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L'argent, le sang et la démocratie

L'argent, le sang et la démocratie
Le 8 mai 2002, à Karachi, au Pakistan, un attentat tue onze employés de la Direction des constructions navales de Cherbourg. Aussitôt, l'organisation terroriste al-Qaida est désignée comme responsable. Dix ans après les faits, l'enquête va faire surgir, notamment grâce aux révélations de la presse et aux investigations du juge antiterroriste Marc Trévidic qui a repris le dossier en 2007, une seconde affaire : un éventuel financement illicite lors de la campagne présidentielle d'Édouard Balladur en 1995. Quatre contrats d'armement avec l'Arabie Saoudite et le Pakistan auraient servi à financer celle-ci, moyennant le versement de commissions dont les bénéficiaires auraient rétrocédé un pourcentage au staff de Balladur. Le non-versement d'une partie des sommes après le départ de ce gouvernement en 1995 aurait provoqué l'attentat de Karachi. C'est du moins l'une des pistes explorées par la justice qui relie désormais les deux dossiers. Monde parallèle Related:  `néodoc (traiter-1)Comprendre

L'instrumentalisation de l'antifascisme Le premier juin, j’apprenais, stupéfait, l’annulation des projections en salle du film documentaire militant Dédale, un fil vers la démocratie. Cet événement, suite logique de toute une série d’autres faits similaires, était l’événement de trop : il me fallait enquêter sur cette mouvance antifasciste. Je voulais comprendre qui étaient ces (prétendus) antifascistes et pourquoi ils s’en prenaient systématiquement à des personnalités qui combattent l’oligarchie, l’impérialisme, les guerres néo-coloniales et qui, de façon générale, luttent courageusement pour un monde plus juste. Histoire de l’antifascisme L’antifascisme est un mouvement qui apparaît en regard du fascisme qu’il combat dès les années vingt et qui se développe fortement dans les années trente face aux régimes d’Hitler en Allemagne et de Mussolini en Italie, ainsi que dans la Guerre d’Espagne, notamment contre Franco et les phalangistes. Mais l’antifascisme des années septante et quatre-vingt est critiqué, même à gauche. Non.

Rien compris à l'affaire Karachi ? On reprend de zéro Hortefeux, Balladur, Copé, Bazire, Gaubert, Sarkozy... leurs noms sont associés à l’attentat de Karachi. Que leur reproche-t-on ? Que risquent-ils ? Explicateur. Jacques Chirac rend hommage aux onze Français morts lors de l’attentat de Karachi à Cherbourg, le 13 mai 2002 (Charles Platiau/Reuters) A l’origine, un attentat suicide fait quatorze morts Le 8 mai 2002, vers 8 heures, les employés français de la Direction des constructions navales (DCNS) en poste à Karachi, où ils participent à la conception de sous-marins Agosta vendus par la France au Pakistan, partent à leur travail. Comme chaque matin, un bus de la marine pakistanaise est passé les prendre dans leurs hôtels respectifs. L’explosion est « si violente qu’une phalange est retrouvée à près de 70 mètres de là », écrit L’Express à l’époque. Le jour-même à Paris, le gouvernement Raffarin prend ses fonctions. D’abord, la piste d’Al-Qaeda Trois jours après l’attentat, le patron du parquet antiterroriste de Paris est à Karachi.

10 tentatives de réponse à 10 clichés sur l'anarchie On a beau être en 2018, on a beau avoir toute la culture à portée d’oeil et de doigt, grâce à l’Internet présent sur nos terminaux, beaucoup de personnes se représentent encore l’anarchie comme une sorte de secte peuplée de punks habillés de couleur sombre et qui crient « Ni Dieu ni maître » à tout bout de champ. Et pourtant : l’anarchie est un courant idéologique très moderne, bien qu’il soit né il y a plus de 150 ans. C’est l’une des clés pour comprendre le capitalisme, le colonialisme, la domination structurelle qui régit nos sociétés en somme, et en sortir. C’est pourquoi il est important de défricher un peu les clichés qui peuvent circuler sur elle. 1. Euh, non en fait. C’est donc une idéologie politique et un idéal de société « sans pouvoir » de certains sur d’autres. Mais le capitalisme est un système d’accumulation fondé justement sur la domination des uns sur les autres (ce que Marx a appelé l’exploitation). 2. Ah bon ? 3. 4. Plus précisément : 5. 6. Pas vraiment en fait. 7. 8.

