Réchauffement climatique. Jeunes et syndicats main dans la main. PSL Archive -- Argentine : Kirchner nationalise lentreprise de pétrole YPF. L’annonce de la présidente péroniste de l’Argentine, Cristina Fernandez Kirchner, que 51% des parts de l’YPF seraient prises par l’Etat a rencontré un soutien massif en Argentine et a été vu comme une attaque envers la multinationale Repsol.
Mais elle s’est attirée les foudres de l’impérialisme. Tony Saunois, CIO Le ministre de l’industrie espagnol, José Manuel Soria, a dénoncé cela comme un acte »d’hostilité envers l’Espagne qui aura des conséquences ». Rajoy a parlé d’un acte »arbitraire et hostile » qui casse le »climat d’amitié » entre les deux pays. Le British Financial Times a reproduit ce ressentiment. Le président néolibéral du Chili, Pinera, et Camderon, du Mexique, se sont aussi joints aux critiques contre cette acte de Krichner. La nationalisation des parts de l’YPF est un développement significatif qui a des conséquences importantes au-delà de l’Argentine, c’est d’ailleurs ce qui se cache derrière le déversement de venin contre l’intervention d’Etat de Kirchner. Repsol : gros coup de froid entre l'Espagne et l'Argentine. Lâexpropriation de Repsol YPF : réalité, limites et perspectives - Presse-toi à gauche ! Amérique Latine Contre l’ingérence impérialiste !
Total, grand opérateur de gaz de schiste en Argentine. Le gouvernement argentin de Cristina Kirchner a annoncé à mi avril qu’il allait prendre le contrôle d’YPF (l’entreprise pétrolière la plus importante du pays) en expropriant 51 % des actions appartenant à l’entreprise espagnole Repsol. Immédiatement, le gouvernement espagnol et l’Union Européenne ont menacé de représailles contre l’Argentine. (tiré du site Alter-autogestion) Le premier devoir et l’objectif de CALPA (Comité de soutien aux luttes du peuple argentin) sont de dénoncer l’ingérence impérialiste européen et de se mobiliser en ce sens. Nous sommes inconditionnellement contre la politique impérialiste des gouvernements européens soutenue parfois lamentablement par certains partis de gauche et des syndicats.
Expropriation et nationalisation La valeur des actions devra être fixée par le Tribunal de commerce. Contre l’impérialisme. Ce que la Grèce, le FMI, les banques, l'Europe auraient dû apprendre de la crise argentine. Aujourd’hui, la Grèce est en situation de faillite. Dix ans plus tôt, c’était l’Argentine. Certes, on ne peut parler de faillite d’un Etat comme de celle d’une entreprise (car on n’a jamais vu un Etat disparaître en mettant la clé sous la porte). Mais un Etat en défaut de paiement est quasiment dans la même situation, avec les conséquences induites pour les créanciers privés. Le sauvetage de la Grèce implique de mobiliser bien plus de moyens que l’Argentine jadis: celle-ci ne supportait qu’une dette de 132 milliards de dollars correspondant à une grosse moitié de son PIB, alors que celle-là fait face à un endettement de 350 milliards d’euros correspondant à plus d’un an de PIB.
Publicité L’emprunt pour compenser des contre-performances économiques On passera sur les raisons qui ont amené ces deux économies au bord du gouffre. Le FMI, un père fouettard en Argentine En outre, ces créanciers ont un filet de sécurité avec le FMI. Le risque de déstabilisation sociale et politique Gilles Bridier. Comment l'Argentine s'est redressée dix ans après sa faillite. Il y a dix ans, le 23 décembre 2001, un président intérimaire déclarait l'Argentine en cessation de paiements sur sa dette souveraine (100 milliards de dollars). Étranglé les plans d'ajustement imposés par le FMI, la parité fixe liant le peso au dollar et son endettement, le pays est en récession depuis trois ans. Trois jours plus tôt, Fernando de la Rúa, le chef de l'État élu en 1998, avait abandonné le palais présidentiel en hélicoptère, laissant derrière lui une économie en ruine et trente-huit morts : la police avait tiré sur des manifestants qui protestaient contre le blocage des comptes bancaires institué par un gouvernement aux abois.
Mais la descente aux enfers n'est pas terminée. Le 2 janvier, le peso est dévalué. L'Argentine s'enfonce dans le chaos. Dix ans après, l'Argentine affiche une insolente santé économique, avec une croissance de 8 % par an depuis 2003. Méfiance à l'égard des banques Élu en 2003, Néstor Kirchner poursuit et approfondit cette politique.