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Les maux de la Presse

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« Maux de presse », une enquête sur la liberté d’informer en France – Wilfrid Estève. Dans le cadre du stage photojournalisme de l’École des Métiers de l’Information, j’ai dédié un atelier de production à la pratique de la vidéographie. Sensible à l’exercice du métier de journaliste et à l’indépendance des médias, j’ai décidé d’investir la problématique des entraves à la liberté d’informer en France. En termes d’enseignement, l’enjeu de « Maux de presse » était triple : placer les stagiaires au coeur des réalités professionnelles, les éveiller aux nouveaux supports de l’information ainsi qu’aux difficultés que rencontrent les journalistes. « Maux de presse », le teaser. La problématique de la liberté de la presse est malheureusement toujours autant d’actualité.

En 2010 la France, 44e, a reculé encore d’une place dans le classement annuel de la liberté de la presse de RSF. Elle a perdu 33 place depuis 2002 ! Pourquoi le choix de la vidéographie ? Pour en revenir à l’atelier, j’ai profité du passage en France de Gérald Holubowicz pour lui en confier la co-direction. Le live s’impose. Pour la Coupe du Monde de foot, la guerre en Libye, ou les révolutions en cours au Maghreb, la plupart des sites d'info ont ouvert des "live". Capucine Cousin décortique cette pratique récente de la presse en ligne. À côté des articles, billets, vidéos, chats, diaporamas, webdocumentaires et autres infographies (datajournalism oblige), il s’est imposé comme un format journalistique à part entière, prisé des rédactions web.

Une consécration au bout de 3/4 ans d’existence, au gré d’une actualité internationale en plein bouillonnement – de l’Afrique du Nord au Proche-Orient, en passant par le Japon, et, ces tous derniers jours, la Côte d’Ivoire. Le live donc, entre live-blogging et live-tweet, se présente sous forme d’enchaînements de phrases courtes, où le journaliste commente en direct un événement, tout en interagissant en direct avec les internautes qui peuvent y publier leurs commentaires.

Nouvelles pratiques Captures d'écran des sites de France 24 et So Foot Un outil ouvert. Le papier contre le numérique. Pour certains, la cause est entendue : en changeant de support, nous avons perdu de notre capacité à nous plonger dans de longs textes. Un point de vue trop simpliste, comme en témoignent les analyses présentées dans ce texte.

Nouveau support, nouvelle culture Lit-on de la même manière sur le support papier que sur le support électronique ? Le débat commence à être ancien : on pourrait le faire remonter aux critiques de Socrate à l’encontre de l’écriture à une époque où la transmission du savoir se faisait uniquement de manière orale. La question se pose également en terme de conflit depuis la naissance de l’hypertexte, comme l’évoquait Christian Vandendorpe. Il n’est pas sûr que ce texte parvienne à réconcilier les tenants de chaque position. . « Google nous rend-il stupide ? « À chaque fois qu’apparaît un nouveau média, une nouvelle façon de distribuer le savoir et l’information, il se trouve quelqu’un pour crier à l’abêtissement des masses », attaque Luc Debraine dans Le Temps.

L'actu media web - Mais puisqu'on vous dit que la presse quotidienne va très bien ! La mort de la presse, ce sont les américains qui en parlent le mieux - Old fashion media - ElectronLibre. La presse traditionnelle creuse un déficit affectif avec ses lecteurs - Pierre Jean Duvivier sur LePost.fr (14:15) Pendant plus de 5 ans, j'ai été au coeur des enjeux de la presse à travers ma responsabilité de responsable du département technique qui construisait les sites de presse d'un groupe de presse suisse. Associé aux objectifs business de la division digitale, nous avions réussi à remettre sur les rails techniques et commerciales ces gros sites suisses au prix de découvertes importantes aussi bien sur les business model que sur les techniques les servant.

Sans trahir de secrets de fabrication et sans dévoiler de stratégies actuelles que je ne maitrise plus - n'étant plus en responsabilités sur les points cités plus haut - je vous propose de vous faire part de mes observations personnelles quant à la crise de la presse en général, ses erreurs et quelques pistes à explorer. Le fait que je ne sois pas journaliste mais qu'un technicien web montre aussi une approche "moins affective" de la relation à l'écrit, beaucoup plus tourné vers le résultat économique mesurable à court ou moyen terme. Croule sous les procès, aidez-nous à payer l'avocat ! L’arme judiciaire contre le journalisme d’investigation ; le soutien des lecteurs contre les pressions des plus puissants. Rue89 est confronté de plus en plus fréquemment à la menace de poursuites judiciaires abusives de la part de ceux qui tentent de brider nos enquêtes journalistiques.

