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Lectures : littérature, Shoah & IIGM

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Fondation pour la Mémoire de la Shoah. « La Société allemande sous le IIIe Reich » de Pierre Ayçoberry. Hitler faisait fureur. Un parti rejeté mais un chef vénéré: une histoire étayée sur les ambivalences de la société allemande sous le IIIe Reich. Pierre Aycoberry, La Société allemande sous le IIIème Reich. 1933-1945. Seuil, «L'Univers historique», 433 pp. Victimes ou coupables? Le jugement que l'on émet sur l'attitude des Allemands durant le IIIe Reich a sans cesse varié, de la condamnation sans appel formulée par David Goldhagen aux réponses nuancées apportées par les historiens, Ian Kershaw notamment. Le débat, parfois vif, reste ouvert, mais Pierre Aycoberry, dans un livre remarquable, permet désormais au lecteur de se mouvoir sur un terrain solide. Grâce d'abord à la parfaite connaissance de l'historiographie allemande de l'auteur, professeur émérite à l'université de Strasbourg, et ensuite à un style clair, vivant et accessible, répudiant l'invective mais ne rechignant pas à prendre parti.

Cette société, rappelle Ayçoberry, fut d'abord marquée par la violence. Parfois occultée par la réussite économique du Reich (réglant comme par magie la crise), cette terreur fut soutenue par des millions d'Allemands, enrôlés dans la SA et la SS, ou exerçant avec fougue leurs talents de délateurs. WIEVIORKA Olivier. Dire la Shoah: entre nécessité et impossibilité. Mémoire Juive et Education. Jardin à la française. Je n’ai pas lu le livre et ne le lirai pas. C’est comme ça. La rigueur a ses limites. Ne pas s’infliger tous les nanars de la littérature ou du cinéma pour se permettre d’en parler en est une. C’est d’autant plus justifié que, dans la polémique qui s’est engagée autour de l’exécution posthume de son grand-père par Alexandre Jardin, c’est moins le livre que les réactions qui m’intéressent.

Alexandre Jardin a entrepris sa repentance pour les fautes de son grand-père. Jean Jardin était-il un organisateur de la rafle, un inspirateur ? C’est là que ça devient intéressant. Mais il n’en est rien. Où est la bonne surprise, dans tout cela ? Il aura peut-être fallu la fruste analyse d’Alexandre Jardin pour susciter ce mouvement, qui voit même citer, dans Le Monde , cette excellente phrase d’Henry Rousso et Eric Conan : Les quelques appréciations convergentes, émises par des personnes qualifiées et peu suspectes de complaisance, dessinent un portrait très moderne d’Alexandre Jardin. "HHhH", de Laurent Binet : Laurent Binet au secours des héros - Le prix Goncourt du premier roman attribué à Laurent Binet pour. Livres - Yannick Haenel - JAN KARSKI. Le triptyque méduse, avec son dispositif concis, son écriture écorchée, son acuité de chaque instant.

Il y a d'abord deux comptes-rendus. Dans Shoah de Claude Lanzmann, apparaît Jan Karski, filmé en 1977, qui tressaille, pleure, s'échappe du champ de la caméra, au moment de revenir trente-cinq années en arrière. Il le fait en un mot, «now» (maintenant), et revoit la destruction des juifs. Pour qu'il alertât le monde et prévînt le massacre total, en 1942, dans le ghetto de Varsovie par deux fois, puis dans un camp d'extermination nazi, cet officier polonais fut introduit parmi la mort à l'oeuvre. «Il ne voulait pas revivre ça, et il le revit une fois de plus. Même démarche, dans le deuxième chapitre, à propos de l'ouvrage publié à New York par Jan Karski en 1944 : Story of a Secret State. Revue ESPRIT. Polémique autour de "Jan Karski"

Le cinéaste Claude Lanzmann accuse Yannick Haenel, auteur d'un roman consacré à la figure du résistant polonais, de falsification de l'Histoire. L'écrivain se défend, au nom de la liberté de création. LE MONDE | 25.01.2010 à 16h23 • Mis à jour le 25.01.2010 à 19h46 | Par Thomas Wieder Depuis quelques semaines, il ruminait sa colère. Et puis il a décidé de passer à l'attaque. Pour cela, Claude Lanzmann a choisi l'hebdomadaire Marianne. L'article, auquel le romancier a immédiatement réagi, a également indigné le directeur de la collection dans laquelle le livre est paru, Philippe Sollers. Sur quoi la charge porte-t-elle ? Au sein de celle-ci, Karski jouera un rôle de messager.

