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Jean-Charles Bousquet : Un "journal de séquence " en français au lycée

Jean-Charles Bousquet : Un "journal de séquence " en français au lycée
Comment fortifier la mémoire et le sens des apprentissages ? C’est le but du journal de séquence que met en œuvre Jean-Charles Bousquet, professeur de français au lycée Alexis Monteil à Rodez. Par ce dispositif, l’enseignant invite l’élève à faire le récit de ce qu’il a fait, appris et compris. Le journal comprend diverses rubriques : un lexique ; un article réflexif sur les notions abordées ; un dossier, éventuellement numérique, sur un auteur, des lectures ou un mouvement littéraire ; des productions créatives. Le travail mené éclaire et interroge aussi le « carnet de lecture et de formation culturelle » qu’il s’agira bientôt de tenir au lycée et qui servira de support à l’oral du bac de français : n’y a-t-il pas danger de faire d’un espace de travail un outil d’évaluation ? peut-on concilier autonomie et institutionnalisation ? Qu’appelez-vous « journal de séquence » ? Pourquoi avoir mis en place un tel dispositif ? Que trouve-t-on précisément dans ce journal de séquence ? Related:  Ressources enseignantesAutonomieLettres

Céline Dunoyer : Quand les élèves font le cours de français « De quelles connaissances pensez-vous avoir besoin pour étudier cette œuvre de Maupassant ? Quelles activités pourrions-nous mener autour de cette nouvelle ? Quels extraits de Boule de Suif vous semblent intéressants à analyser ? …» : voici quelques-unes des questions posées par Céline Dunoyer à ses 2ndes du lycée Schuman à Charenton-le-Pont dans l’académie de Créteil. Vous avez utilisé une démarche de « classe inversée » pour aborder une œuvre de Maupassant : pouvez-vous expliquer ce que vous entendez par cette expression de « classe inversée » ? Le concept de « classe inversée », dont on parle beaucoup depuis quelques temps déjà, est à la fois complexe et simple à appréhender. Dans quel contexte avez-vous mené ce travail sur Boule de suif ? J’ai mené ce travail alors que l’année était déjà bien avancée puisque nous étions en janvier-février. Vous avez amené les élèves à construire la séquence : en pratique comment avez-vous procédé pour mener à bien cette co-construction du travail ?

Diversifier en classe entière au collège Résumé : Où le lecteur sera invité à parcourir, en cheminant, des chemins variés, courts ou longs, parfois erratiques, parfois directifs, le vaste monde de la diversification en pédagogie ; où pourtant, il se trouvera confronté à des choix, d’adaptation, de transposition, de pertinence, d’efficience ou encore de congruence, ne pouvant pas tout emporter ; où enfin, il construira pour lui et pour ses collègues, au-delà de la profusion des techniques et des méthodes, des réponses qui font sens, à propos de l’efficacité scolaire et de son propre pouvoir à faire bouger le « monde », c'est-à-dire, d’abord ses élèves. Le conférencier François Muller est consultant, responsable de la mission innovation et expérimentation, dans l’académie de Paris. En hommage et en héritage direct d’André de Peretti qui avait donné une exceptionnelle conférence au Mans-Rouillon le 2 juin 1993 sur le thème Différencier la pédagogie : pourquoi ? Comment ? Sommaire Préambule : diversifier, et vous ? 15- Variété requise

Cyril Mistrorigo : Des 3èmes dans les cercles de l’enfer Peut-on, au 21ème siècle, amener des élèves de troisième à lire une œuvre du 14ème siècle ? Ce défi un peu fou a été relevé par Cyril Mistrorigo, professeur de lettres au collège Albert Thomas à Egletons en Corrèze : ses élèves ont même entrepris de réécrire la première partie de La Divine comédie de Dante ! Un livre numérique permet ainsi de suivre le voyage d’une jeune femme dans les 9 cercles de l’Enfer que constituerait un monde dominé par les machines. L’expérience est riche d’enseignements. Et si, en classe comme dans notre vie numérique, toute activité de lecture devait désormais s’accompagner d’activités d’écriture et de publication ? Et si, pour faire vivre les œuvres à l’Ecole, il fallait accorder une place centrale à la créativité des élèves lecteurs ? Comment est né le projet de faire une réécriture de l'Enfer de Dante ? Vous avez l’habitude de travailler en réseau avec vos collègues : en quoi ce projet a-t-il une dimension collaborative ? Pour télécharger le livre numérique

