Faire revenir l'agriculture dans la ville : l’exemple francilien. Du ventre de Paris à Rungis, les Halles de Paris ont suivi le chemin des agriculteurs. Autrefois concentrés autour de la capitale, les producteurs spécialistes de la banlieue produisaient près de 80% de ce qui était consommé par les Parisiens, entre 1890 et 1930. Aujourd'hui, le ratio s'est pratiquement inversé, voire pire. Paris, si une catastrophe survenait, ne disposerait que de 3 jours d'autonomie alimentaire. En moins d'un siècle, en Île-de-France, la surface des terres agricoles a diminué de moitié, aux dépens du bâti mais aussi de ces fameux "espaces verts" dont la plus-value est quasi nulle en terme de bio-diversité.
Une exposition intitulée "Capital agricole" explore cette transformation jusqu'en janvier, à Paris, notamment à l'aide d'une cartographie comparée. Reportage auprès de Victor Bello, jeune agriculteur installé en maraîchage biologique à Milly la Forêt. Une rencontre aura lieu le 24 janvier à 19h au pavillon de l’Arsenal pour présenter le pôle Abiosol, La première ferme entièrement robotisée ouvrira au Japon en 2017. Voici à quoi ressemblera la ferme robotisée dans laquelle la société japonaise Spread compte faire pousser ses laitues sans la moindre intervention humaine. Une fois en service en 2017, le site pourra produire jusqu’à 30.000 salades par jour. © Spread La première ferme entièrement robotisée ouvrira au Japon en 2017 - 2 Photos L’agriculture est l’un des domaines dans lesquels la robotique est appelée à jouer un rôle de plus en plus important. Nous avons déjà évoqué sur Futura-Sciences les projets de robots capables de surveiller ou de fertiliser les cultures.
L’entreprise produit actuellement 7,7 millions de laitues par an en culture hors-sol qui sont mises en sachets et vendues à travers un réseau de 2.000 magasins. Spread est actuellement le plus gros producteur mondial de laitues cultivées sous lumière artificielle. Une eau d'arrosage recyclée à 98 % Selon Spread, les propriétés gustatives de ses salades seraient similaires à celles des laitues cultivées en extérieur.
Sur le même sujet. La Corée du Sud veut se doter de la plus grande ferme solaire flottante au monde. Une ferme aquaponique géante va sortir de terre à Labège, près de Toulouse. Le phénomène d’agriculture urbaine gagne du terrain dans l’agglomération toulousaine. Un nouveau cap va être franchi cette année, avec la création d’une toute première ferme aquaponique à vocation productive. Sa construction est prévue à Labège à l’automne 2017 ; la première récolte est, elle, attendue dès 2018. Élever plantes et poissons en symbiose Portée par l’Association toulousaine d’aquaponie (ATA), cette ferme d’un nouveau genre fonctionnera sur un équilibre autosuffisant : par un système de raccordements et de filtrations, les déjections de poissons élevés en bassins nourrissent des plantes cultivées à proximité, qui elles-mêmes filtrent l’eau accueillant les poissons.
Ce qui est rejeté à un étage est consommé par l’autre, explique Patrice Astre, président d’ATA et ancien pisciculteur. C’est sur une ancienne parcelle agricole céréalière, mise à disposition par l’agriculteur, lui-même partie prenante du projet, que la ferme va être installée. Quel modèle économique pour l'agriculture urbaine ? Theconversation. L’agriculture connaît actuellement de profondes mutations.
Des formes variées se développent : smart agriculture, permaculture, agroécologie, etc. Il existe aujourd’hui une compétition idéologique entre ces formes d’agriculture, comme en témoignent nombre d’ouvrages qui proposent des voies d’amélioration de l’agriculture telle qu’elle se pratique actuellement, sans se questionner sur les fondements de ces modèles. Le livre de Benoît Biteau, Paysan résistant, prône ainsi le bien-fondé du modèle de l’agroforesterie biologique. L’ouvrage montre les bienfaits de ce type d’agriculture, tant pour des raisons économiques pour les agriculteurs, qu’écologiques pour la société.
Des pratiques en « simple boucle » Dès lors, la compétition entre ces diverses formes se fonde toujours sur les mêmes arguments : pour ou contre l’utilisation des produits phytosanitaires (les fameux pesticides) et ses conséquences pratiques, les rendements à l’hectare, le respect de l’environnement, etc. FIG 2017 : Territoires humains, mondes animaux | Lettres - Histoire-Géographie - EMC. La question «Comment nourrir les 10 milliards d’hommes en 2050?» S’inscrit dans la mise en perspective et dans le prolongement du sujet d’étude «Nourrir les hommes ». Elle interroge l’espace et l’écosystème urbains dans une perspective de développement durable. Partant des données démographiques qui prévoient que 70% de la population mondiale sera urbaine en 2050, l’enjeu est de sensibiliser les élèves à ce que pourrait être leur milieu de vie, leur environnement social et économique à l’âge adulte.