Le premier, d'abord. "Misère d'imagination" Les critiques visant le troisième chapitre sont d'un autre ordre. Un passage, en particulier, l'a ulcéré : celui dans lequel est racontée l'audience que Franklin D. Avant de voir Karski. " Jan Karski " de Yannick Haenel : un faux roman. L’affaire Jan Karski et les droits du romancier - La république. Parfois, la vie littéraire, c’est la guerre. Si en plus la vraie guerre en est le sujet, le combat se déroule ton sur ton. Depuis la parution en septembre de Jan Karski (Gallimard), le roman de Yannick Haenel sur l’action du grand résistant polonais dans les années 1940, Claude Lanzmann ronge son frein ; depuis que le livre figure dans les listes de meilleures ventes, il ne retient pas ses critiques chaque fois qu’on l’interroge à ce sujet ; depuis qu’il a été couronné en novembre du prix Interallié après l’avoir été du prix du roman Fnac, il ne décolère pas ; aussi cette semaine a-t-il décidé de faire feu sur Yannick Haenel dans la pure tradition de la contre-attaque.

Mercredi, il a lancé un Scud dans sa direction au cours de la présentation de son film de la mémoire Shoah intégralement rediffusé à 20h35 en deux soirées sur Arte à l’occasion du 65 ème anniversaire de la libération d’Auschwitz. Post-scriptum du 26 janvier : lire la réaction de Yannick Haenel à la polémique. Yannick Haenel s'est-il planté? Yannick Haenel répond à Annette Wieviorka (Mediapart) - une vidé. Livres : Qui était Jan Karski ? Les Mémoires de ce résistant polonais qui dévoila aux Alliés en 1943 la réalité du génocide des Juifs sont réédités. Ils révèlent un destin hors du commun. Les polémiques parfois font avancer l'histoire.

On peut craindre, hélas, que la récente controverse dont le grand résistant polonais Jan Karski est le centre n'aboutisse guère à ce résultat tant elle est chargée de non-dits. Dans l'argumentation des uns, on perçoit la difficulté à reconnaître que les Occidentaux, et spécialement les Américains, n'ont pas mis tout en œuvre pour venir en aide aux Juifs d'Europe menacés d'extermination par les nazis.

D'un autre côté, il est très clair que la concentration des tirs de certains sur Roosevelt, taxé d'aveuglement quant aux buts ultimes d'Hitler, n'apparaît pas innocente. Dans ce contexte passionnel, il faut se féliciter de voir enfin réédité le témoignage que Jan Karski rédigea à chaud à la fin de la guerre aux États-Unis, et dont le retentissement à l'époque fut immense. Décrire l'horreur. Jan Karski (Mon nom est une fiction) - SPECTACLES - PROGRAMMATION. 1108-7698-1-thereader_v2.pdf (Objet application/pdf) Le Liseur de Bernhard Schlink. Intro Biographie Œuvres Liens Notice biographique de Bernhard Schlink Bernhard Schlink est né en 1944.

Il partage son temps entre Bonn et Berlin . Il exerce la profession de Juge . Il est l’auteur de plusieurs romans policiers couronnés par de grands prix. Il a notamment publié en France Le Liseur (Der Vorleser) aux Editions Gallimard ( 1996) et Amours en Fuite ( Liebesfluchten) aux Editions Gallimard ( 2001) Le Liseur ( résumé et revue de presse) Résumé du Liseur A quinze ans, Michaël fait par hasard la connaissance, en rentrant du lycée, d'une femme de trente-cinq ans dont il devient l'amant.

Sept ans plus tard, Michaël assiste, dans le cadre de des études de droit, au procès de cinq criminelles et reconnaît Hanna parmi elles. Il la revoit une fois, bien des années plus tard. «Comment pourrait-ce être un réconfort, que mon amour pour Hanna soit en quelque sorte le destin de ma génération que j'aurais moins bien su camoufler que les autres ?» Quatrième de couverture des Editions Folio Lire. Littérature étrangère ; Le Liseur, de Bernard Schlink ; par Saïd. De toutes les périodes marquantes de l'histoire, peu auront été décrites, discutées et disséquées autant que la période nazie, avec ses antécédents, ses conséquences et son corollaire, (unique dans l'horreur) l'holocauste.

