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Géraldine Wasmer : Créer le musée imaginaire d’un roman

Géraldine Wasmer : Créer le musée imaginaire d’un roman
Et si, pour s’approprier les personnages d’un roman, les élèves créaient les traces réelles de leur parcours imaginaire ? Et s’ils les présentaient dans une exposition, enrichie d’un catalogue explicatif ? Tel est le beau projet mené par Géraldine Wasmer avec ses premières du lycée Emile Roux à Confolens. Les élèves éclairent le voyage, aussi intérieur, des migrants qui sont les héros d’un roman de Laurent Gaudé en quête de l’Eldorado européen. Le musée littéraire s’avère alors particulièrement pédagogique : il favorise non seulement la créativité et l’interprétation, mais aussi la contextualisation et l’empathie. La démarche, originale et inspirante, illustre l’écriture d’appropriation qu’appellent de leurs vœux les nouveaux programmes de français au lycée … Pourquoi avoir choisi d’étudier le roman de Laurent Gaudé Eldorado ? Le roman de Laurent Gaudé me semblait donc très riche, et intéressant à étudier avec les élèves. Quelles ont été les étapes et modalités de travail ?

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2019/09/09092019Article637036119068407595.aspx

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Caroline Allingri : Vers une édition subjective des œuvres littéraires La question de l’appropriation des œuvres littéraires est un défi majeur des nouveaux programmes de français : comment amener les élèves à s’engager dans la lecture ? comment rendre cette lecture authentique et féconde ? Au lycée Charlie Chaplin à Décines (69), Caroline Allingri a testé d’intéressantes pistes de travail : la classe se fait d’abord cercle oral de lecture pour « désacraliser l’acte de commentaire », puis les élèves écrivent des annotations personnelles qui permettent de varier les postures de lecteurs, elles viennent nourrir une édition collective des textes patrimoniaux ainsi abordés. Vous avez commencé le projet en mettant en plaçant un « cercle de lecture » : en quoi a consisté le travail mené ? quels vous semblent les intérêts de ce dispositif ?

Charlotte et Julie : " On espère qu'ils comprendront qu'il faut nous faire confiance" "Nous disons NON à cette surenchère de contraintes qui fait passer au premier plan la quantité au détriment de la qualité en mettant de côté le plaisir de la littérature – celui des enseignants et celui des élèves. Nous disons NON à l’obligation d’étudier 24 textes en série générale et 16 textes en série technologique car notre discipline se résumerait alors à du bachotage et non à une découverte enthousiasmante des textes littéraires... Nous disons NON à un programme d’œuvres imposées. Ne nous transformez pas en de malheureux Sisyphe, abrutis par la tâche.. Laissez-nous maîtres de nos pratiques et de nos choix littéraires". Lancée il y a deux jours, la pétition "non merci !"

Aurore Delubriac : Arpenter les livres en les déchirant ? Déchirer un livre en autant de parties qu’il y a de lecteurs dans la classe : acte sacrilège ou activité féconde ? Cette proposition se nomme « arpentage » : elle est apparue dans la culture ouvrière dès la fin du 19ème siècle et a été développée par l’éducation populaire. Pourquoi et comment la mettre en œuvre en classe ? Aurore Delubriac, professeure au collège Didier Daurat à Mirambeau, en éclaire les intérêts : une séance de lecture morcelée puis partagée permet à chaque élève de s’approprier l’œuvre et à la classe de se construire une culture commune. L’activité parait avoir pour effet « de dédramatiser la lecture, voire de susciter l’envie de lire ».

BYOD et les pratiques enseignantes - [Lettres & Langues et Cultures de l'Antiquité] En avril 2019, dans un bref arrêté au Journal officiel, le gouvernement soutient les appels à projets s’inscrivant dans une démarche BYOD, au collège. Dans cette optique, l’équipe Ressources Lettres Numérique de l’Académie de Lyon s’inscrit dans cette démarche de réflexion. Quelles sont les pratiques enseignantes liées aux BYOD ? Que peut-on faire avec le BYOD ? Quels sont les avantages et les limites du BYOD ?

Au bonheur de l’écriture d’appropriation Au collège et au lycée, l’écriture d’appropriation serait-elle l’horizon pédagogique de l’enseignement du français ? Susceptible de faire respirer les élèves dans les étouffants nouveaux programmes ? De les aider à développer des compétences de lecture et d’écriture dans la proximité des œuvres littéraires ? De susciter l’imagination des enseignant.es pour stimuler et accompagner au mieux les lectures ? En voici un exemple proposé par Marie Pigache à Saint-Sauveur-le-Vicomte, Marie-Lyse Martin à Tourlaville et Manon Bozec à Fougères. En 4ème et en 2nde, elles ont, entre autres activités, amené leurs élèves à faire s’exprimer sur Edmodo les personnages du roman de Zola « Au bonheur des Dames ».