Riverains, aidez-nous à payer nos frais de défense et défendez l’indépendance de votre site. Rue89, comme tous les médias, en ligne ou sur papier, est naturellement soumis aux lois sur la diffamation, la protection de la vie privée, etc. Il ne s’agit évidemment pas de se revendiquer au-dessus des lois. Ce dont il s’agit, c’est de ce recours croissant à des poursuites judiciaires pour intimider en poursuivant le média à l’origine de révélations embarrassantes. Cette « arme » a un coût : des frais d’avocat et de justice qui vont croissant. Plusieurs fois poursuivi, Rue89 a, jusqu’ici, gagné tous ses procès. Et encore des procédures judiciaires... Je choisis ma brique J’ajoute ma brique au mur de Rue89. Les journaux se distribuent désormais à l'arme automatique. Lavoixeco - AST vient d'inventer à Ennevelin le premier kiosque automatique de journaux multiples. L'air de rien, dit comme ça, c'est une petite révolution qui pourrait soulager (un peu) les patrons de presse traumatisés par l'érosion permanente de la vente de leurs journaux.

C'est une tentative de réponse pour que les gens lisent plus facilement un journal ou un magazine en France. On connaît depuis longtemps dans les pays anglo-saxons les distributeurs mono-titres de journaux. La nouveauté est dans le choix proposé puisque ce nouveau kiosque est capable d'offrir automatiquement plusieurs titres en même temps. Drôles de numéros Pas de vol possible, une disponibilité jour et nuit, des titres au même prix que dans les kiosques traditionnels. Un prototype avait été réalisé en Chine mais AST lance ici une première mondiale d'après son directeur qui prit soin de vérifier l'antériorité des brevets. Thierry Sarazin ne cache d'ailleurs plus ses ambitions. Www.ast-international.eu La Voix Éco. Médias & Publicité : Les lecteurs de presse en ligne attachés au papier.

Plus de quatre lecteurs de presse écrite sur dix se sont convertis aux supports numériques, selon une étude de l'institut GfK. Le numérique rentre dans les mœurs mais le papier reste un pilier pour les lecteurs de presse. Au cours des trois derniers mois, 42% d'entre eux ont téléchargé ou lu de la presse numérique sur des sites Internet, contre 58% qui n'ont pas sauté le pas, selon le troisième baromètre REC réalisé par l'institut GfK en France.

Chez les lecteurs numériques, 53% de leur temps est consacré aux supports numériques, contre 47% au papier. «Ces chiffres évoluent lentement, indique Philippe Person, directeur entertainment chez GfK. Mais tous les lecteurs de presse se convertissent progressivement aux nouveaux supports, bien plus vite que les lecteurs de livres, qui ne sont que 10% à télécharger des e-books.» Le basculement est donc bien réel, mais il est loin d'être total. Seuls 11 % de ceux qui téléchargent ou consultent la presse en ligne n'utilisent plus le papier. Médias & Publicité : Le Web chahute la presse people. La diffusion des titres consacrés aux stars a reculé de 4 % en 2010. Les éditeurs préparent des offres bimédias. Closer, Public et Voici ne sont pas à la fête. En recul de 4 % l'an dernier, la diffusion des titres people est encore orientée à la baisse depuis janvier.

Ce segment de presse a, néanmoins, représenté plus de 130 millions d'exemplaires en 2010, soit, en volume, la troisième famille de magazines après les titres télévision et les féminins. Mais, semaine après semaine, les ventes en kiosque continuent de piquer du nez, certains éditeurs allant même jusqu'à parler en privé d'un enchaînement de «décrochages à deux chiffres». «Les magazines people souffrent d'abord de la concurrence des féminins qui sont venus marcher sur leur plate-bande», note Véronique Priou, spécialiste de la presse chez ZenithOptimedia (Publicis). Car sur la Toile, les leaders de la presse papier sont largement distancés par un «pure player», purepeople.com. Dispersion de l'audience.