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Comment les riches détruisent le monde, par Hervé Kempf (Le Monde diplomatique, juin 2008)

Les trois ou quatre générations situées à la charnière du troisième millénaire sont les premières dans l’histoire de l’humanité, depuis que les bipèdes arpentent la planète, à se heurter aux limites de la biosphère. Cette rencontre ne se fait pas sous le signe de l’harmonie, mais sous celui d’une crise écologique majeure. Soulignons-en quelques aspects. Le premier d’entre eux est l’inquiétude nouvelle des climatologues : ils raisonnent depuis quelques années sur l’hypothèse d’une irréversibilité possible du changement climatique. Jusqu’à présent, on pensait qu’un réchauffement graduel interviendrait, mais que, quand l’humanité se rendrait compte de la gravité de la situation, il serait possible de revenir en arrière et de retrouver l’équilibre climatique. Les climatologues nous disent qu’il est possible qu’on atteigne un seuil tel que le système climatique dérape vers un désordre irréversible. Cette entrée en matière définit l’urgence politique de notre époque. Comment ?

https://www.monde-diplomatique.fr/mav/99/KEMPF/16157

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« Tomber amoureux, cela n’arrive pas par hasard » En 1997, Arthur et Elaine Aron, deux enseignants-chercheurs américains, publient un article dans une revue scientifique de psychologie. Ils y explorent les mécanismes permettant de créer de l’intimité entre deux personnes. Pour les besoins de cette étude, ils ont élaboré une liste de trente-six questions personnelles (voir au bas de l’article la liste), formé des paires d’étudiants, et leur ont demandé d’y répondre tour à tour. La dure vie des châtelains En 1502, René de Cossé acquiert la terre de Brissac et son somptueux château, il devient ainsi seigneur de Brissac. Cinq siècles plus tard, ses descendants ont gardé son nom : la famille De Cossé-Brissac. En 2020, le fils aîné de la famille, marquis de Brissac, y vit avec sa femme et s'occupe de la gestion de ce patrimoine.

Firefox : "Nous allons faire trembler les géants du net" Le navigateur web Firefox fête ses 10 ans, ce dimanche 9 novembre. Un anniversaire en demi-teinte pour son distributeur, la fondation Mozilla, puisque sa part de marché ne cesse de décliner, tombant à 13,9% (contre 58,5% pour Internet Explorer et 21,3% pour Chrome), selon les chiffres de Net Applications. Parallèlement, Mozilla a lancé en début d'année son système d'exploitation maison pour smartphones, Firefox OS, à destination des marchés émergents. Retour sur 10 ans de Firefox et prédictions à 10 ans, avec Tristan Nitot, fondateur et président de Mozilla Europe. Interview.

Le Japon va fermer 26 facs de sciences humaines et sociales, pas assez « utiles » Vingt-six universités japonaises ont annoncé vouloir fermer leurs facultés de sciences humaines et sociales, ou du moins diminuer leur activité. Une décision qui fait suite à une lettre que le ministre de l’éducation, Hakubun Shimomura, a adressée le 8 juin aux présidents des 86 universités du pays, leur demandant « d’abolir ou de convertir ces départements pour favoriser des disciplines qui servent mieux les besoins de la société ». Sur les soixante universités publiques qui proposent des cours dans ces disciplines, incluant le droit et l’économie, dix-sept comptent cesser d’y recruter des étudiants, précise un sondage publié par le quotidien conservateur Yomiuri Shimbun, que cite le Time Higher Education. Les réactions ne se sont pas fait attendre. Le conseil scientifique japonais a exprimé en août « sa profonde préoccupation concernant l’impact potentiellement grave qu’une telle directive administrative implique pour le futur des sciences humaines et sociales au Japon. »