La fascination ne cesse pas, aucun miroir tenu devant la face de l'humanité n'a autant de facettes multiples et ambiguës. Pour le bourreau en chacun de nous, la question, serais-je capable de cela? Pour la victime en nous, la question, comment aurais-je traversé cette tragédie, cette humiliation sans nom, aurais-je gardé mon humanité jusqu'à la fin? L'Allemagne, détournant le regard pendant au moins les deux décennies qui suivirent la fin de la guerre, ne fait plus exception à la règle de l'interrogation permanente, bien au contraire. Les intellectuels allemands contemporains qui souvent n'étaient pas nés pendant la deuxième guerre mondiale, ou à peine, se penchent constamment sur leur histoire non résolue.

Extrait: Notre seule bagarre eut lieu à Amorbach. "The Reader" : le 'Liseur' perverti par Hollywood. L'erreur du «Liseur» | slate. En février 2009, Ron Rosenbaum rédigeait l'article ci-dessous, quelques jours avant la cérémonie des Oscars avec le titre «Ne donnez pas un Oscar au “Liseur”». Son réquisitoire n'a pas été entendu puisque Kate Winslet a obtenu l'Oscar de Meilleure actrice.

Nous republions l'analyse (mis en ligne sur Slate le 20 février) de Rosenbaum alors que le film sort en France mercredi 15 juillet. publicité Si je n'avais pas employé si récemment la locution, j'appellerais sans doute «Le Liseur» «le pire film sur la Shoah de tous les temps». Le fait qu'il a été nommé pour l'Oscar du Meilleur film apporte la preuve, surprenante, qu'Hollywood semble croire que dès lors qu'un film parle de la Shoah il mérite forcement l'approbation, point. On trouvera dans un compte rendu récent du New York Times sur la course aux Oscars une indication assez déprimante de la manière dont le film dénature la Shoah.

Qu'était-ce, précisément, le «problème personnel surmonté» par le personnage joué par Kate Winslet? Cinéma : Stephen Daldry : «“Le Liseur”, c'est la ban. INTERVIEW - L'adaptation du best-seller de Bernhard Schlink par le réalisateur de «Billy Elliot» et de «The Hours» a valu un oscar mérité à Kate Winslet. ★★★ The Reader Drame de Stephen Daldryavec Kate Winslet, Ralph Fiennes, David Kross. Durée : 2 h 03. » Les séances sur Le Figaroscope Dans ce film, Kate Winslet est Hanna Schmitz, une femme de 36 ans qui initie aux jeux de l'amour un adolescent auquel elle a caché son passé de criminelle de guerre nazie.

«C'est une histoire d'amour complexe ainsi qu'une odyssée dans l'Allemagne d'après-guerre, sans rédemption ni pardon», confie le cinéaste anglais Stephen Daldry. Actuellement à New York, celui-ci surveille la production de la comédie musicale Billy Elliot inspirée de son film et composée par son ami Elton John, à l'affiche depuis novembre dernier à Broadway. LE FIGARO. - Quand avez-vous découvert Le Liseur de Bernhard Schlink ? Et alors ? Parce que vous lui avez demandé ? Que pensez-vous de son silence ? » La bande-annonce du film : La Culpabilité allemande. * Première publication aux Éditions de Minuit en 1948. Représentant de l’existentialisme chrétien, Karl Jaspers traite ici la question de la responsabilité collective de l’Allemagne avant et pendant le conflit. « Celui qui est resté passif sait qu’il s’est rendu moralement coupable chaque fois qu’il a manqué à l’appel, faute d’avoir saisi importe quelle occasion d’agir pour protéger ceux qui se trouvaient menacés, pour diminuer l’injustice, pour résister.

Même lorsqu’on se soumettait par impuissance, il restait toujours du jeu permettant une activité, certes non exempte de danger, mais que la prudence pouvait pourtant rendre efficace. On se reconnaîtra, en tant qu’individu, moralement coupable avoir par crainte laisser échapper de telles chances d’agir. Préface de Pierre Vidal-Naquet Avant-propos Introduction à un cours sur la situation spirituelle en Allemagne. 1. De la culpabilitéIntroduction A.

