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« Le Monde diplomatique » disparaît…

« Le Monde diplomatique » disparaît…
A l’évidence, il s’agissait d’une anomalie. Comme nous l’avions rapporté l’année dernière, Le Monde diplomatique figurait à la 178e place des 200 titres de presse les plus aidés par les pouvoirs publics en 2012, très loin derrière Le Monde (1er), Le Figaro (2e), mais aussi Le Nouvel Observateur (8e), L’Express (9e), Télé 7 jours (10e), Paris Match(12e), Valeurs Actuelles (66e), Télécâble Satellite Hebdo (27e), Point de Vue (86e), Closer (91e), Le Journal de Mickey (93e), Gala (95e), Voici (113e), Prions en église (121e), Auto Moto (124e), Mieux vivre votre argent (131e), Détente Jardin (167e), Spirou (172e)... Entre les deux premiers titres, dotés de plus de 18 millions d’euros chacun, et Le Monde diplomatique avec 188 339 euros, l’écart allait de 1 à 100. De 1 à 36 entre Le Monde diplomatique et Télé 7 jours. Il n’en est rien. Quelques « unes » de journaux subventionnés Lorsqu’une publication quitte un tableau, un palmarès, une autre s’y substitue.

http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2014-05-09-le-diplo-disparait

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2 900 SALARIÉS PERDENT LEUR CHEMISE (dessin : Jiho pour Siné Mensuel) Apprenant la suppression de 2 900 emplois, des salariés en colère arrachent la chemise de deux dirigeants. Gouvernement et médias unanimes se déchaînent et condamnent violemment cette violence. Une façon de dissimuler la vraie violence faite aux salariés d’Air France et d’ailleurs. Aides à la presse en France Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Le système des aides à la presse en France, inventé par Pierre Laval en 1942[1], a été progressivement mis en place pour tenter de favoriser un certain pluralisme du paysage médiatique, donnant ses chances aux nouveaux titres et un choix réel aux lecteurs. Le dispositif général des aides publiques à la presse a débuté il y a plus de 200 ans, contribuant à l'histoire de la presse écrite. La plus importante en volume comme en diversité est l’aide postale, qui remonte à la période de la Révolution française. D’autres mesures s’y sont progressivement ajoutées pour encourager la diffusion, la défense du pluralisme, et plus récemment la diversification vers la production multimédia des entreprises de presse. Le ministère de la culture distingue traditionnellement les aides directes (à la diffusion ou au pluralisme) et les aides indirectes (fiscales, sociales et sociales)[3].

Comment fut inventé le peuple juif, par Shlomo Sand Tout Israélien sait, sans l’ombre d’un doute, que le peuple juif existe depuis qu’il a reçu la Torah (1) dans le Sinaï, et qu’il en est le descendant direct et exclusif. Chacun se persuade que ce peuple, sorti d’Egypte, s’est fixé sur la « terre promise », où fut édifié le glorieux royaume de David et de Salomon, partagé ensuite en royaumes de Juda et d’Israël. De même, nul n’ignore qu’il a connu l’exil à deux reprises : après la destruction du premier temple, au VIe siècle avant J. A qui appartiennent les médias français? Si François Régis Hutin, fils du fondateur de "Ouest-France" Paul Hutin-Desgrées, est le président du directoire du quotidien régional "Ouest-France", il n’en est plus, officiellement, le propriétaire. "Ouest-France" (le quotidien le plus lu en France) appartient en effet au groupe Sipa – Ouest France, lui-même propriété de… l'Association pour le soutien des principes de la démocratie humaniste ! Une association de type loi de 1901, fondée en avril 1990,voulue par François Régis Hutin, pour mettre son journal à l'abri d'un rachat : "Cette association est la gardienne du temple. Le temple, c'est l'esprit du journal."

