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Du collaboratif au contributif : vers le 3ème web

Du collaboratif au contributif : vers le 3ème web
Intervention lors du OuiShare Fest 2014-05-16 Propos recueillis par Dominique Firbal L’économie collaborative est un modèle économique pour demain. C’est ce que Bernard Stiegler, philosophe et spécialiste des mutations portées par les technologies numériques constate et soutient. Acteur de ces mutations, il a mis en place un outil de réflexion contributif avec son Institut de Recherche et d’Innovation[i]. Ses travaux et réflexions ont nourri les débats de la communauté OuiShare durant les derniers mois. Lors du OuiShare Fest, il a évoqué les enjeux de cette nouvelle économie numérique mais aussi les pièges qu’elle peut contenir. Ecoutons-le. La société est en pleine mutation. OuiShare travaille sur l’évolution des modèles économiques et il est extrêmement important de s’attacher à cette évolution de manière absolument prioritaire. La pharmacologie de la contribution Cette économie est jusqu’à ce jour, un nouveau stade du développement industriel. Le blues du net La question fondamentale

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Related:  Tech & WebÉduquer au webAnalyse ConsoCollab (articles, blog, vidéos)Dans les parages de RifkinParano Num :-)

Bernard Stiegler: «L’accélération de l’innovation court-circuite tout ce qui contribue à l’élaboration de la civilisation» «Disruptif». Le terme, dixit le dictionnaire de l’Académie française, dérive du latin disrumpere, «briser en morceaux, faire éclater». Dans le langage des entreprises du numérique, «l’innovation disruptive», c’est l’innovation de rupture, celle qui bouscule les positions établies, court-circuite les règles du jeu, impose un changement de paradigme. De Google à Uber, la «disruption» bouleverse nos vies connectées. Les échecs (et les nouveaux espoirs) de la théorie des Nouveaux médias Par Hubert Guillaud le 29/04/14 | 5 commentaires | 1,627 lectures | Impression Geert Lovink (@glovink), directeur de l’Institut des cultures en réseaux (@INCAmsterdam), signe pour la revue américaine e-flux, un passionnant article sur les échecs de la théorie des Nouveaux médias. Les Nouveaux médias, pour prendre la définition la plus simple que proposait le chercheur Lev Manovitch (@manovich) dans son article originel “New Media from Borges to HTML” en 2003, sont les activités médiatiques (lui-même disait “artistiques”) qui reposent sur l’ordinateur. Mais la définition du champ qu’ils recouvrent n’a jamais été précise, évoluant au gré des auteurs qui s’en sont saisis. C’est dans ce champ flou de l’impact du numérique sur les médias et l’art que c’est développé depuis une importante littérature critique.

Nous sommes au bout du modèle fordiste, il faut passer à un modèle contributif Bernard Stiegler est philosophe, théoricien de l’évolution des systèmes techniques. Il a découvert les modèles du libre de façon presque accidentelle, en tant que Directeur de l’INA. Initiateur et président du groupe de réflexion philosophique Ars industrialis créé en 2005, il dirige également depuis avril 2006 l’Institut de recherche et d’innovation (IRI) qu’il a créé au sein du centre Georges-Pompidou. Les modèles ouverts, contributifs et collaboratifs sont de plus en plus nombreux, la contribution s’étend à de nouveaux territoires, comment interprétez-vous cette évolution ? Avant de répondre, il y a un préalable, reconnaître que tous les modèles ne sont pas équivalents.

Michel Bauwens Michel Bauwens en 2007. Michel Bauwens, né le 21 mars 1958, est un théoricien belge du Pair à pair, auteur et conférencier sur des sujets technologiques et culturels innovants. Biographie La pertinence des algorithmes Par Hubert Guillaud le 29/11/12 | 6 commentaires | 7,031 lectures | Impression Sur l’excellent Culture Digitally, le sociologue Tarleton Gillespie (@TarletonG) vient de publier un court essai (.pdf) sur la “pertinence des algorithmes” pour réfléchir à la place des algorithmes dans la culture et la connaissance (cet essai se veut l’introduction d’une anthologie sur le sujet qui devrait paraître… à l’automne 2013 aux presses du MIT). Tarleton Gillespie s’est longuement intéressé à comment les plates-formes utilisent les algorithmes pour gérer les “mauvais contenus” (voir “ces algorithmes qui nous gouvernent”) ce qui lui a permis de dresser le tableau des techniques algorithmiques émergentes en cours de déploiement. Une manière d’approfondir les propos d’Evgeny Morozov dont nous vous faisions part récemment. Qu’est-ce qu’un algorithme ?