B. La revue de presse. Le Vicaire chahuté. _1963, la présentation à Paris_ _1963, la présentation à Paris_ {*style:<b> Représentations à <b>Paris </b>, en <b>1963 </b> au Théâtre de l'Athénée. L'adaptation de la pièce de Rolf Hochhuth est signée Jorge Semprun et la mise en scène François Darbon. Les échos dans la presse parisienne. </b>*} "[...] "D'où vient l'agitation qui, presque partout dans le monde, suit l'apparition de cet ouvrage ? "Faut-il gracier le pape Pie XII, mais d'abord faut-il le condamner ? "[...] "Pièce déshonorante. "En vérité, est une monstrueuse provocation destinée à assouvir les haines des marxistes contre la papauté qui les condamna, et à flatter bassement ou à ressusciter un racisme populaire irraisonné [...] " / , 19 décembre1963.

"Je pense que les chrétiens disposent contre d'une seule arme, mais très efficace : l'abstention. " / Jean Vigneron, . De Tarantino à Scorsese : quand Hollywood f. BOUCHAREB, SÉTIF, FLN : EN DIRECT DU FESTIVAL DE CANNES - "Hors. Retrouvez en direct toute l'actualité du Festival de Cannes Il y a plusieurs choses à dire sur Hors la loi de Bouchareb que l'on vient de voir à Cannes, vendredi. Tout d'abord, le climat : protection policière très présente autour du palais du festival, fouilles au corps même pour les journalistes, sacs examinés deux fois plutôt qu'une : on se serait cru au Parc des princes lors d'un PSG-OM ou dans l'aéroport le plus surveillé au monde.

Mais la projection s'est bien déroulée. Aucun sifflet, aucune insulte, rien. Venons-en au film lui-même. Si l'on résume, Bouchareb nous raconte le début de l'histoire (le drapeau, l'officier de police), tout en le condensant (car les massacres n'ont pas eu lieu à Sétif même, le 8 mai 1945, mais pour la plupart après), puis la fin de l'histoire (les massacres par milliers d'Algériens), mais il ne nous montre pas le milieu (le fait que les Européens ont été tués aussi, autrement qu'en légitime défense, par des Algériens qui étaient bien armés). Débats. Le roman historique en question – Annette Wievioka sur « Jan Kar. Lu dans le magazine l’Histoire, qui consacre un numéro spécial aux pauvres _sujet certainement plus actuel que l’identité nationale_ une critique assez virulente du livre de Yannick Haenel, Jan Karski, par l’historienne et directrice de recherches au CNRS, Annette Wieviorka, très connue pour son travail pionnier sur la mémoire de la Shoah.

Dans ce texte, l’historienne reproche surtout à l’auteur de s’être autorisé à incarner un personnage historique et à lui faire dire des choses qui au regard des sources peu nombreuses mais existantes, semblent beaucoup plus proche de la pensée d’Haenel que de celle de Karski. Ce reproche, très étayé, semble pourtant un procès d’intention. En effet, Annette Wieviorka semble vouloir oublier que Haenel ne s’inscrit à aucun moment dans la discipline et l’exigence de l’historien. C’est un écrivain qui s’empare d’un personnage romanesque et qui le promène dans une histoire particulière. Certes le romanesque dans la Shoah semble assez compliqué à imaginer. La femme d’Éric Besson. La fiction, littéraire ou cinématographique, s’accapare volontiers l’histoire pour en faire la toile de fond d’une intrigue : le procédé, pourrait-on soutenir, est aussi vieux que la littérature, témoin Homère, dont l’Iliade avait, au XIXe siècle, soulevé la fameuse « question homérique » (la guerre de Troie a-t-elle eu lieu ?).

Il y a pourtant un événement historique dans la mise en fiction soulève systématiquement, au moins depuis quelques années, de vigoureuses polémiques : le nazisme, évidemment. On l’a vu avec Les Bienveillantes, de J. Littell, comme plus récemment avec Inglorious Basterds, le dernier film de Tarantino. C’est aujourd’hui le roman de Yannick Haenel, Jan Karski, qui est pris à parti. N’ayant pas lu Jan Karski, je me garderais bien de prendre position dans la polémique, intéressante surtout par ce qu’elle révèle sur la place unique de la Shoah dans « l’ethos » contemporain (on en déjà un peu parlé sur ce blog).

Aurait-on pu sauver les juifs ? Ah, ce « etc. » final ! Actualité : "Faux témoignage" - L'Histoire : Actualité de L'Hist. Morgan Sportès : "Même les historiens font de la fiction" - LeMo. Que dit la loi à propos de la littérature ? - Culture - la-Croix.