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Controverses autour de l'IA

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Écrire avec l'IA n'est pas une faute. J’ai rarement vu une panique morale collective aussi folle et dénuée de fondement que celle qui se développe chez toutes celles et ceux qui n’ont pas écrit le livre C’était ça ou mourir, et dont l’ego souffre à l’idée qu’il soit possible qu’un écrivain utilise des instruments d’écriture. Je ne sais pas ce que Thélyson Orélien a fait ou n’a pas fait avec l’intelligence artificielle, et je m’en fiche complètement. Ce qui compte, c’est son livre. Car ce livre est son livre. Il en est l’auteur, qu’il ait ou non utilisé l’intelligence artificielle. Pour moi qui suis un spécialiste de la réception et de la perception des nouvelles technologies dans l’imaginaire collectif, ce qui me frappe, c’est la rhétorique de la suspicion et l’imaginaire de la faute que nourrissent avec grande effervescence et théâtralité toutes celles et ceux qui sont encore en bas de la courbe de naturalisation de l’IA.

Nous sommes en train de vivre collectivement la quatrième blessure narcissique de l’humanité. Laurent Villemonteix, un enseignant face à l’IA. Pour offrir les meilleures expériences, nous utilisons des technologies telles que les cookies pour stocker et/ou accéder aux informations des appareils. Le fait de consentir à ces technologies nous permettra de traiter des données telles que le comportement de navigation ou les ID uniques sur ce site.

Le fait de ne pas consentir ou de retirer son consentement peut avoir un effet négatif sur certaines caractéristiques et fonctions. Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’internaute, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques. L’accès ou le stockage technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou l’internaute. L’IA rebat les cartes de l’apprentissage, de l’école au lycée : « Une réponse immédiate comble le désir de savoir, mais tue le désir d’apprendre »

Il faudrait être hautement présomptueux, ou génial futurologue, pour répondre à cette question : quel impact aura l’intelligence artificielle (IA), dans quelques décennies, sur notre façon d’apprendre, de mémoriser, de penser ? L’exercice n’en est pas moins utile, à l’heure où l’IA s’est installée dans la vie des élèves. Et ce afin de se préparer aux risques inhérents à ce bouleversement technique et cognitif, mais aussi nuancer les peurs qui dominent les débats, trois ans après l’émergence de ChatGPT, le modèle d’IA générative d’Open AI. Les observateurs du système éducatif et universitaire tombent d’accord sur une évidence : des contingents entiers d’élèves et d’étudiants esquivent désormais les apprentissages, en faisant travailler l’IA à leur place. « Laisser l’IA hors de la classe, c’est la laisser sans contre‑pouvoir » Cette tribune paraît dans « Le Monde de l’éducation ».

Si vous êtes abonné au Monde, vous pouvez vous inscrire à cette lettre hebdomadaire en suivant ce lien. En 1968, Emmanuel Le Roy Ladurie prophétisait que « l’historien de demain sera programmeur ou ne sera plus ». On a beaucoup ironisé sur cet enthousiasme techniciste. Pourtant, un demi‑siècle plus tard, l’école française se retrouve face à un dilemme proche avec l’intelligence artificielle [IA] générative : faut‑il l’intégrer, la tenir à distance, ou tenter de l’interdire aux portes de la classe ? La récente motion de l’Association des professeurs d’histoire et de géographie (APHG) sur l’IA reflète cette hésitation. Mais à force de dresser la liste des dangers, le texte finit par dessiner un horizon quasi prohibitif. En réalité, la quasi‑totalité des lycéens et étudiants utilisent déjà des IA génératives en dehors de l’école, tandis qu’une minorité seulement y a accès dans un environnement encadré et explicité.

L’IA a-t-elle vraiment « tué » l’auteur ? À chaque nouvelle avancée des intelligences artificielles génératives, la même inquiétude revient. ChatGPT peut être employé pour écrire des romans. Des IA imitent le style de Stephen King ou celui de J. K. Rowling. Elles permettent désormais de prolonger des univers de fiction. Cette inquiétude paraît nouvelle ; pourtant, elle prolonge un débat vieux de près de soixante ans. En 1967, le critique Roland Barthes publiait un court essai devenu célèbre : la Mort de l’auteur. La mort de l’auteur désigne ainsi un déplacement de l’autorité : le sens n’est plus imposé par une conscience créatrice souveraine, mais il est produit collectivement dans la rencontre entre le texte, ses contextes et ses lecteurs.