Comment ces milliardaires qui dominent l’Europe ont bâti leurs fortunes Au moment où les dirigeants de grandes entreprises et ceux des États se rencontrent au Forum économique mondial de Davos, Basta ! s’intéresse aux milliardaires européens : d’où viennent leurs fortunes ? Quel rapport entretiennent-ils avec le politique, avec les médias ? Cette semaine, les grands dirigeants économiques et les dirigeants politiques du monde entier se retrouvent au forum économique mondial de Davos. Vont-ils discuter de comment mieux taxer les ultra-riches pour mieux répartir les richesses ? A qui profite l'économie collaborative ? Les inégalités ne sont plus un sujet tabou. Dans le sillage de Piketty, nombreux sont ceux qui s’inquiètent aujourd’hui ouvertement de leur grand retour, et ce, quel que soit le bord politique. L’économie collaborative – qui remet entre autres choses le rôle de la possession en question – pourrait-elle constituer une partie de la solution, ou est-ce tout le contraire ? Les discussions autour du capital et des inégalités avaient été un peu oubliées depuis les années 80 et semblaient même légèrement ringardes tant on a voulu voir un dépassement du capitalisme et des analyses de classes. Piketty remet ces questions au centre des débats. Il montre de manière incontestable que le capital n’est pas mort, comme on a pu le croire pendant les Trente Glorieuses et, qu’au contraire, il est en pleine reconstitution.

Les hyper-riches mettent la crise à profit Le confinement lié à la crise sanitaire du Covid-19 a mis en exergue les inégalités sociales, cela a été largement documenté et analysé. Beaucoup a ainsi été écrit sur le confinement, dont la réalité a été souvent et faussement perçue comme universelle – notamment si l’on devait s’en remettre aux auteurs et instagrameurs bourgeois (les deux se confondant quelques fois). Si l’on ne peut leur en vouloir de croire que leur souffrance d’être enfermé dans un grand appartement au confort évident ou dans une maison secondaire à la campagne valait le coup d’être raconté, quand d’autres subissaient leurs logements étroits et surpeuplés sans pouvoir décemment finir leur mois, il n’est rien de comparable avec ce que la catégorie sociale encore plus supérieure a vécu.

Le capitalisme détruit le climat : le dernier livre de Naomi Klein Dans son dernier livre, This Changes Everything Capitalism Vs. The Climate, l’auteure de La stratégie du choc, démontre de façon limpide les liens entre l’économie capitaliste et le dérèglement climatique. « Il est toujours plus facile de nier la réalité que d’abandonner notre vision du monde », écrit Naomi Klein, qui en appelle au sursaut des consciences. Un livre fort et passionné, facile à lire, où l’urgence sonne à chaque page. « Il est toujours plus facile de nier la réalité que d’abandonner notre vision du monde », écrit Naomi Klein dans son nouveau livre, Ceci change tout : le Capitalisme contre le climat. D’une certaine manière, nous sommes tous des climato-sceptiques, parce que nous ne pouvons pas imaginer tout changer, nos modes de vie, nos perspectives d’avenir, l’économie.

"Sortir de l'hétérosexualité" : quand Les Inrocks se vautrent dans les apories du nouveau féminisme Indéniablement, il y aura un avant et un après « sortir de l’hétérosexualité », le festival féministe qui débute ce mardi 24 septembre à Paris. Au programme, des ateliers à même de déconstruire tous nos stéréotypes pour les remplacer par d’autres et de nous aider enfin à penser, comme « érotisation de la violence » (avec l’inénarrable Valérie Rey-Robert), « répartition raciale du travail de care », « économie du désir » (avec Morgane Merteuil, Laclos aurait apprécié) ou encore « production médicale de la binarité des sexes ». L’hétérosexualité n’a pas seulement gangréné le couple car même celles qui « ne sont pas appropriées dans leur vie privée par un homme » doivent aussi affronter « des patrons, des pères, des voisins, des violeurs ». Et les mêmes qui n'ont pas de mots assez durs pour fustiger ceux qui enjoignent les homos de devenir hétéros valident ainsi l'idée selon laquelle l'orientation sexuelle est un choix

