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Bernard Stiegler : « Les gens qui perdent le sentiment d’exister votent Front national »

Bernard Stiegler : « Les gens qui perdent le sentiment d’exister votent Front national »
Bernard Stiegler, dans son bureau parisien, en 2013 - Audrey Cerdan/Rue89 En lisant le livre de Bernard Stiegler, « Aimer, s’aimer, nous aimer » (Galilée, 2003), on peut ressentir un sentiment de découragement. Le philosophe explique dans son livre que les électeurs FN sont, comme beaucoup d’entre nous dans cette société malade, victimes de troubles narcissiques. Pour s’en sortir, ils ont la particularité de désigner des boucs émissaires. C’est un symptôme, une façon d’évacuer le mal-être. Il est impossible de discuter avec des troubles et des symptômes (seuls les psys savent faire). Je suis allée demander à Bernard Stiegler ce que la presse peut et doit faire au lendemain des élections européennes, qui ont vu le FN atteindre le score de 25% des votants. Merci, votre inscription a bien été prise en compte. Une conférence, ce samedi Rue89 : Dans « Aimer, s’aimer, nous aimer », vous dites que les électeurs FN souffrent d’un défaut de « narcissisme primordial ». Les caissières disparaissent...

http://rue89.nouvelobs.com/2014/06/27/bernard-stiegler-les-gens-perdent-sentiment-dexister-votent-front-national-253270

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Racisme, complotisme, paranoïa, refus de la science : Renaud Camus chez France Culture Fantasme d’un pseudo “grand remplacement”, apologie d’une “vérité par l’expérience“, refus de la science, paranoïa et complotisme, racisme sans complexe : voici le résumé de l’émission du 24 juin d’Alain Finkielkraut avec pour invité Renaud Camus. Retour sur une horreur radiophonique. Le générique de l’émission Répliques d’Alain Finkielkraut sur France Culture, un joli morceau de piano, va très vite se transformer en horreur radiographique.

Nature, le nouvel eldorado de la finance La course au profit généralisé et le marché global ont largement contribué à la crise écologique actuelle. Pourtant, les mondes de l'économie et de la finance prétendent renverser la tendance et sauver la planète en la protégeant à leur façon, c'est-à-dire avec de l'argent. C'est bien l'émergence d'un nouveau marché, celui de la protection environnementale, que décrypte le documentaire de Sandrine Feydel et Denis Delestrac - l'auteur du Sable, enquête sur une disparition, récemment diffusé par ARTE. Encore embryonnaire il y a quelques années, ce marché est aujourd'hui l'un des plus prometteurs en terme de profit. Son mode de fonctionnement est simple. De plus en plus de sociétés financières ou d'assurances, parfois précédées par les économistes, attribuent un coût à la nature.

Trump, Poutine, Erdogan, Le Pen : « C'est le nationalisme pour les pauvres et le libéralisme pour les riches » - Basta ! Basta ! : Dans votre ouvrage intitulé L’impasse national-libérale. Globalisation et repli identitaire, vous utilisez une notion originale pour décrire le monde actuel et ses évolutions tragiques : le « national-libéralisme ».

Naomi Klein : « C’est très simple : les pollueurs doivent payer » Avec La stratégie du choc, Naomi Klein avait écrit un des livres les plus forts pour comprendre le fonctionnement actuel du capitalisme. Venue du mouvement anti-mondialisation, elle a progressivement compris l’importance de l’enjeu écologique et s’est attelé à connecter les deux problèmes. Un travail qui s’exprime dans un fort livre, Tout peut changer, qui parait en France le 18 mars. Nous l’avons interviewée - par skype.

Les mutilations barbares de Justin Trudeau Tout commence en 2011 alors que Justin Trudeau, qui n’est pas encore premier ministre du Canada, commente la rédaction d’un livret de citoyenneté canadienne. Critiquant l’ajout de l’adjectif « barbare » pour désigner les pratiques comme le crime d’honneur ou les mutilations sexuelles, il disait alors : « “Nous n’atteignons rien de plus en utilisant le mot “barbare” que si nous utilisions le terme “absolument inacceptable”. Cette déclaration avait à l’époque fait scandale, obligeant Trudeau à revenir sur ses propos : “Je retire mes commentaires, et m’excuse s’ils ont été interprétés par quiconque comme pouvant écarter ou diminuer la nature sérieuse et épouvantable des crimes d’honneur et des autres formes de violence basées sur le genre”.

11 février : débat autour de notre Nouveau Manifeste Quatre ans après leur premier Manifeste qui déconstruisait les dix fausses évidences qui inspirent les politiques économiques partout en Europe, les Économistes atterrés publient leur Nouveau manifeste (Les liens qui libèrent, 160 p., 10 €). Face aux gouvernements qui poussent toujours plus loin les politiques d’austérité, face aux pseudo-experts qui vantent les recettes libérales, face à l’offensive du patronat pour réduire les droits des travailleurs, ils montrent que d’autres voies sont possibles. Aux citoyens, le Nouveau Manifeste propose quinze chantiers pour une société sobre, égalitaire et solidaire : écologie, gouvernance des entreprises, protection sociale, régulation des banques et de la finance, échanges internationaux, etc. Ces propositions seront exposées et mises en débat lors de la conférence mensuelle des Économistes atterrés le 11 février prochain à Paris. Quelques extraits de l’introduction du Nouveau Manifeste Pourquoi un second manifeste quatre ans après le premier ?