La situation «Les fermes urbaines : un écosystème urbain pour assurer la diversité et la sécurité alimentaire» permet donc une réflexion sur comment réintégrer le monde « agricole » (végétal et animal) au cœur des villes grâce aux nouvelles technologies. L’agriculture urbaine peut-elle nourrir les villes ? Cette filière qui essaime sur les toits, dans les tunnels ou les parkings et cherche à récréer un lien avec la nature doit encore trouver son modèle économique. LE MONDE ECONOMIE | • Mis à jour le | Par Audrey Garric Une touche de vert pour égayer le gris. Ici, les carottes et les panais mûrissent et s’arrondissent dans la terre. Là, une serre abrite des salades, aromates et fleurs comestibles. Presque comme en plein champ.
Sauf que les racines des laitues poussent dans un substrat en hydroponie (hors-sol), dans un environnement bardé de capteurs, chauffé par un data center et niché au sommet d’un immense toit-terrasse cerné par les tours d’immeubles. C’est dans le futur quartier Chapelle international, une friche en cours de réhabilitation dans le 18e arrondissement de Paris, que doit voir le jour la plus grande ferme de la capitale, sur 7 000 mètres carrés.
. « Le secteur est en plein boom » D’ici 2030, l’extension des villes va menacer la sécurité alimentaire. Plus les villes s’agrandiront, plus les terres cultivées périphériques disparaîtront. Et, d’après une étude publiée dans la revue PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences), cela pourrait poser des problèmes pour la sécurité alimentaire, s’ajoutant aux effets du changement climatique et de l’augmentation rapide de la population. Entre 2000 et 2030, le chiffre de la population urbaine mondiale devrait doubler (de 2,6 milliards à 5 milliards de personnes), et la surface des zones urbaines tripler. Comme le souligne le Guardian, l’extension urbaine va donc peu à peu grignoter les champs proches des villes.
Avec son équipe, Felix Creutzig, principal auteur de l’étude, a combiné un ensemble de données: l’emplacement des terres cultivées, la productivité et l’expansion urbaine projetée. D’après leurs calculs, la forte croissance de la taille des villes va engendrer «une perte de 1,8 à 2,4% des terres cultivées mondiales» d’ici 2030. L'agriculture urbaine, un début de solution. Sortir du mythe de la panacée. Les ambiguïtés de l’agriculture urbaine à Détroit. Dossier : Villes en décroissance Le film documentaire Demain [1], tour du monde des alternatives écologiques visionné par plus d’un million de spectateurs, a fait de Détroit le symbole d’une agriculture urbaine sociale et militante. Elle y est dépeinte comme une proposition radicale pour relocaliser les circuits alimentaires et se réapproprier les moyens de production, dans une ville où la majorité des habitants n’ont pas accès à une nourriture saine et abordable. Dans les métropoles en croissance des pays riches, à Berlin, Montréal, New York ou Paris, l’agriculture urbaine fait face à une pénurie de terres, aux grands projets urbains et aux risques d’expulsion.
Elle est contrainte à une lutte des places, forcée à squatter les interstices urbains, occuper les toits, et se cantonner à des bacs dans les espaces publics. À Détroit, décroissance et agriculture urbaine Détroit est passée d’1,8 millions d’habitants en 1960 à seulement 677 000 en 2016. Figure 1. . © Flaminia Paddeu, 2013. Se nourrir dans une ville durable. Quelle place pour la nourriture dans une ville durable ? (c) Adélie Dautriche Nourriture et ville durable ? Étudier la nourriture en ville pour un designer, c’est étudier les secrets de fabrication de ces milieux urbains.
Se nourrir en ville est un acte aussi vieux que les villes elles-mêmes, mais les changements qu’impliquent la mutation de nos villes en villes durables amènent à revoir la place qu’occupe la nourriture dans nos cités. Car comme le dit Carolyn Steel dans l’ouvrage Hungry City « les villes, comme les gens, sont ce qu’elles mangent ». La place de la nourriture dans la ville durable est un témoin des enjeux économiques, sociaux et environnementtaux et permet de mieux les comprendre. La qualité de la nourriture y est la garante du bon fonctionnement de celle-ci.
Schéma montrant le développement d’une ville (c) Adélie Dautriche La nourriture dans la ville : pas toujours une évidence… Aujourd’hui, les citadins revendiquent à leur tour un accès à une nourriture saine en ville. Des ordinateurs alimentaires pour produire autrement - FUTUREMAG - ARTE.
Nourrir les hommes (4) - Tout à l'heure. Comment nourrir de plus en plus d'humain(e)s ? 1. Comprendre ce qu'est l'agriculture urbaine (Urban farming)... - Lire l'article , "Savez-vous planter les choux… en ville ? " de Courrier International. "De Nairobi à Kampala, potagers et poulaillers improvisés poussent à foison. D’ici 2020, la survie de 40 millions d’Africains pourrait dépendre de cette agriculture urbaine. " - Regarder ce reportage de Radio Canada. - Regarder ce reportage d' Euronews à propos des jardins sur les toits de New York. - Lire l'article sur l'Huffington Post sur l'expérimentation par AgroPArisTech et ses objectifs. 2.
Aller regarder les vidéos ici. 3. 4. ------ voir la (Fiche_2) ------ voir ce lien (commerce_equitable_mangues_burkina_faso). Se nourrir dans une ville durable.