IPAD en cours de français - usage des tablettes en cours de français Les simulations globales - Ressources pour enseigner Une définition Nul ne peut mieux définir les simulations globales que son concepteur Francis Debyser, du BELC (Bureau d’Etudes des Langues et des Cultures), qui initia le principe en 1986 avec l’Immeuble :« Une simulation globale est un protocole ou un scénario cadre qui permet à un groupe d’apprenants (…) de créer un univers de référence, un immeuble, un village, une île, un cirque, de l’animer de personnages en interaction et d’y simuler toutes les fonctions du langage que ce cadre, qui est à la fois un lieu thème de référence et un univers de discours, est susceptible de requérir. » Les simulations globales sont des techniques intégrées aux méthodes communicatives et développées en vue de l’enseignement du FLE dans le but de résoudre le problème de l’illusion du réel en classe de langues tout en stimulant la prise de parole dit Debyser.L’enseignant fixe le scénario de départ, puis il est l’animateur et le médiateur,l’expert linguistique. Il existe deux sortes de simulations globales :

Françoise Cahen : Il faut sauver l’écrit d’appropriation Il faut sauver Boule de suif ! Telle est la mission lancée par Françoise Cahen à ses 2ndes du lycée Maximilien Perret d’Alfortville. Les élèves se sont immiscé.es dans une fameuse nouvelle de Maupassant pour proposer des dénouements alternatifs, rétablir un peu de justice, publier un livre numérique enrichi de leurs variations et de musiques. Dans quel cadre avez-vous mené ce travail de lecture créative ? C’est un travail mené en classe de seconde, dans le cadre de l’objet d’étude portant sur le naturalisme. « Il faut sauver Boule de suif », demande le titre de votre ouvrage collectif : quelles ont été précisément consignes et dispositif pour amener les élèves à proposer leurs revisites de la nouvelle ? Je leur ai d’abord expliqué leur mission : « sauver Boule de Suif », et comme le personnage est spécialement touchant et victime d’injustice, l’enjeu de leur travail leur est apparu naturellement intéressant, c’est une accroche efficace. En quoi a consisté la deuxième séance de travail ?

Le Sphérier : les hiérarchies d’autonomies Complétant l’article précédent, voilà les 4 tableaux de hiérarchies d’autonomies. Au pluriel car j’ai pensé plusieurs types d’autonomie, surtout au niveau des catégories « chef-d’oeuvre » qui indiquent un dépassement de mon attendu. Il y a 4 domaines dans les textes officiels et j’en ai rajouté un, volontairement non décrit puisqu’inconnu de moi, afin d’inclure le concept « d’erreur artistique » qui ne m’évoque rien de cohérent dans la discipline que j’enseigne, à part un oubli/ incompréhension de paramètre dans la réalisation d’un attendu, ce qui est inclus dans les autres tableaux de hiérarchie puisqu’ils seront validés et colorés en fonction de la validation des compétences s’y rapportant. Pour le reste, les cercles se remplissent ou pas en fonction de la validation ou non de la compétence associée au domaine concerné, en fonction aussi du type d’outil utilisé (rappel : un « outil » est un document/vidéo/programme/texte etc qui sert de support méthodologique).

Lionel Vighier : vers des entretiens de lecture avec les élèves ? Professeur de français au collège Pablo Picasso à Montesson dans les Yvelines, Lionel Vighier y met en place un dispositif original : l'entretien de lecture. Le but est de s’intéresser du plus près possible à l'expérience de lecture de chaque élève. L’oral, d’environ 5-10 minutes, se déroule sur rendez-vous, comme une « khôlle » : « Cela ne prend pas plus de temps que d’évaluer un écrit. », fait remarquer l’enseignant. Le dispositif est il préparé et mené sur le temps de cours ? Il n'est pas forcément préparé mais on peut parfaitement imaginer qu'il le soit, du moins dans la méthode pour que les élèves aient une connaissance suffisamment précise du livre pour en parler en entretien. Comment le dispositif prend-il place dans votre projet pédagogique ? Les élèves ne sont d’ailleurs pas évalués que sur ce point. Quels intérêts voyez-vous à ces entretiens par rapport aux dispositifs habituels de comptes rendus de lecture ? Propos recueillis par Jean-Michel Le Baut

Développer des stratégies pour comprendre Dans cet atelier du stage « Enseigner l’histoire-géographie autrement » du 5 avril 2018, nous avons voulu montrer comment faire mieux comprendre le document aux élèves, par un renversement de posture : ce n’est plus l’enseignant qui pose les questions mais les élèves ; l’élève est capable de trouver lui-même le concept global une fois la leçon terminée (la notion d’empire en 6e ou d’industrialisation en 4e par exemple). Contexte Les élèves ont souvent du mal à comprendre les documents que nous proposons car ils sont remplis d’implicites. Or nous avons du mal à identifier les implicites car nous les maîtrisons. Vous trouverez ci-dessous : le diaporama qui présente le projet ; la fiche démarche.

