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« Ça doit se savoir », « Alter Santé », « Libre Info » : un seul homme derrière un réseau de désinformation

« Mon site ? Je n’ai pas de site. » Lorsque Le Monde l’a interrogé sur ses activités, Johann Fakra a nié en bloc. A l’en croire, il n’est lié ni de près ni de loin à l’administration de blogs ou de sites Internet. Pourtant, c’est bien la main de ce Français que l’on trouve derrière un vaste réseau de sites et de pages Facebook, bâti patiemment depuis des années. Ces médias qui se disent « alternatifs » diffusent régulièrement des articles sensationnalistes et de fausses informations, parfois aux accents conspirationnistes. Réunis, ils constituent l’un des plus gros réseaux de désinformation français : nous avons identifié plus d’une trentaine de sites qui en font partie, et cette liste n’est probablement pas exhaustive. Un réseau d’une trentaine de sites de désinformation A première vue, tous ces sites ressemblent à des blogs amateurs indépendants les uns des autres. Intox et sensationnalisme à tout-va Lorsqu’ils perdent en crédit, ses sites ferment et rouvrent sous un nouveau nom

https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/11/13/ca-doit-se-savoir-alter-sante-libre-info-un-seul-homme-derriere-un-reseau-de-desinformation_5382951_4355770.html

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Rétrospective 2018 : une année de chasse aux "intox" Certains les appellent les "fake news ", d’autres les "infox "… les fausses informations sur les réseaux sociaux ont - malheureusement - marqué l’année 2018, et ce, sur tous les sujets. La rédaction des Observateurs de France 24 surveille chaque jour les réseaux sociaux pour démêler le vrai du faux. Voici une sélection des dix intox qui ont marqué cette année. En 2018, notre rédaction a rédigé 149 articles dans la rubrique "Intox "de notre site. Il s'agit parfois d'une petite blague sur les réseaux sociaux prise au sérieux par les internautes, d’autres fois d'une opération de désinformation massive faite pour influencer... Les "fake news" ont cette année sévit dans des domaines variés.

Scénarios complotistes et autodéfense intellectuelle : comment exercer son esprit critique ? Dans le cadre de nos enseignements et conférences, nous sommes régulièrement sollicités pour fournir des outils d’analyse des scénarios complotistes, notamment en raison des mécanismes et biais qui contribuent à rendre ces scénarios si séduisants. A l’instar de ce que la métaphore du pêcheur suggère, nous sommes convaincus qu’il est plus utile de fournir au public des outils et des techniques permettant de faire la distinction entre recherche scientifique sur les complots et conspirationnisme peu étayé, plutôt que de se borner à déconstruire les quelques scénarios complotistes en vogue. Dans cet article, nous décrirons les différentes étapes d’une conférence/cours/atelier (ces étapes peuvent être adaptées selon le temps disponible) dont l’objet est justement d’outiller toute personne qui souhaite se positionner face à ces affirmations conspirationnistes.

Les manipulations de l'information L’Institut de recherche stratégique de l’École militaire (IRSEM) du ministère des armées et le Centre d’analyse, de prévision et de stratégie (CAPS) du ministère des affaires étrangères publient un rapport sur les ingérences. Partant d'une définition de la manipulation de l'information comme « la diffusion intentionnelle et massive de nouvelles fausses ou biaisées à des fins politiques hostiles », les auteurs évitent volontairement de recourir à l'expression galvaudée de « fake news » jugée « trop vague et polémique ». La première partie du rapport s'intéresse aux causes des manipulations de l'information, individuelles (failles cognitives, crise épistémologique) et collectives (crise de confiance dans les institutions et dans la presse, désillusion numérique) ainsi qu'aux acteurs étatiques et non étatiques de ces manipulations en s'attardant sur les cas de la Russie et de la Chine. Sources Réseaux et médias sociaux

