Dans les grandes écoles, la diversité sociale n’a pas progressé en dix ans. Des initiatives, des discours, mais peu de changements. Le chemin vers la diversité sociale des grandes écoles françaises est encore long. Il l’est même plus que prévu. Gérald Bronner : « L’avenir se joue dans nos cerveaux » Contraintes sanitaires obligent, la rencontre s’est faite sur écran, en « distanciel » comme dit la novlangue.
Situation banale qui, avec Gérald Bronner, cesse de l’être. Elle se révèle, en réalité, particulièrement pertinente. Car l’entretien à distance crée une combinaison curieuse de proximité et d’éloignement, or ces éléments se tiennent, de plusieurs manières, au cœur de sa réflexion. Jean Zay reviens vite, ils sont devenus fous ! – Libération. Education : en finir avec la théorie des intelligences multiples – Libération.
Climat : l'État français jugé responsable de manquements dans la lutte contre le réchauffement. « Vouloir rendre “rentable” l’école maternelle est une aberration technocratique » Tribune.
Née sous la IIIe République, l’école maternelle concilie aujourd’hui trois impératifs : accueillir le jeune enfant, l’éduquer, le préparer à sa scolarité future en œuvrant à son développement cognitif, social et culturel. Ce point d’équilibre a été formalisé par le programme scolaire actuel, qui répond aux attentes des familles et donne satisfaction aux enseignants. Publié en 2015, ce programme, qui a recueilli une très large approbation, avait été élaboré en faisant appel à tous les secteurs de recherche concernés par l’école maternelle, à l’expertise des enseignants et à la collaboration des partenaires de l’école.
Rien, donc, ne justifie qu’on veuille rompre cet équilibre et contraindre l’école maternelle à renoncer à une grande partie de ses missions. Article réservé à nos abonnés Lire aussi Des enseignants de maternelle s’inquiètent d’une pression accrue sur les résultats. « Retirer son enfant de l’école et de la société est une forme de séparatisme » La députée La République en marche du Rhône Anne Brugnera est en première ligne pour défendre la réforme de l’instruction en famille, en tant que rapporteuse du chapitre consacré à l’éducation dans projet de loi « confortant les principes républicains ».
L’éducation nationale avance l’estimation de 2 000 à 3 000 enfants en instruction en famille (IEF) en situation de « séparatisme ». Pourquoi est-il si difficile de quantifier l’ampleur du phénomène ? Le problème est que l’IEF n’est pas encadrée et donc nous n’avons pas assez de données pour chiffrer avec exactitude le nombre d’enfants concernés par des dérives séparatistes. Pour la première fois, en 2020, le monde a plus investi dans les énergies vertes que dans les fossiles. Pas toujours facile de trouver les signes du fameux monde d’après, né de la pandémie mondiale et de la mise à l’arrêt de l’économie.
Le bilan énergétique mondial, que livre annuellement l’Institut français du pétrole Énergies nouvelles (IFPEN) et présenté le 16 février, en donne pourtant un aperçu. Le spécialiste de l’énergie compile les données et affirme que, en 2020, le monde a plus investi dans les énergies vertes que les fossiles. Ainsi l’an passé, les investissements verts - regroupant les énergies renouvelables, les transports électriques, la capture du carbone ou encore l’hydrogène - ont atteint un montant record de 501 milliards de dollars, contre 459 milliards de dollars en 2019. Malgré la crise, c’est la plus forte progression en valeur absolue depuis 2016.
Pendant ce temps, avec un cours du baril déprimé, les investissements dans l’extraction et la production d’hydrocarbures se sont effondrées à 378 milliards de dollars. Temps d’écran : « Cessons de cultiver le scepticisme » Tribune.