Autrement dit, le sens d’une histoire ne se réduit jamais aux intentions de son créateur. Besoin de récit et interprétations Cette question rejoint directement mes recherches sur le storytelling et la persuasion. Aujourd’hui, l’intelligence artificielle rend cette idée soudain très concrète. L’IA et la vertu de l’effort cognitif : que perdons-nous lorsque tout devient facile ? Il y a quelque chose de profondément satisfaisant dans le fait de parvenir à un résultat après avoir fourni un effort. Terminer un texte que l’on a longtemps cherché à structurer, résoudre enfin un problème mathématique après plusieurs tentatives, comprendre une notion qui nous résistait ou simplement trouver les mots justes après avoir corrigé et recommencé plusieurs fois : dans toutes ces situations, le résultat obtenu n’a pas tout à fait la même valeur que s’il nous avait simplement été donné.

L’effort peut être court ou considérable, durer quelques minutes ou plusieurs semaines, mais il participe souvent à la valeur que nous accordons à ce que nous avons accompli. L’intelligence artificielle générative vient aujourd’hui modifier profondément cette relation entre l’effort et le résultat. Cette interrogation devient particulièrement intéressante lorsqu’on la confronte aux sciences cognitives, car notre relation à l’effort est beaucoup plus ambivalente qu’on pourrait le penser. Lee, H. IA générative et paresse cognitive : une peur légitime… mais à éclairer. Aller au contenu < Retour au fil d'actualité IA générative et paresse cognitive : une peur légitime… mais à éclairer Une inquiétude tenace gagne les milieux éducatifs : celle de voir s’installer une forme de paresse cognitive chez les élèves qui utilisent l’intelligence artificielle générative. L’outil les rend-il vraiment moins enclins à réfléchir par eux-mêmes?

Entre résultats de recherche, mises en garde et pistes d’action, un éclairage s’impose pour dépasser la peur… et mieux outiller les pratiques. Table des matières Temps de lecture estimé : 7 minutes avec la collaboration de Audrey Miller, L’École branchée L’arrivée massive des technologies d’intelligence artificielle générative dans tous les pans de la vie numérique suscite avec raison un mélange d’enthousiasme et de préoccupations profondes, particulièrement dans le milieu éducatif. En déléguant certaines tâches à l’IA, risquons-nous d’affaiblir notre capacité à penser par nous-mêmes?

Ce que disent les sciences cognitives Média OBNL. Questions à… : Alexandre Gefen : «L'intelligence artificielle ne peut pas remplacer l'expérience personnelle de l'écrivain» Une machine qui lit 10 000 romans en une nuit. Un algorithme qui cartographie la diffusion d'une idée à travers trois siècles de littérature. Un modèle de langage qui résume, traduit, commente – et, parfois, invente. Ce n'est plus de la science-fiction : c'est le quotidien d'un nombre croissant de chercheurs. Alexandre Gefen, directeur de recherche au CNRS, pionnier des humanités numériques et auteur d’«Humanités numériques» (Hermann), apporte un éclairage.

Votre livre, paru chez Hermann, part d'un constat que vous qualifiez d'irréversible : les humanités sont entrées dans l'ère numérique. Mais «irréversible», c'est un mot un peu fort. Est-ce qu'il y a quelque chose que vous regrettez dans ce basculement ? Les humanités se sont intéressées très tôt aux méthodes numériques, aux méthodes statistiques et elles ont cherché à s'aligner dès le XIXe siècle sur la manière dont les sciences exactes fonctionnaient, en essayant d'avoir des données, des calculs. Qu'est-ce qu'une hallucination ? Une encyclique sur l’IA en éducation. Pour offrir les meilleures expériences, nous utilisons des technologies telles que les cookies pour stocker et/ou accéder aux informations des appareils.

Le fait de consentir à ces technologies nous permettra de traiter des données telles que le comportement de navigation ou les ID uniques sur ce site. Le fait de ne pas consentir ou de retirer son consentement peut avoir un effet négatif sur certaines caractéristiques et fonctions. Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’internaute, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques. L’accès ou le stockage technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou l’internaute. L'école face à l'IA - Jean-Michel Le Baut - livre ESF Sciences Humaines. Quelques chiffres éclairants sur les usages : D'ABORD UN OUTIL SCOLAIRE OU PROFESSIONNEL 71 % écrire ou améliorer un texte 66 % résumer ou analyser des données 65 %aide aux devoirs, au travail 59 %… | Claire Doz.