Faits alternatifs, fake news, post-vérité… petit lexique de la crise de l’information Théorie selon laquelle l'émotion et la croyance comptent désormais plus que les faits Post-truth, en anglais, fut le mot de l'année 2016, selon l'Oxford Dictionnary. Il se rapporte, explique la publication britannique, aux « circonstances dans lesquelles les faits objectifs ont moins d'influence sur l'opinion publique que ceux qui font appel à l'émotion ou aux croyances personnelles ». Si Ralph Keyes consacrait déjà un livre au sujet en 2004 (The Post-truth Era), c'est véritablement avec la campagne britannique sur le Brexit et la campagne présidentielle américaine que l'expression s'est démocratisée.

Fact-checking : comment nous travaillons Débusquer d'éventuelles infox, ce sont des principes de base, une méthode, des outils... mais aussi du bon sens et beaucoup de prudence. Voici un aperçu des techniques que l’équipe d’AFP Factuel emploie au quotidien. Remonter à la source Qu’il s’agisse d’une photo montrant prétendument une femme blessée lors d’une manifestation à Paris, d’une phrase attribuée à un homme politique ou d’un graphique censé montrer l’évolution de la productivité en France, la première étape de la vérification consiste en général à remonter à la source. >> En matière d’images, cela passe par une "recherche inversée", car dans bien des cas les infox reposent sur des images sorties de leur contexte.

Revue des intox du Net... et comment s'en prémunir C'est désormais la règle : chaque fait d'actualité est l'objet de rumeurs, de faux ou de déformations diverses sur les réseaux sociaux. La vague d'attentats qui a frappé Paris vendredi n'a pas échappé à ce phénomène de bullshit viral. Voici quelques exemples. Et quelques conseils sur la manière de s'en prémunir. 1) Se méfier de la précipitation, des interprétations hâtives et des bruits qui courent (y compris les bruits de pétards) INFO/INTOX °8 : Comment vérifier une photo sur votre téléphone portable Publié le : 26/11/2018 - 10:00Modifié le : 26/11/2018 - 11:18 Avez-vous déjà reçu une photo sur votre téléphone portable dont vous doutez de l'origine ? En consultant les réseaux sociaux, vous êtes-vous déjà demandé si une image, illustrant un évènement, était vraie ? Dans cet épisode de Info/Intox, la rédaction des Observateurs de France 24 donne ses conseils pour vérifier facilement et gratuitement l'origine d'une photo directement sur votre smartphone.

Comprendre la désinformation D’abord employée pour contester les médias, la désinformation prend aujourd’hui de nouvelles formes par la multiplication exponentielle et la rapidité des informations échangées via Internet. Les médias sont mis en accusation depuis les années 1980-90, notamment à la suite du traitement médiatique de la révolution roumaine (le « charnier » de Timisoara) et de la guerre du Golfe. Intellectuels, professionnels et opinion publique mettent de plus en plus en question la surabondance de l’information et l’abus du spectaculaire, notamment au moyen des images dérobées, reportages plus ou moins bidonnés, faux scoops, voyeurisme inconvenant et recours au sensationnel. Si les médias alternatifs présents sur Internet aident à lutter contre la désinformation institutionnelle, le web véhicule également rumeurs et canulars, tout en permettant la diffusion de tout type de propagande. Définition une manipulation de l’opinion publiquedes moyens détournésdes fins politiques internes ou externes

Après les fake news, la menace du «deep fake» prend de l'ampleur sur le web Cette technologie consistant à remplacer le visage et la voix d'une personnalité dans une vidéo s'améliore de jour en jour. Aux États-Unis, certains élus la considèrent comme une «menace contre la sécurité nationale». L'actrice la mieux payée d'Hollywood, Scarlett Johansson, vient d'ajouter son nom à la liste des personnalités qui s'engagent contre le phénomène des «deep fake» - ces vidéos ultraréalistes dans lesquelles les visages et les voix de ceux qui apparaissent à l'écran sont modifiés.

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