Entre Moscou et Tel-Aviv, une étrange lune de miel, par Igor Delanoë (Le Monde diplomatique, septembre 2014) L’incident n’est pas passé inaperçu. Lors de la réunion de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (ONU) du 27 mars 2014, destinée à condamner l’annexion de la Crimée par Moscou, le représentant israélien a brillé par son absence. Au grand dam des Etats-Unis, Tel-Aviv s’est abstenu de voter une résolution appelant à ne pas reconnaître le rattachement de la péninsule à la Fédération de Russie. DANS LE DIPLO D'OCTOBRE 2015 Une poignée de milliardaires contrôle les médias chaque jour d’avantage. Les médiacrates à leur service se prétendent libres et rebelles, sentinelles de la démocratie et guerilleros de la liberté d’expression. Mais celui qui paie l’orchestre choisit la musique. Et c’est toujours les mêmes chansons qu’il demande, la crise, l’austérité, la croissance, le terrorisme, le migrant, le déclin, le "c’était mieux avant". Certes il y a le mal de dos, les francs-maçons, les pervers narcissiques et les vieux nouveaux réacs en couverture pour meubler les conversations. Mais nos médias sont devenus surtout - et de plus en plus - un très puissant rouleau compresseur quand il s’agit d’écraser Syriza, de criminaliser les salariés d’Air France, ou de ringardiser Jeremy Corbyn.

Fascisme, islam et grossiers amalgames, par Stefan Durand (Le Monde diplomatique, novembre 2006) « Ils procèdent par gros concepts, aussi gros que des dents creuses. La loi, le pouvoir, le maître, le monde, la rébellion, la foi. Ils peuvent ainsi faire des mélanges grotesques, des dualismes sommaires, la loi et le rebelle, le pouvoir et l’ange. » En cela, « ils cassent le travail consistant à “former” des concepts à articulation fine, ou très différenciée, pour échapper aux grosses notions dualistes. » En 1977, Gilles Deleuze dénonçait ce qu’il appelait la « pensée nulle » des « nouveaux philosophes ». Trente années plus tard, ces penseurs toujours « nuls » mais plus vraiment « nouveaux » et toujours pas « philosophes » se retrouvent à l’avant-garde pour propager en France, sur la base de « mélanges grotesques », le concept creux de « fascisme islamique ». On pourrait se contenter de passer outre si ce concept n’avait pas été utilisé publiquement par le président des Etats-Unis, M.

« Sommet pour un Plan B en Europe » : morgue et mépris médiatiques Les 23 et 24 janvier 2016 se tenait à Paris le « Sommet pour un Plan B en Europe » réunissant plusieurs dizaines d’intervenants venus des quatre coins de l’Europe, d’Afrique et d’Amérique du Sud. Organisé par le Parti de gauche, ces journées se sont conclues par un discours de son ancien président et principal porte-parole, Jean-Luc Mélenchon… Qu’en ont dit les médias ? Rien – ou pire que rien. Un sommet ? Ah bon…

Coût du capital, la question qui change tout, par Laurent Cordonnier Il serait sans doute passionnant de refaire le trajet d’ivrogne, tortueux et chaloupant, parcourant toute l’Europe, qui a finalement abouti à ramener tous nos maux à des questions de compétitivité et, de proche en proche, à des problèmes de coût du travail. Oubliés la crise des subprime, la crise de liquidité bancaire, les gigantesques dépréciations d’actifs, l’effondrement du crédit, la tétanie de la demande, la transformation des dettes privées en dettes publiques, les politiques d’austérité. Comme nous l’avait bien expliqué dès 2010 M. Ulrich Wilhelm, alors porte-parole du gouvernement allemand, « la solution pour corriger les déséquilibres [commerciaux] dans la zone euro et stabiliser les finances publiques réside dans l’augmentation de la compétitivité de l’Europe dans son entier (1) ». Quand on tient une explication, il faut savoir la défendre contre vents et marées, y compris ceux de la rigueur arithmétique.

ÊTES-VOUS POUR OU CONTRE L'HIVER ? « La télévision a une sorte de monopole de fait sur la formation des cerveaux d’une partie très importante de la population. Or, en mettant l’accent sur les faits divers, en remplissant ce temps rare avec du vide, du rien ou du presque rien, on écarte les informations pertinentes que devrait posséder le citoyen pour exercer ses droits démocratiques. » Pierre Bourdieu (1930-2002) : Sur la télévision (1996, page 18)

Surprenant quand même. Le monde diplomatique n'a pas les moyens d'aller plus loin dans l'analyse des critères d'attribution, des mécanismes qui concourent à la distribution des montants financiers ? Il n'y a pas par exemple de péréquation pour prendre en compte le montant des revenus publicitaires cités ? Plutôt que d'afficher un titre à la limite du racolage, une information plus éclairante n'aurait pas du tout détonné. Ces financements sont suffisamment anciens pour que l'information apportée aux lecteurs soit d'un niveau un peu plus exigeant. Si le but était de surprendre le lecteur par le titre pour attirer son attention, eh bien voilà, c'est fait. by reel Aug 25

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