IA conversationnelle et santé mentale des jeunes : résultats de l’enquête européenne Selon une enquête Ipsos bva pour le Groupe VYV et la CNIL menée dans quatre pays européens, près de 9 jeunes sur 10 utilisent une IA conversationnelle en France et près d’un sur deux y évoque des sujets personnels, ces outils s’imposant comme des interlocuteurs en matière de santé mentale — non sans risques pour leur bien-être et leurs données. L'enquête révèle : ➡️ Un usage massif des IA conversationnelles qui dépasse le cadre utilitaire : 48 % des jeunes les utilisent pour parler de sujets personnels ou intimes ➡️ Une confiance importante, dans un contexte de fragilité psychologique : 69 % des jeunes estiment qu’une IA peut donner des conseils fiables ➡️ Un décalage entre confiance et compréhension des risques : seuls 32 % des jeunes déclarent savoir ce que deviennent les données qu’ils partagent avec ces outils. ➡️ Les jeunes souhaitent être mieux informés pour faire un usage éclairé de ces outils.

□ J'ai mal à ma pédagogie. Je défends sans arrêt les supports de présentation PowerPoint, face au rejet qu'ils inspirent parfois. Idem pour l'IA en formation. MAIS LÀ, j'ai vraiment du mal à… | Christopher DREAN MORETTI | 79 comments. □ Nous apprenons de plus en plus à valider. Et de moins en moins à penser. Et ce n’est pas la faute de l’IA. Avant même qu’un élève ouvre ChatGPT, le système scolaire lui a déjà appris quelque… | Yaryna BARRET.

🧠 Nous apprenons de plus en plus à valider. Et de moins en moins à penser. Et ce n’est pas la faute de l’IA. Avant même qu’un élève ouvre ChatGPT, le système scolaire lui a déjà appris quelque chose de très précis: il existe une bonne réponse, quelqu’un la détient, et votre rôle est de la trouver. Pas de la construire. L’usage de l’intelligence artificielle générative au lycée : un révélateur des inégalités socio-scolaires ? (71) L'IA, entre technologie intellectuelle et déraison computationnelle - Anne Alombert. Dans les algorithmes | Des marchands d’attention aux architectes de l’intention.

« Pendant plus d’un siècle, les marchands d’attention ont régné en maîtres [voir notre recension du livre éponyme de Tim Wu – NDE], du sensationnalisme au clickbait, des radios à sensation aux réseaux sociaux. Mais cet empire s’effondre. Les grands éditeurs ont perdu 50 % de leur trafic lorsque Google a opté pour les classements basés sur l’IA. Le secteur de la publicité numérique, qui pèse 685 milliards de dollars, est confronté à une crise existentielle : les assistants vocaux IA cessent de cliquer sur les publicités.

Le SEO, cet art obscur qui a façonné deux décennies de contenu web, a commencé à se fissurer dès l’instant où les moteurs de recherche ont cessé de diriger les internautes vers les sites web », explique Shuwei Fang, directrice associée des programmes de l’Open Society Foundations, dans une tribune pour le Shorenstein Center de Harvard. Construire le « graphe de la curiosité » Mais ce constat déjà inquiétant n’est que la partie émergée de l’iceberg, estime Shuwei Fang. (2) 2023 - Philippe MEIRIEU - Combler le désir de savoir ou attiser le désir d'apprendre ? Face à l’IA, l’enseignant ne doit pas se transformer en chasseur de fraudes, mais repenser sa pédagogie. Aussi performantes soient-elles, les intelligences artificielles génératives ne peuvent remplacer les professeurs dans leur travail d’éducation à l’esprit critique auprès des élèves. Mais pour bien remplir ce rôle, ils doivent remettre en perspective leurs pratiques et réinventer leur pédagogie.

On le sait, les intelligences artificielles (IA) génératives sont en mesure de rédiger des textes, de traiter des corpus, de générer des contenus multimédias et de résoudre des équations complexes… soit des opérations traditionnellement demandées aux étudiants. À l’université, elles provoquent (à nouveau et encore) des débats sur la place des machines dans l’acquisition de compétences.

Si les étudiants s’appuient trop sur elles, ne risquent-ils pas de considérer certaines compétences comme obsolètes ? Peut-on apprendre sans pratiquer, en déléguant la tâche à une machine ? Les réponses se multiplient avec un discours catastrophiste. Questionner la verticalité de l’enseignement. Conférence de Pascal Mougin : I.A. et création littéraire – Site des Lettres de l'académie de Lille. Consommation énergétique de l'IA grand public en 2025.

