
Où nous situons-nous dans l’échelle des températures par rapport au passé ? Tous les passés ne sont pas d’un intérêt équivalent pour deux raisons: tout d’abord le phénomène qui nous intéresse maintenant se situe sur une échelle de temps très courte en regard de l’âge de notre planète : un siècle, cela fait 0,0000025% de l’âge de la Terre! Or si l’on peut avoir une bonne idée des conditions moyennes qui régnaient à la surface de la Terre il y a longtemps, on ne sait pas comment les choses évoluaient sur un siècle à cette époque là. Par exemple, on ne sait pas distinguer ce qui s’est passé entre -60.000.000 ans et -60.000.100 ans (ou entre -60.000.000 ans et -59.999.900 ans).Comme nous nous intéressons essentiellement à la survie et au confort de notre propre espèce (s’intéresser à la survie du reste n’a de sens que si nous sommes toujours là: sur une planète d’où les hommes auraient disparu, le fait de savoir s’il resterait des tigres est une question un peu secondaire!) Les cycles Source : LSCE/Petit & al., Nature, Juin 1999 Et avant ?
Notions de rétroactions positive et négative La vidéo du réchauffement 1880/2017 – {Sciences²} La Nasa vient de publier sur Youtube une vidéo visualisant l’évolution des températures planétaires depuis 1880 – le début des relevés thermométriques – et jusqu’à décembre 2017. Selon l’équipe du Goddard institute for space studies et de l’Université de Columbia (New York) qui analyse ces données de températures , 2017 se situe à 1,1°C au dessus de la moyenne climatique des années 1951 à 1980. Au deuxième rang des années les plus chaudes. La NOAA de son côté la classe en 3ème après 2015 mais l’écart n’est en réalité pas significatif entre 2015 et 2017 et ne provient que des méthodes d’analyse qui diffèrent légèrement entre les deux équipes. Cette vidéo montre que les températures affichent une forte variabilité au fil des années et une répartition spatiale qui peut provoquer des épisodes plus froids ou plus chauds que les moyennes régionales, mais surtout une tendance persistante au réchauffement avec une accélération majeure après le milieu des années 1970.
Le Gulf Stream ralentit, vers un refroidissement brutal de l'Europe de l'ouest ? La circulation méridienne de retournement est l'un des principaux systèmes de circulation de la chaleur terrestre : il distribue, vers les hautes latitudes, les eaux chaudes des basses latitudes. Dans l'hémisphère Nord, c'est aussi ce qu'on appelle la dérive nord-atlantique et par extension, le Gulf Stream. Elle est, en partie, à l'origine du climat tempéré que l'on connait dans l'ouest de l'Europe du nord. La circulation méridienne de retournement Atlantique, ou AMOC pour "Atlantic Meridional Overturning Circulation", également appelée "circulation thermohaline" se compose notamment de la dérive nord-atlantique qui contribue à la douceur du climat de l'Europe occidentale. Le Gulf Stream est un puissant courant entraîné par les vents au-dessus de l'Atlantique Nord, il transporte environ 20 millions de mètre cube d'eau par seconde. Le Gulf Stream affecte également la trajectoire des ouragans et leur puissance, principalement le long des côtes américaines. Le Gulf Stream s'affaiblit Notes
Corrélation et causalité - [Les tribulations d'un astronome] La corrélation, c’est le rapport d’une chose à une autre, la relation qui existe entre ces choses ou entre ces quantités. Par exemple, on constate que la quantité de gaz carbonique augmente dans l’atmosphère depuis des décennies : On constate également que l’espérance de vie en France augmente depuis des décennies : Quand on trace la quantité de gaz carbonique en fonction de l’espérance de vie, on obtient : On constate ainsi que la quantité de gaz carbonique dans l’atmosphère est en relation avec l’espérance de vie : on pourrait presque tracer une droite (avec une certaine pente) sur ce graphique. On dit que la quantité de gaz carbonique dans l’atmosphère et l’espérance de vie sont corrélées. La causalité, c’est la relation de cause à effet, la relation entre deux phénomènes, c’est-à-dire le fait que l’un cause l’autre ou inversement : l’un est la cause qui produit un effet dont le deuxième est le résultat, ou une facette du résultat.
