable lancé au début des années 1980, un hybride du minitel et de l’ordinateur. J’ai fait de Pascal Ertanger son premier acheteur, le possesseur d’une chose mythique, dont la possession a fait évoluer son rapport social avec ses camarades. Cet élément est arrivé par hasard dans mes recherches grâce à Internet. C’est un faux roman geek (1). France : «Cartable numérique» ou «e-éducation» affichent des résultats médiocres. Révolutionner la pédagogie par l'introduction de l'ordinateur à l'école est un vieux fantasme. Dans les années 1960, André Malraux avait fait équiper en téléviseur les salles de classe, persuadé que cet outil d'avenir allait révolutionner la pédagogie. Depuis, cet amour des politiques pour les nouvelles technologies, et particulièrement dans leur déclinaison pédagogique, ne s'est jamais démenti.
Claude Allègre, en son temps, avait déclenché l'ire des professeurs en vantant l'interactivité, qui devait éradiquer l'échec scolaire puisque «quand l'élève pose une question, l'ordinateur répond». Pourtant, malgré les déclarations d'intention, la France accuse un sérieux retard en matière d'«e-éducation», avec une piètre 24e place mondiale pour l'usage des nouvelles technologies en classe, selon un classement de la Commission européenne en 2006.
Casser le «rapport frontal» » L'ordinateur n'a pas réussi son entrée à l'école » INTERVIEW - «C'est en écrivant qu'un enfant enregistre» France : L'ordinateur n'a pas réussi son entrée à l'école. Les résultats d'une expérience menée dans les Landes ne sont pas convaincants. Collégiens comme professeurs n'utilisent que rarement les possibilités du numérique.
L'expérience lancée il y a huit ans par le conseil général des Landes avait le mérite d'être ambitieuse. Sous l'impulsion d'Henri Emmanuelli, son président depuis 2001, le département avait choisi d'équiper en ordinateurs portables et en logiciels pédagogiques l'ensemble des collégiens et des professeurs pour un investissement de 45 millions d'euros, hors coût de fonctionnement… Un test grandeur nature de l'efficacité des nouvelles technologies dans les classes.
Huit ans plus tard, une étude commandée à la TNS Sofres et présentée au salon Ludovia, sorte d'université d'été de l'e-pédagogie, rend compte de l'appropriation des outils numériques par les élèves et leurs professeurs. Force est de constater que le bilan reste mince. Maîtriser la langue française Finalement, la révolution numérique n'a pas eu lieu. Est-ce que Google nous rend idiot ?
Il nous a semblé important de vous proposer à la lecture Is Google Making Us Stupid ? , l'article de Nicolas Carr, publié en juin 2008 dans la revue The Atlantic. Dans cet article, l'auteur de Big Switch et de Does IT matter ? , part d'un constat personnel sur l'impact qu'à l'internet sur sa capacité de concentration pour nous inviter à réfléchir à l'influence des technologies sur notre manière de penser et de percevoir le monde. InternetActu | • Mis à jour le | Par Nicolas Carr Il nous a semblé important de vous proposer à la lecture Is Google Making Us Stupid ? “Dave, arrête. Moi aussi, je le sens. Je crois savoir ce qui se passe. Pour moi, comme pour d’autres, le Net est devenu un media universel, le tuyau d’où provient la plupart des informations qui passent par mes yeux et mes oreilles. Je ne suis pas le seul. Bruce Friedman, qui bloggue régulièrement sur l’utilisation des ordinateurs en médecine, décrit également la façon dont Internet a transformé ses habitudes intellectuelles.
Livre. «Internet nuit à notre pouvoir de concentration» A l’été 2008, un article du magazine culturel américain The Atlantic déclenche un beau barouf. L’auteur, Nicholas Carr, y soutient que l’internet nous rend idiots à force de réduire notre pouvoir de concentration. Le réseau nous encourage à la lecture fragmentée, à la pensée dispersée, à la distraction perpétuelle de clic en clic, de site en site, de message en message. Nostalgique de la lecture longue, qui nous plonge en profondeur dans une pensée, et qui est au cœur de notre mode d’éducation, Nicholas Carr s’inquiète dans son article d’une révolution informationnelle qui est aussi mentale.
En 2010, encouragé par les innombrables débats pour ou contre qui ont suivi la parution de son article, Nicholas Carr publie dans les pays anglo-saxons The Shallows, un livre qui étaie son point de vue critique. Reste aujourd’hui à évaluer l’influence du Net sur notre mental, voire notre comportement social. Vous avez écrit votre fameux article «Est-ce que Google nous rend stupides?» Non.