Karachi vu depuis Washington Dès le 8 mai 2002, les services américains estimaient que l’attentat de Karachi ne ressemblait à aucun autre intervenu dans la mégapole pakistanaise. OWNI révèle 28 pages de notes du consulat américain de Karachi en relation directe avec l’attentat contre le bus de la DCN. Et permettant d'évoquer l'implication des forces paramilitaires pakistanaises. Le 8 mai 2002 et dans les semaines suivantes, les services de sécurité du consulat américain de Karachi ont suivi et analysé l’attentat perpétré contre le bus de la Direction des constructions navales (DCN – désormais appelée DCNS). Nous avons obtenu auprès de Washington les notes qu’ils ont rédigées en relation avec l’attaque terroriste perpétrée ce jour-là contre le bus des employés français de la DCN provoquant la mort de 15 personnes et en blessant 23 autres. Quelques heures après l’attentat L’attaque suicide à la voiture piégée du 8 mai 2002 était sans précédent pour trois raisons. Évènement singulier Paragraphes blanchis Pédigrée complet

« Anarchiste », « libertaire » : appellations peu contrôlées, par Jean-Pierre Garnier (Le Monde diplomatique, janvier 2009) Pendant longtemps, les termes « anarchiste » et « libertaire » ont été indissociables aux yeux des militants, qui les revendiquaient pour définir leur positionnement dans le champ politique, ou, plus exactement, en dehors et en rupture avec lui dès lors qu’il était confondu avec la scène politicienne. Il en allait de même pour ceux qui les combattaient ou les réprouvaient : outre les gardiens officiels de l’ordre bourgeois, les membres des autres partis, de gauche ou de droite, les journalistes de toutes obédiences et l’« opinion publique » formatée par les uns et les autres s’accordaient à mettre anarchistes et libertaires dans le même sac. De nos jours, cette association de mots n’a rien perdu de sa pertinence pour les intéressés, même s’ils tiennent à préciser, comme ils l’ont toujours fait, en quoi et pourquoi ces dénominations ne sont pas pour autant synonymes. « Chaos nihiliste » prétendent les adversaires, « ordre sans le pouvoir » répondent les partisans

Comprendre l'affaire Karachi en trois minutes Bonjour, et bienvenue sur Le Monde.fr Pour permettre à nos 400 journalistes de vous apporter chaque jour une information de qualité, fiable, variée, et pour pouvoir continuer à vous proposer des services innovants et performants, nous devons pouvoir compter sur les revenus de la publicité. Bonne lecture sur nos pages Vous appréciez les contenus du Monde.fr ? Deux propositions s’offrent à vous : Je désactive mon bloqueur de publicité Regardez comment faire Découvrez notre Édition abonnés Vous pouvez profiter d’un confort de lecture optimal grâce à l’Edition abonnés et accéder à un contenu éditorial enrichi sur ordinateur, mobile et tablette Je m’abonne Déjà abonné ? Je poursuis ma navigation

Devenir fasciste, avec la confusion, c’est possible ! Le journaliste antifasciste Yannis Youlountas décrit avec humour et par étape le processus qui amène certainEs à se jeter dans les bras de l’extrême droite, à confondre lutte sociale et posture, pensant ainsi s’opposer au « système » alors qu’ils ne font que se trouver de nouveaux maîtres. D’une étape à l’autre, par dépit, ignorance et/ou paresse, ils ou elles veulent croire aux mirages vendus par les groupes nationalistes et racistes (« l’extrême droite n’existe pas », « l’intolérance c’est les autres », « on nous cache tout », etc.) qui leur permet de justifier leur propre intolérance et leur vision simpliste du monde, sans jamais finalement remettre en question les fondements des rapports de domination de la société capitaliste. Certain-e-s de tes ami-e-s ont dérivé vers l’extrême droite ces dernières années ? 1.

Affaire Karachi : ce que les juges reprochent à Balladur et Léotard Exclusif. « Le Monde » a pu prendre connaissance du contenu de l'ordonnance par laquelle les juges se sont dessaisis au profit de la CJR. Cent-soixante-huit pages pour résumer un dossier hors norme. L'ordonnance « d'incompétence » par laquelle les juges de l'affaire de Karachi se sont dessaisis, le 6 février, au profit de la Cour de justice de la République (CJR), et dont Le Monde a pu prendre connaissance en intégralité, reconstitue plus de trois ans d'une enquête minutieuse. Les investigations des juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire ont mis en lumière la responsabilité, entre 1993 et 1995, d'Edouard Balladur et François Léotard - alors respectivement premier ministre et ministre de la défense - dans un système de financement politique occulte opéré via des ventes d'armes. Regarder l'infographie animée : Comprendre l'affaire Karachi en trois minutes Par ailleurs, s'agissant du volet non ministériel, les magistrats ont également achevé leurs investigations.

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