Que disent les riches ? Les pauvres suscitent-ils aujourd'hui, chez les riches, une répulsion similaire à celle que le peuple inspirait aux bourgeois au xixe siècle ? Autrement dit, les démunis sont-ils encore considérés comme une classe dangereuse, immorale et répugnante ? La richesse n’est pas seulement un état de fait, avec des degrés progressifs, du plus et du moins, et des conséquences diverses. C’est une représentation, qui prend la forme d’une séparation ou d’une distinction, notamment spatiale, entre des groupes, et qui peut en venir à menacer tout le lien social, différemment selon les lieux, mais partout et pour tous. Cette représentation, le sociologue Serge Paugam ne la construit pas.

Jeremy Rifkin : "Le capitalisme va laisser place à une économie de l'échange et du partage" Le “prophète” est de retour avec La Nouvelle Société du coût marginal zéro. “Prophète” avec des guillemets parce que si Jeremy Rifkin annonce le proche futur, ce n’est pas sous le coup d’une lubie ou d’une révélation surnaturelle mais par les biais plus cartésiens de l’expertise, de la recherche et de la réflexion. Après La Fin du travail, L’Age de l’accès ou La Troisième Révolution industrielle, l’essayiste américain prolonge sa réflexion sur le changement de paradigme de notre époque, sur le passage de la verticalité de l’ère charbon-pétrole à l’horizontalité de l’ère internet qui pourrait nous amener vers un monde plus écologique, plus durable et plus démocratique. La Nouvelle Société du coût marginal zéro théorise la mutation du capitalisme vers une société de gratuité et d’abondance : sous l’effet d’internet et des imprimantes 3D, chaque citoyen-consommateur pourra devenir producteur de biens, gratuits ou échangeables.

Pourquoi le Parti musulman n'est pas comparable au Parti chrétien-démocrate Frédéric Saint Clair est mathématicien et économiste de formation. Il a été chargé de mission auprès du premier ministre pour la communication politique (2005-2007). Il est aujourd'hui consultant free-lance. La polémique enfle autour de l'Union des Démocrates Musulmans Français, un parti politique fondé en 2012 par Nagib Azergui, dont l'objectif affiché est «de permettre aux citoyens musulmans d'apporter une alternative au sein de la société française dans les domaines: économique, social et politique.»

Réflexions sur le mensonge, A. Koyré Les Réflexions sur le mensonge ont d'abord été publiées à New York, dans le premier numéro de Renaissance, revue trimestrielle publiée par l'Ecole libre des Hautes Etudes (volume I, fascicule I, janvier-mars 1943). Elles furent ensuite publiées en anglais dans le numéro de juin 1945 de Contemporary Jewish Record, revue de l'American Jewish Comitee sous le titre de "The political fonction of the modern lie". Après la mort d'Alexandre Koyré, Le Nouveau Commerce a réédité ce texte dans son numéro 5 (printemps-été 1965), précédé d'une introduction de Maurice de Gandillac. Enfin, la revue Rue Descartes a publié à son tour ces pages dans son numéro 8-9 (novembre 1993) sous le titre de "La Fonction politique du mensonge moderne". Les Réflexions sur le mensonge ont fait l'objet d'une traduction italienne, publiée en volume par les éditions De Martinis & C., à Catane en 1994 (Riflessioni sulla menzogna politica, traduit par Bruno Lumi, avec une introduction de Salvatore S.Nigro).

"Avec 20 000 euros par mois, j'y arrive à peine" : la vie compliquée de Katy, multimillionnaire Aujourd’hui, nous suivons Katy dans son emploi du temps de jeune retraitée multimillionnaire ! "Avant j’étais riche, maintenant je ne suis plus qu’aisée ! milliardaire, c’était mon rêve ! J’étais une capitaliste communiste ; j’avais des plans sur 5 ans !" Elle débute comme avocate à New-York en 1977, puis à 24 ans est propulsée à la tête d’une entreprise familiale de 600 personnes.

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