RABHI

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Pierre Rabhi : « Si nous nous accrochons à notre modèle de société, c’est le dépôt de bilan planétaire » | Actuwiki

http://actuwiki.fr/dossier/2226#.UJasr9t1N9I.facebook Basta ! : Vous défendez une société de la sobriété. Les crises actuelles et l’austérité qui menace vont-elles permettre de remettre en question le système économique dans lequel nous vivons ? Pierre Rabhi [1] : Je ne me réjouis pas de cette situation, mais je me dis finalement que l’être humain a besoin d’entrer dans des impasses pour mieux comprendre. Les impasses peuvent soit finir sur un chaos généralisé, soit permettre d’initier autre chose. Le chaos est tout à fait possible : une sorte de cocotte-minute d’incertitudes et d’inquiétudes est en train de miner les âmes et les consciences.

Qu'est ce que vivre ?

Il ne faut pas s’accrocher aux alternatives en se disant qu’elles vont changer la société. La société changera quand la morale et l’éthique investiront notre réflexion. Chacun doit travailler en profondeur pour parvenir à un certain niveau de responsabilité et de conscience et surtout à cette dimension sacrée qui nous fait regarder la vie comme un don magnifique à préserver. Il s’agit d’un état d’une nature simple : J’appartiens au mystère de la vie et rien ne me sépare de rien. Je suis relié, conscient et heureux de l’être. http://www.pierrerabhi.org/blog/index.php?post/2007/05/10/Quest-ce-que-vivre
http://www.pierrerabhi.org/blog/ J’ai perdu ma mère à 4 ans. Je ne conserve d’elle qu’un souvenir très flou. Je la vois dans un halo, une sorte de clair-obscur, des bribes d’images sans contour ni réalité. Son visage m’échappe. Son sein, en revanche, m’apparaît encore clairement. Chez nous, dans le désert algérien, les enfants sont allaités longtemps.

Le blog de Pierre Rabhi

http://www.babelio.com/auteur/Pierre-Rabhi/23395 Comment se positionner par rapport aux catastrophes écologiques graves à venir sur notre planète ? Pierre Rabhi : Je dirai en préambule que les catastrophes sont déjà là : il faut en effet se garder d'une vision restrictive à l'occidentale. Je trouve qu'il y a une planétarisation des phénomènes et les conditions climatiques n'épargneront ni le Nord, ni le Sud, elles ne vont pas être sélectives. Il y a comme un ultimatum qui nous est posé, de changer pour ne pas disparaître. Est-il perçu ? J'ai des doutes quand je vois l'accent mis par les sociétés sur des futilités au détriment des urgences globales.

Pierre Rabhi - Livres, citations, photos et vidéos