Quand les cartes deviennent accueillantes. Camarades cartographes, parfois la carte n’est pas seulement là pour décrire le monde dans lequel nous vivons, mais peut également servir à le rendre plus accueillant. Bienvenue dans l’univers des “Welcome Maps”. Les “Welcome Maps” sont des cartes interactives réalisées par des associations ou des militants, dans le but de de venir en aide aux réfugiés dans différentes villes en leur apportant des informations utiles. Ou trouver de la nourriture ? Ou prendre une douche ? Ou dormir ? Ou effectuer ses démarches administratives ? Etc. A Paris, une telle carte existe depuis près de deux ans. A Marseille, le principe est un peu le même. A Renne, le projet de cartographie interactive est porté par la Maison des Squares avec l’appui de l’association Bienvenue, du CDAD35, de la Cimade, de Langue & Communication, du Réseau Louis Guilloux, du Secours Catholique, du Secours Populaire, du SIAO35 et d’Un toit c’est un droit.
Sources PARIS : FRANCE : Quand le fond de carte n’est pas qu’un simple contenant. Camarades cartographes, on explique souvent que l’information géographique se décline en deux grandes catégories. Il y a d’une part, le niveau géométrique qui décrit la forme et la localisation des objets géographiques ; c’est le fond de carte. Et d’autre part, il y a le niveau sémantique, constitué de chiffres ou de données textuelles permettant de caractériser les objets géographiques. On parle alors de données attributaires. A ces deux principales catégories, on ajoute parfois également un niveau dit topologique, qui définit les relations spatiales entre les différents objets (contiguïté, distance, etc.), mais c’est en réalité une information déduite du niveau géométrique. Cette caractérisation de l’information géographique en deux grandes catégories permet aussi de comprendre comment se construit une carte statistique. Cette première représentation (voir ci-dessous), publiée par le journal Libération en 2015 [voir] illustre parfaitement ce fait.
Cartographie radicale, par Philippe Rekacewicz (Le Monde diplomatique, février 2013) Depuis des décennies, la cartographie traditionnelle revendique le statut de science exacte s’appuyant sur des données fiables. Elle se targue de fournir une image neutre et fidèle de la réalité. Mais une telle approche fait l’impasse sur l’utilisation politique et sociale de la carte, et sur son rôle tant de propagande que de contestation. Depuis le début des années 2000, et dans le désordre, émerge une pratique cartographique qui se dit « radicale » (on parle aussi de « cartographie critique » ou de « contre-cartographie »), riche combinaison revendiquée d’art, de sciences, de géographie, de politique et de militantisme social.
C’est peu dire que le symposium « Art and Cartography — Cartography and Art », organisé par l’Académie des beaux-arts et l’Université technique de Vienne (Autriche) en février 2008, fut le théâtre d’intenses discussions, où s’exprimèrent des positions inconciliables. « Deconstructing the Map 2.0 » : réflexions sur une mise en pratique. Fig. 1. Travesía de Amereida, maison d’Alberto Alba.
Santiago del Estero, 5 septembre 1965. Photographie de François Fédier (Ritoque, Chile : Archivo Corporación Cultural Amereida) 2 Je pense à Inversión de escena, performance (‘obra-acción’) réalisée par le CADA (Colectivo de Ac (...) 3 « Una inversión de la relación entre figura y fondo, lo ambientado se vuelve lo ambiente (o lo am (...) 2Au cours des dernières décennies, la géographie critique et, plus généralement, les études culturelles ont pris un tournant dont le détonateur a été la transformation en actant, soit en force agissante, de ce que nous imaginions auparavant être une scène matérielle et inerte, tandis que ceux que nous croyions être (ou étions) les sujets de l’« action » qui se déroulait sur la res extensa de cette scène, se sont avérés être l’objet sur lequel déploient leurs effets des agents géochimiques et macrobiaux tels que la pandémie Covid-19 et le réchauffement climatique.
Fig. 2. Fig. 3. Fig. 4. Fig. 5. Fig. 6. Géographie radicale. La géographie radicale est un mouvement qui prend place aux États-Unis dans les années 1960, dans un contexte de lutte pour les droits civiques et de contestation de la guerre du Vietnam[1]. Le terme radical fédère des tendances diverses (anarchistes, marxistes, anticolonialistes…) dont le point commun est de se penser en opposition avec une géographie conventionnelle, accusée d'être au service des pouvoirs dominants. Elle a été définie comme « extrémiste », les géographes « radicaux » correspondant « idéologiquement aux « gauchistes » français », et d'une manière générale comme une « géographie militante dans ses objectifs comme dans ses pratiques »[2]. Ce contact est primordial pour W. Bunge : il met en place des « expéditions géographiques » sur les différents lieux étudiés afin de mieux apprécier le point de vue interne. Cette revue, miroir de ce courant encore très hétéroclite est dans un premier temps d'obédience anarchique et non-violente, Gandhi étant l'auteur le plus cité.