- Les retours du dimanche, 2011 : Année indignée, 2012 année de tous les dangers Cette année là, il y a tout juste 50 ans, ce n'était pas simplement les débuts du succès de Claude François, mais aussi comme il est dit dans la chanson, celle de la disparition de Marylin Monroe, du premier 45 tours des Beatles et de la sortie en France de West Side Story. Et de quoi, 50 ans après, sera fait 2012, l'année du Dragon censée apporter santé et richesse à ses natifs? Serons nous comme en 2011, assaillis « d'événements monstres » chers à l'historien Pierre Nora qui écrivait déjà en 1974, que l'événement, à l'ère des mass médias, « jeté dans la vie privée, offert en spectacle ... devient monstrueux »?.

26 vidéos pédagogiques Common Craft pour comprendre l’informatique et Internet Depuis 2007, le portail américain Common Craft coordonné par Lee and Sachi LeFever propose des vidéos courtes et simples à comprendre construites avec comme support un tableau blanc et des éléments en papier découpés et positionnés ; une pédagogie de la monstration qui explicite des dispositifs techniques du Web d’aujourd’hui, des modes d’échange relationnels. Chaque vidéo Common Craft est présentée sous la forme d’une scénarisation ou d’une histoire brève qui invite l’internaute à comprendre aussi bien la technologie présentée que l’intérêt d’utiliser tel ou tel type d’outil en ligne, mais aussi de se prémunir contre des risques de pratiques sur Internet. Ce type de média interactif est basé notamment sur une approche design de service que des espaces publics numériques prennent également en charge en créant leur propre vidéo « à la » Common Craft pour expliciter par exemple le courrier électronique ou comment fonctionne Internet. Publication, échange et partage Identité numérique

Pourquoi l’économie de partage peut être encore plus vicieuse que sa copine capitaliste Atlantico : Couchsurfing, crowdfunding, coworking, etc. L'économie de partage a été fondée sur des valeurs d'entraide et de solidarité. Néanmoins, à l'instar de Airbnb, aujourd'hui de plus en plus de grands groupes ont trouvé le moyen de monétiser ces services. L'économie de partage est-elle en train d'introduire la notion d'échanges marchands dans tous les domaines de la vie, là où avant il n'était question que de solidarité ? Avec l'économie de partage tout devient-il marchandise ? 14 propositions pour une économie open Au printemps dernier, Philippe Lemoine nous a sollicité pour réaliser des propositions liées aux OpenModels dans le cadre de sa mission sur la transformation numérique. Le rapport final a été rendu public le 7 novembre et nous sommes ravis de constater que les plus emblématiques ont été reprises. Le 29 juin, nous avons rassemblé une quinzaine de représentants des différents territoires de l’Open (dont Lionel Maurel, Bastien Guerry, Valérie Peugeot, Jean-Luc Wingert, Frédéric Charles, Benjamin Tincq, Karine Durand-Garçon et Louis-David Benyayer). La session a été très productive, nous avons proposé 14 actions concrètes pour les soutenir. Toutes ces propositions sont dans le livre Open Models. Expliquer les licences et en créer de nouvelles

L'Homme simplifié Déresponsabilisation, déshumanisation, simplification à outrance : il y a urgence à penser l'usage et les conséquences des nouvelles technologies sur l'individu, le travail et la société. Propos recueillis par Isabelle Magos. Présentation de l'auteur Jean-Michel Besnier Professeur de philosophie à l'université Paris IV-Sorbonne, auteur de L'Homme simplifié. Le syndrome de la touche étoile, Fayard, 2012. Bernard Stiegler: « Le temps est venu de passer d’un consumérisme toxique à une économie de la contribution » Bernard Stiegler est un philosophe en lutte. En ligne de mire, un capitalisme addictif qui aspire le sens de nos existences. Son remède : passer à une économie de la contribution, inspirée du logiciel libre. Ce n’est plus un secret pour personne : le capitalisme est en train d’être dévoré par ses propres effets toxiques. En 2005, parmi d’autres voix peu écoutées alors, une association française, Ars Industrialis, lancée par quatre philosophes et une juriste, avait sonné le tocsin.

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