Quartiers libres On nous a passé la corde au cou. La colère nous aveugle. Elle pousse beaucoup dans le camp de ceux qui vivent de la haine et conduit d’autres à se résigner. « Tout va s’effondrer. Alors... préparons la suite » Sur quels faits vous appuyez-vous pour affirmer que l’effondrement est possible ? Nous avons rassemblé un faisceau de preuves qui viennent des publications scientifiques. Les plus évidentes sont liées au fait que notre civilisation est basée à la fois sur les énergies fossiles et sur le système-dette. Le pic de pétrole conventionnel a eu lieu en 2006-2007, on est entrés dans la phase où l’on exploite le pétrole non conventionnel : sables bitumineux, gaz de schiste, pétroles de schiste, etc. Déjà, c’est un signe qui ne trompe pas. Ensuite, il y a un siècle, on investissait un baril de pétrole et on en retirait cent.

La glottophobie, un type de discrimination largement ignoré Quand on s’intéresse à la fois à la question des discriminations et à celle des pratiques linguistiques, notamment en France, on constate très vite que les discriminations linguistiques sont généralement ignorées, au double sens d’« inconnues » (on ne sait pas que ça existe, on ne les voit pas) et de « négligées » (on n’y accorde aucune attention quand on en voit). Très peu de liens sont faits entre ces deux questions, à part quelques vigilances de militants ou de chercheurs spécialisés. Et pourtant, on constate aussi rapidement que les discriminations linguistiques sont très fréquentes, ordinaires, banales, dans la vie quotidienne de beaucoup de gens et de beaucoup de sociétés. Glottophobie : qu’es aco ? La plupart des grands textes juridiques internationaux prévoient, dénoncent et interdisent les discriminations linguistiques comme toutes les autres discriminations.

Les innovations ne sont pas exploitées pour sauver la planète, bien au contraire Afin de prendre la vraie mesure de la transition à mener, il s'agit de revisiter les objets, de les rendre réparables et modulaires pour limiter la consommation de matériaux. Ce qui passe par une remise en cause des besoins de nos sociétés de consommation. Philippe BihouixIngénieur centralien, co-fondateur de l'Institut Momentum Actu-environnement : Le monde est une immense machine à expresso, écrivez-vous dans L'âge des Low Tech, vers une civilisation techniquement soutenable (Seuil, 2014). Que signifie cette métaphore ?

La discrimination bancaire pour la première fois démontrée Après avoir été plusieurs fois alertée par certains de ses administrés, la mairie PS de Villeurbanne, dans le Rhône, a décidé l’an dernier de lancer un « testing », inédit en France, pour mesurer les discriminations dans le secteur bancaire : l'accès au prêt immobilier et au crédit à la création d'entreprise. D’avril à décembre 2016, 90 tests ont ainsi été réalisés dans 63 agences de 12 banques différentes, dans toute l’agglomération lyonnaise. "Nous avons présenté un homme d’origine supposée subsaharienne et un homme supposé sans origine migratoire", explique Agnès Thouvenot, adjointe au maire de Villeurbanne en charge de la lutte contre les discriminations. "Tous les deux de nationalité française, de même situation familiale, ayant les mêmes ressources et le même apport". Les résultats de ce test révèlent en effet des discriminations "significatives" à chacune des étapes du parcours du demandeur de prêt.

Hubert Reeves: "L’écologie, c’est aussi une affaire de morale" Passionné par cette richesse qui rend possible la vie sur terre, et qu’on appelle «biodiversité», il cherche à faire aimer la nature et en appelle, sans détour, à notre responsabilité morale. Voici l'interview parue sur le site de pelerin.com Pèlerin. Ce 6 juillet devait être présenté au Sénat un projet de loi pour la reconquête de la biodiversité, où figure la création d’une agence que vous parrainez. Or le gouvernement a décidé de retirer cette loi de l’agenda parlementaire de juillet. Comment avez-vous réagi en apprenant cela ?

Noirs et Arabes payent plus cher le crédit bancaire que les Blancs Jacques Toubon a présenté son soutien aux travaux de la ville de Villeurbanne (Rhône) concernant des testings effectués auprès de banques. Dans un communiqué publié jeudi 21 septembre, le Défenseur des droits affirme que « ce test démontre l’existence de pratiques discriminatoires, à la fois dans l’accès au prêt immobilier en lien avec l’origine des clients-demandeurs mais aussi dans l’accès au crédit à la création d’entreprise en lien avec l’origine ou le sexe des clients ». Les 90 tests de l’enquête ont été entrepris par l’institut Ism Corum, dans 63 agences de 12 banques différentes implantées dans l’agglomération lyonnais.

Lettre à une croissance que nous n’attendons plus « Le Monde » publie un texte de Manon Dervin (Etudiante à Science Po Rennes), choisi par le Cercle des économistes dans le cadre du concours » Imaginez votre travail demain – La parole aux étudiants « , organisé à l’occasion des Rencontres économiques d’Aix-en-Provence. Ce texte s’inspire d’ « Un Projet de Décroissance« . Merci Manon.

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