Ph. Deconstructing the map. Reprinted from Cartographica, v. 26, n. 2 (Spring 1989), 1-20. A map says to you, "Read me carefully, follow me closely, doubt me not. " It says, "I am the earth in the palm of your hand. Without me, you are alone and lost. " And indeed you are. Yet, looking at it, feeling it, running a finger along its lines, it is a cold thing, a map, humourless and dull, born of calipers and a draughtsman's board.
—Beryl Markham, 1983 [1] The pace of conceptual exploration in the history of cartography—searching for alternative ways of understanding maps—is slow. My basic argument in this essay is that we should encourage an epistemological shift in the way we interpret the nature of cartography. As they embrace computer-assisted methods and Geographical Information Systems, the scientistic rhetoric of map makers is becoming more strident. The question becomes how do we as historians of cartography escape from the normative models of cartography? The Rules of Cartography Maps and the Exercise of Power 1.
Maps are expressions not only of power, but of desire… - Berfrois. By Rhiannon Firth Most of us use maps on a day-to-day basis as practical tools to help us find our way around. Not too long ago we would have used Ordinance Survey maps, or pocket-sized city maps. Increasingly people are drawn to using Google Maps on smartphones. We rarely reflect on the ways in which our use of these maps might actually structure our experience of the world and our relations within it, limiting our imagination and possibilities for activity.
A critical cartography is the idea that maps – like other texts such as the written word, images or film – are not (and cannot be) value-free or neutral. Maps reflect and perpetuate relations of power, more often than not in the interests of dominant groups. It is fairly easy to think of some ways in which maps embody power relations. Critical Cartography is therefore, in the first instance, interested with theoretical critique of the social relevance, politics and ethics of mapping. The Process: The Map: The Life of the Map: Berfrois: Why is mapping a useful process for... - Suburbs Nation. Aucune carte n’est innocente. Le texte qui suit a été publié dans le numéro 51 du magazine polonais Malemen sous la plume de Monika Prończuk. En voici une traduction réalisée à l’aide de Catherine Limousin. Il y a quelques années, des archéologues du nord de l’Espagne découvrirent dans une grotte une plaque de pierre vieille de 14 000 ans.
Cette pierre est probablement la plus ancienne carte connue. Elle dépeint un environnement de montagnes, des rivières et des endroits où il y avait des troupeaux de chèvres [1]. La nécessité de dessiner des cartes est donc presque aussi vieille que l’humanité elle-même. Pour nos ancêtres, elle était nécessaire pour trier le chaos autour d’eux. Les cartes servent à représenter les faits. Les cartes façonnent donc notre vision du monde. Voir plus loin Mais, la carte n’est pas une fin en soi. Comprendre la langue des cartes Comme n’importe quelle langue, les cartes ont leurs règles, leur grammaire et leur orthographe, leurs figures de style.
Les murs doivent tomber NdT. « Ceci n'est pas un atlas ! » : comment contre-cartographier le monde - Nigra - Visionscarto. Sous le signe des « trois c : critique, contre et cartographie » a paru en septembre 2018 chez Transcript Verlag l’impressionnant ouvrage This is Not an Atlas. Sur 346 pages, le collectif ORANGOTANGO+ et 41 autrices et auteurs ou groupes de tous pays nous montrent ce qu’est la contre-cartographie et de quelle façon elle peut contribuer à l’action politique envisagée par la base. Une recension proposée par Nigra Cet article est paru en allemand dans la revue Gai Dao, n°98 de février 2019 Traduction de Nepthys Zwer Du fait du caractère transnational de l’ouvrage, tous les textes sont rédigés en anglais. Pour celles et ceux qui ne maîtriseraient pas cette langue, ce n’est pas un inconvénient, car les images, graphiques et photographies — un langage universel — contribuent largement à la compréhension des contenus.
Ces illustrations sont aussi variées, bigarrées et expressives que les articles des autrices et auteurs, ou des groupes venu·es de la Terre entière. ↬ Nigra. La carte géographique, un outil politique plus que scientifique. Octobre 2019, Paris. Les autorités françaises et saoudiennes s’apprêtent à inaugurer l’exposition « Al-Ula, merveille d’Arabie » à l’Institut du monde arabe (IMA).
Un événement a priori sans surprise. Sauf qu’un journaliste s’arrête, incrédule, devant la carte du Moyen-Orient trônant dans l’entrée. Israël n’y figure pas. Présentée à l’IMA – établissement public cofinancé par le ministère des Affaires étrangères français –, l’exposition elle-même est supportée par l’Arabie saoudite, pays qui ne reconnaît pas l’existence d’Israël (tout en entretenant avec lui des relations commerciales). Frontière contestée au Cachemire Mais tel n’est pas toujours le cas. La situation s’est encore tendue en août 2019, lorsque le gouvernement Modi a abrogé l’autonomie du Cachemire indien pour appliquer sa politique nationaliste dans cette région séparatiste. . « Mer de Chine » ou « mer de l’Est » Le délicat travail des cartographes Dans de tels contextes, comment travaillent les géographes ?
Cartographie radicale.