17 fiches scientifiques Océan et Climat (2015) – Ocean & Climate Platform Par Philippe Koubbi, Gabriel Reygondeau, Claude De Broyer, Andrew Constable et William W.L. Cheung La partie australe de l’océan mondial est la plus isolée de toute activité industrielle ou anthropique. Pourtant, depuis plusieurs décennies, de nombreux observateurs rapportent des changements significatifs aussi bien des écosystèmes que des espèces qui y vivent. Ces perturbations ont été dans la majorité des cas attribuées aux conséquences de l’activité humaine qu’elles soient indirectes (augmentation de la température, modification de la saisonnalité de la banquise, conséquences du trou dans la couche d’ozone, acidification des eaux) ou directes (exploitation des ressources vivantes par les pêches).
Nasa Vital Signs of the Planet - Site donnant accès à des données actualisées (CO2, Temp, Banquise, niveau marin) June 2023 421 ppm Carbon dioxide (CO2) is an important heat-trapping gas, also known as a greenhouse gas, that comes from the extraction and burning of fossil fuels (such as coal, oil, and natural gas), from wildfires, and natural processes like volcanic eruptions. The first graph shows atmospheric CO2levels measured at Mauna Loa Observatory, Hawaii, in recent years, with natural, seasonal variations removed. The second graph shows CO2 levels during Earth’s last three glacial cycles, as captured by air bubbles trapped in ice sheets and glaciers. Since the onset of industrial times in the 18th century, human activities have raised atmospheric CO2 by 50% – meaning the amount of CO2 is now 150% of its value in 1750. The animated map shows how the historical changes in global carbon dioxide over time. Learn more: NASA’s Climate Kids: Planet Health Report Missions That Observe CO2 Atmospheric Infrared Sounder (AIRS) Orbiting Carbon Observatory (OCO-2) Orbiting Carbon Observatory (OCO-3)
Le climat en questions | Comment ne plus confondre météo et climat Idées reçuesTop Idées Reçues Climat Comment ne plus confondre météo et climat Publication : Mis à jour : Thomas Wagner Sommaire Dépliez le sommaire de l’article Pourquoi faut-il ne pas confondre météo et climat ? Si vous êtes choqué(e), c’est normal ! Afin d’être le plus précis possible, nous avons reçu la précieuse aide de Jean Jouzel, paléoclimatologue français et Vice-Président du groupe scientifique du GIEC de 2002 à 2015. Climat et Météo : de quoi parlons-nous ? La météorologie, étudie les processus qui pilotent la dynamique de l’atmosphère et leur mise en équations, notamment en vue de la prévision du temps. A l’inverse, la climatologie analyse l’état moyen de l’atmosphère et des océans sur les grandes échelles de temps et étudie les processus physiques qui sont pertinents sur le long terme. Ce sont alors ses « conditions aux limites » qui prennent de l’importance et qui déterminent l’état statistique moyen de l’atmosphère : son climat. Quelle est la différence entre climat et météo ? Menu
Glaciers et changement climatique Glaciers et changement climatique Idées reçuesTop Idées Reçues Climat Publication : Mis à jour : Anne Brès ©Crédit Photographie : Claire Marc Sommaire Dépliez le sommaire de l’article Certaines idées reçues sur le climat ont la peau dure et persistent dans l’opinion publique. Compte tenu de la désinformation sur les réactions des glaciers au changement climatique, nous souhaitions ne pas faire l’impasse sur ce sujet important. Les glaciers sont des accumulations de glace continentale issue de la transformation de la neige et soumise à un écoulement lent. Pour y répondre, nous avons eu la précieuse aide de cinq chercheurs qui ont réalisé une synthèse exclusive des travaux les plus à jour sur les glaciers : NB : vous pouvez lire nos deux premiers articles ici : – Le consensus scientifique sur le réchauffement climatique est-il de 100% ? Comment mesure-t-on l’évolution des glaciers ? Le bilan de masse Les glaciers sont constitués de glace qui s’écoule des parties hautes des montagnes vers les vallées.