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Le harem et l'Occident, de Fatema Mernissi The Good Body, d'Eve Ensler

Le harem et l'Occident, de Fatema Mernissi The Good Body, d'Eve Ensler
En interrogeant les Européens sur la vision fantasmatique qu’ils se faisaient du harem, la Marocaine Fatema Mernissi - elle-même née dans un harem bien réel - a été intriguée de constater que les fantasmes sexuels des hommes occidentaux étaient souvent peuplés de femmes muettes, passives, et qu’ils considéraient l’échange intellectuel comme un obstacle au plaisir. Dans sa propre tradition culturelle, explique-t-elle dans Le harem et l’Occident , les femmes, au contraire, sont réprimées en connaissance de cause, parce qu’on leur reconnaît la possibilité d’être des égales, et que leur intelligence suscite à la fois crainte et attirance. Au terme d’une enquête lumineuse, elle formule cette hypothèse : les Orientales subissent un enfermement spatial, alors que les Occidentales, elles, sont enfermées dans une image à laquelle on les somme de correspondre : ce qu’elle baptise le « harem de la taille 38 ». [Analyse reprise et prolongée dans Beauté fatale. Mona Chollet

http://www.peripheries.net/article7.html

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CORALIE TRINH THI « LA VOIE HUMIDE » Laurent Courau LaSpirale.org - Un eZine pour les Mutants Digitaux ! Commençons par le titre de ton dernier livre La Voie humide (Oeuvre au rouge) qui fait implicitement référence à l’Alchimie. Peux-tu expliquer aux profanes ce que sont cette « voie humide » et cette « oeuvre au rouge », puisqu’il ne s’agit pas de références à ta « chatte » comme tu le soulignes dans une interview récente ? En réalité, j’ai dit qu’il ne s’agissait pas seulement d’une référence à ma chatte… J’ai conscience de la connotation sexuelle du titre, et je l’assume pleinement. La Voie Humide, c’est organique, charnel, moite, palpitant… Par contre, je m’amuse effectivement de ce que certaines critiques me reprochent d’avoir opté pour un titre vulgaire, parce que leur esprit vulgaire n’est capable de le comprendre qu’à un seul niveau – celui de ma chatte. Au passage, ma mère aussi détestait le titre. La seconde référence la plus évidente est celle de la Voie du Guerrier, ou du Samouraï, et on entre déjà dans une autre dimension.

Les féministes ne peuvent pas postuler que l'athéisme est supérieur à la foi religieuse Le féminisme n'est pas culturel. Le fait d'être féministe n'a pas de lien particulier avec une culture ou avec une religion, quelle qu'elle soit. Il est vrai que dans le monde dit «occidental», on pense la centralité des valeurs relative aux droits humains, à l'égalité homme-femme, mais il y a bien des femmes qui se sont battues pour leur égalité en dehors du carcan religieux judéo-chrétien. Le fait que des féministes dites «blanches», ou en tout les cas non-musulmanes et non voilées, doutent de femmes qui portent le foulard musulman, c'est de l'ethnocentrisme, tout simplement. Il s'agit d'ethnocentrisme car il est curieux de se penser soi-même comme étant porteur de valeurs universelles et d'imaginer que les seules femmes dominées sont celles qui portent un foulard musulman.

Le Bechdel Test vu par ARTE — Exclu Pause Culotte Tous les jours dans vos mails, la crème de la crème des dernières 24h sur madmoiZelle. Chaque jour une exclusivité ! Les articles qui ont le mieux marché... ...les coulisses et secrets de notre QG... ...et même des gifs animés. Eh ouais. La République de Star Wars a-t-elle été détruite par l'absence de bons gynécos ? Le conflit majeur au coeur des six premiers Star Wars est assez simple : une république démocratique se transforme peu à peu en dictature autoritaire. L'un des éléments clés de cette évolution dramatique est Anakin Skywalker, qui se tourne vers le côté obscur et devient Dark Vador. La manière dont tout cela est raconté laisse entendre que la chute de la République et celle d'Anakin Skywalker sont liées - le jeune Anakin est présenté au départ comme celui qui "ramènera l'équilibre dans la Force", selon une prophétie Jedi.

Mémoires de Louise Michel/Complet Il y a des noms si retentissants et d’une notoriété telle qu’il suffit de les mettre sur la couverture d’un livre sans qu’il soit nécessaire de présenter l’auteur au public. Et pourtant je crois utile de faire précéder ces Mémoires d’une courte préface. Tout le monde connaît, ou croit connaître l’ex-déportée de 1871, l’ex-pensionnaire de la maison centrale de Clermont, la prisonnière devant laquelle viennent enfin de s’ouvrir les portes de Saint-Lazare. Les personnages féminins forts : bagarre mais pas seulement. Pour aller plus loin : - Mon article sur Musclor et Barbie que je mentionne dans cette note. - Deux articles sur Sansa (pré saison 5... HUMPF) : un en français et un en anglais ! - Un article du très bon blog lecinemaestpolitique sur les méchants effeminés de Disney. - Les deux articles d'Anne-Charlotte Husson sur son blog à propos de Compagnon, toute seule et avec Denis Colombi. Je me permets de vous conseiller de parcourir tout le blog car c'est un des meilleurs sur le sujet de genre !

D’où vient le symbole féministe avec le poing levé? En Iran, un simple tatouage a suffi à créer une polémique d’une ampleur nationale. L’objet du scandale? Un poing levé dans le «symbole de Vénus», ou «symbole féminin», inscrit dans la chair de l’actrice Taraneh Alidoosti, que le New York Times qualifie de «Natalie Portman de l’Iran». Le dessin à l’encre avait légèrement dépassé de son pull lundi 30 mai et il a suscité l’ire des conservateurs, qui le considèrent comme un symbole «antifamille». En réalité, il s’agit d’un symbole féministe, vieux de près de cinquante ans. Taraneh Alidoosti a donné elle-même quelques explications sur la nature de ce signe.

Les attributs du pouvoir et leur confiscation aux femmes. Le genre et l’espace. Partie 1 : l’occupation de l’espace Partie 2 : le temps de parole et le choix des sujets de conversation Partie 3 : l’expression de la colère Misogyne, raciste et ultracapitaliste : « Fifty Shades of Grey » est bel et bien très pervers Cinquante nuances de blanc : le film, gentiment érotique, est surtout misogyne et suprémaciste (capture d’écran de « 50 nuances de Grey », réalisé par Sam Taylor-Wood) La légende dit que, lors de l’audition, les actrices pressenties pour le rôle d’Anastasia Steele, la potiche punching-ball de Christian Grey, devaient lire un monologue du film « Persona » d’Ingmar Bergman. On se demande bien pourquoi, tant les dialogues de ce « Fifty Shades of Grey’s Anatomy » semblent mielleux, anodins et, parfois, presque drôles.

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