Synthèse des chiffres clés L'intelligence artificielle grand public connaît une croissance explosive qui s'accompagne d'un impact énergétique considérable. En 2024, la consommation mondiale d'énergie a connu une "très forte croissance" de 2,2%, soit deux fois plus rapide que la moyenne de la dernière décennie, largement stimulée par l'expansion des centres de données et de l'intelligence artificielle 1. L'Agence internationale de l'énergie (AIE) prévoit que la demande électrique liée à l'IA pourrait quadrupler d'ici 2030 si la technologie continue de progresser au rythme actuel 1.

En 2024, la consommation mondiale d'énergie a cru 2x plus vite que la moyenne des dix années précédentes.Source : l'Agence internationale de l’énergie (AIE) Les centres de données, cryptomonnaies et intelligence artificielle représentent désormais près de 2% de la consommation électrique mondiale en 2022, soit 460 TWh 2. L'impact carbone de l'IA est également préoccupant. Comparaison avec les requêtes Google. L’IA et l’éducation , l’exception française ? – Blog enseignant des maths. Rédiger avec l’IA sans tricher. Générer un texte par l’intelligence artificielle (IA), à partir d’une demande précise et sans fournir aucun élément, peut être assimilé à du plagiat. Mais qu’en est-il lorsque l’on utilise l’IA à des fins d’amélioration de sa production écrite dans le cadre d’un travail universitaire ? Dans le domaine de la correction de texte, il est acquis que le travail du correcteur est indépendant de celui du rédacteur principal ou plus généralement du producteur de sources.

Dans la longue chaine de l’édition, le rédacteur principal s’associe parfois à un rédacteur secondaire, ou à une équipe de rédaction, parfois un ou une secrétaire de rédaction. Chacun trouve sa place et participe à l’élaboration du texte. Un contrat d’édition précisera qui en est l’auteur. À aucun moment, dans ce processus, les droits d’auteur ne sont remis en cause, de même que les coquilles qui apparaissent au moment de l’impression peuvent être le fait de l’imprimeur. Agir sur la forme, pas sur le fond L’IA dénicheur de biais. L’IA va-t-elle nous rendre crétins ? - L'Humanité. Cartographie critique de l'intelligence artificielle générative (collectif Estampa) Vers un internet plein de vide ? (Hubert Guillaud ) Désillusionner (Olivier Ertzscheid) Des routines propagandistes et délirantes (Olivier Ertzscheid) ChatGPT partout, démocratie nulle part (Louis Derrac) L’IA peut-elle vraiment être frugale ? (The Conversation)

Le coût environnemental de l'IA est colossal et... sous-évalué (France-Culture) Qui est Scale AI, la startup qui fait le sale boulot des stars de l’IA, accusée d'« esclavage moderne » (La Tribune) Les enjeux de la confiance en l’information (Table ronde JIAPD 2025) L’autonomisation des utilisateurs (UNESCO) Artistes face à l'IA : que reste-t-il du droit d'auteur ? (France-Culture) Peut-on être consolé par une intelligence artificielle ? (France-Inter) Apprendre les langues aux machines (Collège de France)

La créativité peut-elle être artificielle ? (CNRS) Beau parleur comme une IA (The Conversation) L’IA est-elle capable d’interpréter ce qu’on lui demande ? (The Conversation) 80% des lycéens utilisent l'IA pour leur travail scolaire contre 20% des enseignants (Bruno Devauchelle) Eduquer à l'IA (Romain Jeanneau) 86 % des étudiants ont adopté l’intelligence artificielle dans le cadre scolaire selon une enquête (BercyNumérique) De la littérature à l'heure de l'IA (Milène Tourner) Comment collaborer avec une IA ? (Raphaël Doan & Franck Bodin) L'IA au service des humains ? (Axel Jean) Désinformation : explosion d’images générées par l’IA (SciencePresse)

Dialogue avec ChatGPT sur sa capacité “fonctionnelle” à philosopher (Elie Allouche) Réécriture de l'holocauste par l'IA (Le Monde / Unesco) L’intelligence artificielle n’existe pas (Luc Julia) Vers un tatouage numérique des documents ? (Alexis Léautier, CNIL) Wikipédia offre un aperçu du casse-tête juridique des IA génératives avec le droit d'auteur (Julien Lausson) ChatGPT crée une onde de choc dans le monde de l’enseignement (Le Devoir, Montréal) ChatGPT : pourquoi tout le monde en parle ? (The Conversation) ChatGPT : comment détecter qu’un texte a été écrit par l’intelligence artificielle ? – Libération.

IA & Éducation 2023 - Conférences. Young people the biggest users of generative AI (Indepedent)