La culture française malade des subventions. Culture : La Cour des comptes épingle les musées. En dix ans, leur fréquentation a explosé, mais les magistrats estiment que la dépense publique est disproportionnée. Trop d'argent public, pas assez d'évaluation: la Cour des comptes a présenté, mercredi, un rapport sévère sur dix ans de transformation dans 37 musées nationaux. Il fera grincer des dents les présidents de grands musées qui, à cause du rayonnement de leur institution, se considèrent parfois comme une caste à part. Certes, entre 2000 et 2010, des musées comme le Louvre, Orsay ou Versailles se sont embellis, ont enrichi leurs collections, ont vu leur offre culturelle croître et le nombre de leurs visiteurs exploser. Mais ces succès «ne font pas forcément une politique nationale réussie», selon la Cour, dont le rôle est de contrôler l'usage fait des deniers publics. Les dépenses progressent trop vite.
Au cours de la dernière décennie, l'effort consacré aux 37 musées nationaux est passé de 334 à 528 millions d'euros, soit 58 % de plus. La gratuité trop généralisée. Risque de dérapages pour les grands chantiers culturels. La Cour des comptes pointe du doigt l'inflation des budgets et le manque de pilotage pour les grands travaux culturels. Les grands chantiers culturels sont-ils trop lourds pour le budget de l'État? Présenté comme un facteur de croissance par le président de la République - notamment grâce au succès public qu'ils rencontrent -, ils seraient «difficilement soutenables» d'un point de vue financier, dans un contexte de réduction budgétaire.
«Tant en investissement qu'en fonctionnement, le financement des grands équipements culturels en cours de réalisation exposent le budget du ministère de la Culture à des tensions importantes dans les prochaines années», expliquent les magistrats de la Cour des comptes. La Cour recommande un meilleur suivi des projets Les magistrats recommandent donc le développement de schémas directeurs et un meilleur suivi des projets. » Finances publiques: nouvelle alerte de la Cour des comptes » La «dérive massive» du régime des intermittents.
Grands chantiers de la culture : coûts et délais continuent de dériver. Coût du site du ministère de la Culture. Subventions culture Midi-Pyrénées. La région Midi-Pyrénées investit chaque année 32 millions d’euros dans la culture, alors que le désengagement de l’État met à mal la survie des manifestations culturelles . Révéler les talents de Midi-Pyrénées, faire connaître les compagnies régionales et réaffirmer le soutien de la région, tels sont les objectifs du Guide des festivals, dont la 12e édition pour la saison 2010-2011 vient d’être présentée . En tout, ce ne sont pas moins de 185 manifestations qui ont été sélectionnées dans ce nouveau numéro, et font valoir la vitalité culturelle de la région Midi-Pyrénées. Le Guide sera disponible gratuitement dans plus de 3 200 sites de Midi-Pyrénées ainsi que sur le site internet du Conseil Régional .
L’action de la région en faveur des arts de la scène passe également par l’accompagnement de troupes régionales au festival d’Avignon, qui se déroulera du 8 au 31 juillet. Source: la Depeche. Coût du centre des visiteurs du parlement européen : plus de 30 millions d’euros. Coût du centre des visiteurs du parlement européen : plus de 30 millions d’euros. Le parlement européen entend se doter à l’automne 2011 d’un centre de visiteurs de 6 000 m² sur trois niveaux dans ses locaux où le grand public pourra se familiariser avec l’institution, sur le modèle du centre des visiteurs du Congrès à Washington : le « Parlamentarium ».
L’ouverture-initialement prévue pour les élections européennes de juin 2009- est programmée pour octobre-novembre 2011. Pas pressés les eurodéputés. Dans l’appel d’offres daté du 26 octobre 2010, on peut notamment lire que « l’aménagement de l’espace d’exposition devrait durer 10 ans » ! En fait, la joyeuse affaire dure depuis quatre ans et a déjà coûté la bagatelle de 23 millions entre 2007 et 2011. Mais comme le dit Mme Isabelle Durant eurodéputé Verts belge et vice-président du Parlement en charge du projet : Le Parlement attend 400 000 à 450 000 visiteurs par an. Jean-Baptiste Leon A lire : » L’Europe dilapide notre argent! : L'échec annoncé du parc minier Tellure du Val d'Argent. Ce parc minier, dans le Haut-Rhin, est l'exemple type, selon la Cour des comptes, des projets touristiques mal montés à l'origine et qui handicapent durablement les finances des communes locales.
