background preloader

Blog et site

Facebook Twitter

Terra Permaculture. Ferme du Bec Hellouin - Eco-cente du Bec Hellouin. L'amar(r)ante. Rucher de la Huberdière. Vendredi 26 mars 2010 5 26 /03 /Mars /2010 12:00 Enfin nous avons eu quelques belles journées ensoleillées qui ont permis aux abeilles de se dégourdir les ailes. Les butineuses ont immédiatement mis à profit ce beau temps pour trouver eau, pollen et nectar sécrété par les premières fleurs. Après les petites pelotes blanches de pollen de noisetiers, elles ramènent maintenant de superbes grosses pelotes jaune vif.

Où le trouvent-elles alors qu’on ne voit encore que peu de fleurs ? Sur les saules « marsault » des haies avec leurs beaux chatons épanouis (chatons = fleurs mâles): L’activité sur les planches de vol est très importante: les jours de grand soleil il y a même embouteillage car les jeunes abeilles en profitent pour effectuer leur premier vol. Ce spectacle émouvant ravit l’apiculteur et le rassure sur l’état de ses colonies. Les anciens ont appelé ces vols groupés: "le soleil d'artifice".

Je ne sais pas si c’est vraiment utile, mais c’est beaucoup plus joli pour le promeneur. Henri. Le manifeste de l’arpent nourricier. L’agriculture per­son­nelle est dé­con­si­dé­rée par l’image dé­for­mée qu’on a de l’activité pay­sanne et par l’image idéa­li­sée qu’on a du mo­dèle in­dus­triel. Je veux mon­trer ici com­ment une micro-agriculture de per­sonnes libres, s’appuyant sur des pra­tiques agraires nou­velles très éco­nomes en la­beur, peut consti­tuer le socle d’un mo­dèle d’organisation éco­no­mique du­rable, ro­buste, et sou­hai­table. Cette ana­lyse re­prend un grand nombre de bases je­tées il y a res­pec­ti­ve­ment 80 ans et 40 ans par Ralph Bor­sodi et Ivan Illich.

An­cien régime Il y a trois cents ans, presque chaque fa­mille ti­rait sa sub­sis­tance de la terre. Même le for­ge­ron ou le po­tier avaient leur lo­pin, ce qui leur per­met­tait de va­rier leur ac­ti­vité tout en pour­voyant aux be­soins vi­taux des siens quelles que soient les fluc­tua­tions dans le re­venu de leur art. Les pra­tiques agraires étaient ru­di­men­taires. La fausse image de l’efficacité industrielle Ro­bus­tesse et paix. Permaculture. Le blog de Pierre Rabhi. Un arbre unique et solitaire fait offrande de ses ramures au ciel incandescent.

Nul ne sait par quel stratagème il a, dès son enfance, échappé à la main prédatrice de l’homme armé de fer, à la dent avide de l’animal famélique, à la rareté de l’eau et au dard du soleil plus que nulle part au sommet de son ardeur. Alentour est le désert infini submergé de silence séculaire parfois troublé par la rumeur lointaine de troupeaux évanescents allant sur les dunes et les immenses plateaux ensemencés de rocailles. Ici, l’espace et le temps sont confondus l’un par l’autre tenus, et n’ont d’autre mesure que la démesure de l’éternité. Dans cette vastitude lunaire librement parcourue de bise en février ou de vent en ouragan de sable, rugissant d’une fureur dont on ne sait la raison, l’arbre demeure en patience témoin superbe et pathétique d’un temps révolu.

En m’approchant de la colline où il se tient en vigile de silence, il grandit à mes yeux. Des battements sourds se font entendre. Un jardin potager dans le Midi. Imago.