Hongrie: sur la route des roms, milice et extrême droite. Dans le village de Gyöngyöspata, dirigé par un maire du parti d'extrême droite Jobbik, la minorité Rom vit dans la peur. Au printemps 2011, les milices d'extrême droite rôdaient dans le village. Elles apparaissent toujours, mais plus discrètement.Reportage. « Tu peux me prendre en photo ? Tu me trouves assez belle ? » Dans un long couloir sombre, Elvira se recoiffe devant un miroir à pied, puis prend la pose, en riant. Son père, un bon vivant d'une soixantaine d'années la regarde, en chantant Joe Dassin puis pérore sur Nicolas Sarkozy, dont le village familial est situé à 30 km de là. ©Anaëlle Verzaux Avec les Hongrois non Rom sur les hauteurs, et les Roms dans un vallon, situé en zone inondable.
Janos Farkas, trente ans, le vajda (chef) des Roms de Gyöngyöspata, nous invite à entrer dans sa chambre garnie d'animaux en peluche, le seul endroit au calme de la maison. Descente de milices et maire d'extrême droite Jumelage irano-hongrois Son visage de poupin joufflu tranche avec ses idées. Publie un fichier "Roms" de la gendarmerie. Rue89 s’est procuré un programme informatique provenant d’une brigade de gendarmerie et contenant un fichier de « Roms ». « Des fichiers de Roms, il n’y en a jamais eu », assurait le 9 octobre à Rue89 le général Morel. L’ancien responsable entre 1997 et 2004 de l’OCLDI (Office central de lutte contre la délinquance itinérante) entendait ainsi contredire les documents internes à son service publiés deux jours plus tôt par LeMonde.fr et Rue89, faisant état de nombreuses mentions d’un « fichier Mens » (Minorités ethniques non-sédentarisées), un fichier de Roms illégal car non-déclaré et ethnique.
Rue89 s’est cependant procuré une nouvelle preuve attestant de la réalité de la collecte de telles informations au sein de la gendarmerie nationale : un programme informatique recensant les Roms, non-déclaré à la Cnil (Commission nationale de l’informatique et des libertés). Sur la page d’accueil de ce programme, sous l’intitulé « fichiers », figure le nom « Roms ». Les Roms, boucs émissaires de l'incantation sécuritaire.
Aïe aïe aïe ! On dirait que le lien sur lequel vous avez cliqué n’était pas très frais. Ou bien nous avons déménagé une de nos pages un peu brutalement. Ou alors Pierre Haski a encore cassé un truc en voulant réparer le site avec son marteau. Mais maintenant que vous êtes là, profitez-en pour faire un tour sur notre page d’accueil ou bien sur l’un de nos sites thématiques (Rue69, Rue89 Culture, Rue89 Sport).
Il sauve la vie d’un Rom : 20 ans de prison… - Ça se passe en Eu. En Bulgarie, la justice a condamné un jeune « d’origine étrangère » pour le meurtre d’un étudiant bien sous tout rapport. Fait divers médiatique : 20 ans de prison pour le jeune en question, l’Australien Jock Palfreeman. Mais derrière la version officielle, une autre vérité se profile, moins favorable à la justice bulgare. Où l’on apprend qu’il ne vaut mieux pas venir en aide à des Roms victimes d’une agression raciste au sein de l’Union européenne. Jock Palfreeman est un jeune Australien de 23 ans installé depuis quelques mois en Bulgarie.
Sans trop réfléchir, Jock court s’interposer, un couteau à la main, entre les voyous et l’un des deux Roms qui gît au sol, inconscient. Des témoins écartés Le père de Jock, qui s’est personnellement déplacé d’Australie pour soutenir la défense de son fils, a mené sa propre enquête et pointé de nombreuses anomalies. Une vidéo malencontreusement effacée « La Bulgarie aux Bulgares » En photo : Des supporters du club Levski. Éric Simon. Les Roms, « étrangers proches » des Balkans, par Laurent Geslin. Des bidonvilles de Roumanie aux trottoirs de Toulouse: la tragéd. VIDEO - DIAPORAMA - Blaj, 24 mai 2009. Blaj, petite ville proprette de 20 000 et quelques habitants en Transylvanie méridionale, à 400 km au nord-ouest de Bucarest.
Blaj où vivent Florin Petrulea et Ramona Stoica, croisés un mois plus tôt à Toulouse. Blaj, des commerces, des banques, une église orthodoxe, une supérette… Enjamber la rivière par l'interminable pont de singe aux planches inégales, gîtant à 30 m au-dessus de l'eau. Puis cheminer à travers le terrain vague où deux chevaux fatigués broutent l'herbe drue entre détritus et gosses crottés, intrigués par la présence d'étrangers. Passer entre les bicoques de bric et de broc. Déboucher dans la rue Propilor, qu'un candidat aux municipales a fait goudronner l'an dernier contre la promesse de leur bulletin de vote, expliquent les habitants. Et pour cause : la rue Propilor, c'est le tiers-monde au cœur de l'Europe. Aucune revendication, aucune accusation n'émerge pourtant. Pauvres parmi les pauvres, les Stoica.