Le projet prévoyait un espace muséographique de 2800 m2, tablait sur 150.000 visiteurs par an, un parcours de 2 heures 30, pour un investissement de 11,9 millions d'euros. Au final, le parc minier Tellure du Val d'Argent, dans le Haut-Rhin, accueille environ 14.000 personnes par an, dans 2500 m2, pour une visite de 2 heures maximum et a coûté 13,37 millions d'euros. La Cour des comptes n'y va pas de main morte: ce musée monté par la communauté de communes du Val d'Argent, qui permet aux touristes de visiter à pied la mine Saint-Jean Engelsbourg, est la chronique «d'un échec annoncé». Avant le démarrage des travaux, plusieurs études avaient chiffré entre 33.000 et 50.000 le nombre maximum d'entrées annuelles envisageables. Gestion du personnel hasardeuse. 320 millions pour le Musée des archives impériales. Coût de la culture pour les collectivités. En France, l’État dépense beaucoup pour la culture, et les collectivités locales, encore plus. Une enquête du département des études, de la prospective et des statistiques du ministère de la rue de Valois révèle bien l’aspect bedonnant du financement de la culture locale.
Durant les années 1980, les budgets culturels des départements et des régions ont été multipliés par 5 et ceux des communes par 2. Les budgets culturels des départements et des régions atteignaient déjà près de 7 milliards d’euros en 2006 ( dernières données disponibles). Durant cette période, pour les villes de plus de 10 000 habitants, on estimait la dépense culturelle par habitant à 158 euros par an. Les 3/4 de cette somme étant absorbés par des dépenses de fonctionnement, dont les frais de personnel qui, à eux seuls, représentaient 69 euros par habitant. Depuis 2006, la donne budgétaire a continué à se détériorer. Source: Dossiers du Contribuable n°8 « Les folies de la culture bobo », 68 pages – 4,50 €. Bbudget de la Culture en augmentation. Bien que son influence internationale décline, la culture française fait l’objet d’un soutien financier croissant.
Si le budget de certains ministères est à la baisse, le budget de la culture ne varie qu’à la hausse. Chaque année, la rue de Valois pavoise ! En 2012, le budget du ministère de la Culture a progressé de près de 1 % à 7,4 milliards d’euros quand celui du ministère de l’Emploi reculait de 11 % pour revenir à 10 milliards d’euros. La France dépense presque autant pour les loisirs que pour l’emploi, malgré un taux de chômage à 10 %. La plupart des pays européens – Allemagne, Royaume-Uni et Pays-Bas en tête – réduisent leurs dépenses culturelles pour se recentrer sur l’essentiel – la croissance – et ne pas augmenter les impôts. Comme le souligne l’essayiste Donald Morrison, la culture française s’est métamorphosée en culture « à la française », élitiste, non exportable et suspendue au goutte-à-goutte des subventions.
46 millions d' euros pour les berges de la Saône. Plus de 46 millions d’euros d’argent public vont être dépensés pour aménager une promenade piétonne sur les berges de la Saône. Sur les 50 kilomètres de rives du Grand Lyon, artistes et maîtres d’œuvre travaillent ensemble pour dessiner une promenade piétonne qui traversera 14 communes, dont 5 arrondissements de Lyon. D’ici 2013, 15 kilomètres sur les 22 que comptera le projet final seront achevés entre la Confluence et l’île Barbe et entre Fontaines-sur-Saône et Rochetaillée-sur-Saône. Il s’agirait du « plus grand projet d’art public en Europe, voire du monde« . Le coût du projet urbanistique global serait de 65 à 70 millions d’euros. La maison des rives de Saône, qui restera 7 ans sur place, hébergera une exposition permanente dédiée au projet, pour un coût de 800 000 euros. Les contribuables lyonnais n’ont pas fini de payer la facture… source: www.canol.fr.
La Maison de l'histoire de France est enterrée.