Jean-Michel Le Baut : Ecrire pour s’approprier les œuvres et internet L’écrit d’appropriation est une recommandation des nouveaux programmes de français au lycée. Comment la mettre en œuvre en classe ? Comment faire aussi de cet écrit d’appropriation d’une œuvre littéraire un travail de réappropriation d’internet ? Un personnage amnésique « Magnus ? Un web hypermnésique Une première séance vient précisément problématiser le travail qui va être mené. Les traces numériques, font ainsi émerger les élèves, désignent les informations que les dispositifs numériques enregistrent sur notre activité et notre identité. Des élèves lecteurs-créateurs La mission peut alors être lancée : et si nous confrontions à l'hypermnésie du web notre héros en partie amnésique ? Les élèves publient leurs productions sur le blog de la classe. Des élèves chercheurs-penseurs Au terme de ce travail créatif de lecture-écriture-publication, les lycéen.nes ont mené une séance de réflexion. Que nous enseignent les traces numériques de Magnus sur la mémoire du web en général ?

De la question des devoirs à l’apprentissage de l'autonomie dans le travail personnel, pistes et ressources pour la formation Sommaire Ce texte s'appuie sur la modélisation conçue par le centre Alain-Savary présentée dans le document "Concevoir des formations pour aider les enseignants à faire réussir tous les élèves", et notamment sur les cinq directions proposées pour concevoir la formation continue : Prendre conscience des inégalités générées par les devoirs à la maison et des ruptures didactiques entre les différents espaces/temps du travail personnel Historiquement, la question des devoirs se pose dans le cadre d’une institution scolaire marquée traditionnellement par une division du travail : le temps du cours où le professeur enseigne et le temps de l’étude où l’élève apprend. communes et les structures associatives. La plupart des enseignants ont parfaitement conscience que les devoirs à la maison posent des problèmes du point de vue de l’égalité des élèves. Pour travailler la question en formation : Travailler autour des dilemmes de métier générés par les devoirs et le travail personnel Pour quoi faire ?

Prix Vendredi 2018 : une sélection de dix titres pour élire le meilleur roman jeunesse de l’année - Enfants Olivier Adam, Clémentine Beauvais, Nicolas de Crécy ou encore Claudine Desmarteau font partie de la sélection de ce prix du meilleur roman jeunesse, qui sera décerné le 16 octobre prochain. Le prix s’appelle « Vendredi » en hommage au héros du roman de Michel Tournier. Il a été créé l’an dernier (c’est Anne-Laure Bondoux qui avait été primée) et se veut le Goncourt du livre jeunesse. Son objet est de récompenser un livre francophone pour les adolescents. Belle initiative qui permet de mettre en avant ces romans qui passent, à tort, souvent inaperçus. La tête sous l’eau, d’Olivier Adam (Robert Laffont) > lire notre critique Brexit romance, de Clémentine Beauvais (Sarbacane) Pâquerette. Rester debout, de Fabrice Colin (Albin Michel) > lire notre critique Les amours d'un fantôme en temps de guerre, de Nicolas de Crécy (Albin Michel) Un mois à l’ouest, de Claudine Desmarteau (Thierry Magnier) > lire notre critique Nightwork, de Vincent Mondiot (Actes Sud Junior) Pëppo, de Séverine Vidal (Bayard)

Motiver les élèves grâce à une pédagogie alternative Comment motiver les élèves ? Une question que se posent tous les jours les enseignants et les pédagogues en vue d’améliorer leur manière d’enseigner. Apport des nouvelles technologies, réformes des rythmes scolaires, réorganisation de l’espace de classe…sont parmi les nombreuses réponses que cherchent à apporter les systèmes d’éducation. Le constat actuel sur les systèmes éducatifs au Maghreb est préoccupant dans le sens où de nombreux élèves quittent l’école sans obtenir de diplôme, ou même si ils parviennent à décrocher le précieux sésame, ne travaillent que pour l’obtenir sans se préoccuper des apprentissages et des compétences à acquérir. Ceci conduit inévitablement à repenser l’école en profondeur et à mettre en place d’autres approches pédagogiques orientée vers le savoir-faire (plutôt que vers l’accumulation de savoir). Apprendre autrement pour motiver les élèves. L’article du CEP met en avant deux modèles d’apprentissage. Motiver les élèves avec la technologie Commentaires

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