Le premier scandale fut celui du tabac. Puis vinrent les pesticides, l’amiante, le réchauffement climatique, etc. Tous ces désastres auraient pu être anticipés. L’ensemble des preuves scientifiques requises étaient là, parfois depuis trente ans, écrasantes, convergentes et consensuelles ; mais incapables de passer la barrière médiatique. Il faut dire que les industriels firent de gros efforts pour nier l’évidence et cultiver le scepticisme. Mixité sociale : petite révolution à Paris dans l’affectation en lycée. En dévoilant, mercredi 3 mars, le détail de la refonte d’Affelnet, la procédure d’« affectation des élèves par le Net », qui concerne, chaque année, entre 12 000 et 14 000 adolescents faisant le « saut » du collège au lycée, l’académie de la capitale sait qu’elle entre dans une zone de turbulences.
Fini la sectorisation selon quatre districts (nord, sud, est et ouest) : ce sont autant de secteurs d’affectation que de collèges – et Paris en compte 116, rien que dans le public – qui vont se dessiner. Une petite révolution à l’entrée au lycée. Début mai, chaque élève de 3e aura à formuler des vœux parmi cinq lycées situés à 25 minutes maximum de son collège de secteur ; candidater dans ce « secteur 1 », selon la terminologie académique retenue, rapportera 32 640 des 43 440 points inscrits au barème de l’Affelnet nouvelle formule. Article réservé à nos abonnés Lire aussi « Tout sauf mon collège de secteur » : les stratégies d’évitement de la carte scolaire. Egalité des chances : « Aux quotas, ratios, cartes et zonages, privilégions une approche globale » Tribune.
La publication récente d’une série de rapports et de données statistiques révèle de façon inédite la profondeur des inégalités d’accès aux filières sélectives de l’enseignement supérieur français. Si la dimension sociale de ces inégalités d’accès a été maintes fois évoquée, l’étude publiée mi-janvier par un collectif de chercheurs de l’Institut des politiques publiques (IPP) apporte un éclairage inédit sur les inégalités territoriales. On y apprend ainsi qu’en 2016-2017, 17 % des lycées généraux et technologiques fournissaient à eux seuls la moitié des effectifs des grandes écoles, ou encore que les élèves parisiens ont une probabilité presque trois fois plus élevée d’accéder à une grande école que les élèves non franciliens.
Le recrutement des grandes écoles est demeuré peu ou prou autant inégalitaire tout au long de la décennie écoulée. Débats sur l’école : « Attention au roman de la réforme scolaire de gauche » Tribune.
Comme souvent dans les périodes préélectorales, tribunes, appels ou collectifs commencent à fleurir depuis quelques semaines pour appeler à une vraie politique de gauche. Le système scolaire n’échappe pas à ce marronnier, bien au contraire. Un texte récent publié par Libération le 29 janvier sous le titre « Jean Zay, reviens vite, ils sont devenus fous ! » en fournit un nouvel exemple. « Il nous est d’autant plus douloureux de recevoir ces leçons de neutralité que les sciences sociales sont gagnées par un processus massif de politisation » Tribune.
La tribune publiée par des enseignants de Science Po Grenoble, très violemment à charge contre nous, soulève des problèmes qui dépassent le cas de nos personnes pour illustrer la crise que traverse actuellement l’université française. Certes, les signataires ont pris soin de dénoncer fermement les affichages sauvages qui ont vu nos deux noms apparaître sur les murs de l’Institut d’études politiques (IEP), situation qui nous vaut d’être placés sous protection policière. Toutefois, comme le démontre la suite de leur tribune, l’objectif est ailleurs. Pour les signataires, il s’agit d’abord de soutenir, sans craindre les contradictions et les invectives (merci pour la « pensée réactionnaire »), que le vrai problème réside, premièrement, dans notre refus d’utiliser le terme « islamophobie » lors d’un cycle officiel de conférences à l’IEP et, deuxièmement, dans notre manque supposé de rigueur en tant qu’enseignants.
Cette version est commode. Marianne : Le fait religieux à l’école: qu’en penser ? Marianne : “On nous vend une espèce de modernité éducative par les écrans”