Orthographe : L’écriture autorégulée en sixième Pour travailler l’orthographe en 6ème, Marie Soulié, professeure de français au collège Daniel Argote à Orthez, met en œuvre un protocole d’écriture autorégulée. L’exercice dure 5 à 10 minutes. L’enseignante dicte une phrase à toute la classe. Chaque élève l’écrit sur un post-it en se posant des questions à voix haute et en posant le stylo sur la table à chaque question (où est le sujet ? quel est le temps ? singulier ou pluriel ? Nouveaux programmes - œuvres intégrales & parcours de lecture Liste des œuvres et des parcours inscrits au programme de première pour l’année scolaire 2019-2020 et pour les épreuves anticipées de la session 2021 du baccalauréat. « Le programme de français fixe quatre objets d’étude pour la classe de première : la poésie du XIXe siècle au XXIe siècle, la littérature d’idées du XVIe siècle au XVIIIe siècle, le roman et le récit du Moyen Âge au XXIe siècle, le théâtre du XVIIe siècle au XXIe siècle. Chacun des objets d’étude associe une œuvre (ou une section substantielle et cohérente d’une œuvre) et un parcours permettant de la situer dans son contexte historique et générique. Le programme national de douze œuvres, renouvelé par moitié tous les ans, définit trois œuvres par objet d’étude, parmi lesquelles le professeur en choisit une et son parcours associé. »

Claire Tastet : Lire autrement au lycée Comment aider les élèves à affronter les difficultés de lecture que leur posent certaines œuvres littéraires ? Quelles stratégies inventer pour que chacun.e, d’une façon ou d’une autre, parvienne à se les approprier ? A Tours, au lycée Jacques de Vaucanson, Claire Tastet s’est confrontée concrètement au problème lors d’une séquence en seconde sur « Le Tartuffe » de Molière. Elle a constitué des groupes différenciés de lecteurs, adapté les consignes, favorisé l’appropriation de la pièce par la tenue d’un carnet de lecture, exploité l’horizon d’attente que crée l’auteur en demandant de produire une image de ce que sera Tartuffe lorsqu’il entrera en scène, orchestré des échanges sur ces créations … Au final, le dispositif fortifie tout à la fois la compréhension et le plaisir de l’œuvre.

Nadia Lépinoux-Chambaud : Des élèves "journalistes" sur Twitter Comment enseigner le numérique, cette « socialisation de l’informatique » selon Bruno Devauchelle ? Comment par exemple, former les élèves aux circuits de production et de diffusion de l’information tels que les transforment les réseaux sociaux ? Au collège de Montrésor en Indre-Et-Loire, la professeure-documentaliste Nadia Lépinoux-Chambaud a lancé un projet original : Flash Tweet Edu. La tâche confiée aux élèves est de produire un journal en 10 tweets : pour cela, ils doivent concevoir une ligne éditoriale, chercher, valider et hiérarchiser les informations, les publier en ligne et en direct sur Twitter. Mené en partenariat avec les professeur.es de lettres et de sciences, le projet constitue une Education active aux Médias et à l’Information, développe des connaissances pluridisciplinaires, permet de travailler des compétences transversales.

Speedbooking : 5 min pour trouver le livre de sa vie (ou du moins celui des prochaines vacances) Dans le cadre d’une collaboration avec ma collègue professeur de lettres, Jeannick Prunier, nous avons mis en place une séquence que nous avons plusieurs fois réutilisée, en 4e et en 6e. Il s’agit de faire choisir aux élèves des livres en lecture cursive, sur une thématique commune à la classe. Cette possibilité de choix personnel augmente considérablement le fait que les livres soient effectivement lus (bien qu’on ne soit jamais arrivé à une réussite de 100%…), car chacun peut choisir sans justification selon ses propres critères : nombre de pages, présence d’illustrations, taille de la police, attractivité de la première de couverture, du résumé… La séquence se compose d’une séance de speedbooking d’une heure en classe entière, suivie d’une autre séance en classe entière pour remettre les livres choisis et expliquer ce qu’est une boîte de lecture, ainsi que les attendus de cette activité. Je ne parlerai ici que de la première séance, celle du speedbooking.

Bac de français : Quelle question de grammaire ? A quoi ressemblera la question de grammaire, notée sur 2 points, dans le nouvel oral des épreuves de français au baccalauréat ? La note de service stipule que cette question « ne peut concerner qu’un passage de l’extrait faisant l’objet de l’explication de texte » et qu’elle « vise l’analyse syntaxique d’une courte phrase ou d’une partie de phrase. » Les ressources d’accompagnement en livrent désormais 4 exemples autour du « lac » de Lamartine : on y invite soit à des « analyses » (sur « l’expression de l’interrogation » ou sur « la négation »), soit à des « transformations », à expliquer (des passages à la subordination). Les exemples portent exclusivement sur le programme de première, non sur le programme de seconde que les élèves actuellement en première n’ont pas suivi. La maitrise des notions grammaticales est évaluée, mais aussi la capacité de manipulation, ce que la note de service ne suggérait pas. Collecte de réactions enseignantes …

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