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Dossier archéologie : Sur les traces de l'esclavage

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Origines du carnaval à la Jamaïque | Histoire et analyse d'images et oeuvres Isaac Mendes Belisario (1795-1849), peintre et graveur d’origine italienne né à Londres, installé en 1830 à Kingston en Jamaïque, alors colonie anglaise, y excelle comme peintre de paysages et de portraits. Il lithographie lui-même en juin 1837 douze dessins à l’aquarelle, de scènes d’une sorte de carnaval pratiqué depuis des décennies par les esclaves à l’époque de Noël. Il publie lui-même, par souscriptions, ses « Esquisses de personnages, illustrant les modes de vie, les activités et le costume des Noirs de l’île de la Jamaïque » les accompagnant de textes descriptifs détaillés que l’on peut dire ethnographiques. Même si l’esclavage est aboli à la Jamaïque en 1833, ces lithographies sont des documents très parlants sur la perception de la vie des esclaves, avant comme après leur émancipation ; elles connaissent encore maintenant une grande popularité en Jamaïque. Les esclaves se voient accorder par leurs maîtres trois journées de réjouissance, à Noël, et une au Nouvel An.

La ville de Bordeaux face à son passé négrier Le 2 décembre 2019, pour la Journée de l’abolition de l’esclavage, la ville de Bordeaux a inauguré une sculpture "mémorielle" et des plaques explicatives pour les rues qui portent les noms de personnes ayant pratiqué la traite. Au XVIIIe siècle, son port fut l’un des principaux points dans l’Hexagone du trafic triangulaire. La statue, en forme d’arbre, est signée de l’artiste réunionnaise Sandrine Plante-Rougeol. Elle a été inaugurée dans les jardins de l’Hôtel de ville par le maire LR, Nicolas Florian. Depuis une quinzaine d’années, la ville a entamé un travail mémoriel sur son passé négrier. Aujourd’hui, plusieurs salles du musée d’Aquitaine sont consacrées à cette période de l’Histoire. Certains souhaiteraient les débaptiser. Bordeaux et son port ont participé de façon importante au système du commerce triangulaire. Le phénomène a donc atteint son paroxysme au XVIIIe. Dans le même temps, les Aquitains semblent avoir été très actifs aux Antilles.

L’esclavage ne recule pas dans le monde… au contraire Temps de lecture: 2 min L’esclavage a augmenté dans le monde de près de 30% depuis 2014. C'est la conclusion effrayante de l’étude annuelle sur l’esclavage publiée par l’Association australienne de défense des droits de l’homme, Walk Free Foundation. Les formes d’esclavage comprennent à la fois le trafic d’êtres humains pour des raisons sexuelles par les mafias, le travail forcé dans certains pays dictatoriaux et la saisie des personnes qui ne peuvent rembourser leurs dettes dans certains pays en développement. Sans surprise, l’Inde et la Corée du nord sont les pays où l’esclavage est le plus présent. Le fondateur de la Walk Free Fondation, Andrew Forrest, explique que ces chiffres alarmants sont la résultante à la fois d’enquêtes plus poussées et des migrations qui rendent les personnes plus vulnérables. Les personnes qui deviennent esclaves travaillent le plus souvent dans l'industrie du sexe, l’agriculture, la pêche et le bâtiment.

Un panorama des révoltes d’esclaves sous le régime colonial Les formes extrêmes de la résistance à l’esclavage ont bien sûr été les révoltes et les insurrections, dont une cartographie laisse peu d’espaces vides : de plantation en plantation et d’île en île, il y eut bien peu de périodes calmes dans l’univers de l’esclavage colonial. L’historien et homme politique martiniquais Édouard Delépine a parfaitement résumé cet état de fait, trop longtemps minimisé ou négligé par les recherches historiques des années 1960 à 1990 : « Les planteurs antillais ont rarement dormi sur leurs deux oreilles. [...] L’histoire de l’esclavage avait été ponctuée d’actes de rébellion et de révoltes plus ou moins violentes, notamment depuis la révolution haïtienne. » Malgré leur fréquence et leur intensité, toutes ces insurrections ont été vaincues, réprimées, et leurs instigateurs et acteurs impitoyablement massacrés ou jugés de façon expéditive. Les Abolitions de l’esclavage est publié aux Presses Universitaires de France (PUF).

Les Africains de Bordeaux au temps de la traite (XVIIIe siècle) L'histoire Atlantique de l'Afrique, du XVIe siècle à nos jours.Bordeaux, une histoire urbaine de la traite #7 Questions à... Julie Duprat, archiviste paléographe qui vient de soutenir une thèse à l’Ecole des chartes consacrée aux minorités noires à Bordeaux au XVIIIe siècle. Gravure illustrant la traite en Afrique (Musée d’Aquitaine) Qui sont les Africains qui passent par Bordeaux durant la seconde moitié du XVIIIe siècle ? Peut-on dresser une étude prosopographique ? La venue des Africains à Bordeaux est intrinsèquement liée au rôle de ce port dans la traite négrière : plus de 400 navires bordelais sont armés en direction de l’Afrique au cours du XVIIIe siècle, et tout particulièrement aux lendemains de la guerre de Sept Ans (1756-1763). Par ailleurs, ces derniers ne forment pas un groupe homogène : leurs origines géographiques sont variées puisque pas moins de 52 ethnies différentes ont pu être énumérées au sein des listes de passagers. Que deviennent les Africains débarqués à Bordeaux ?

La réalité historique de l'esclavage - Ressources en ligne Au XVIIIe siècle, le commerce colonial connaît un essor considérable. La culture de la canne à sucre, implantée dans les Caraïbes, nécessite de plus en plus de main-d’œuvre et le recours aux esclaves est systématisé. Les Antilles deviennent une des destinations majeures de la traite négrière, deux siècles après les premiers transports d’esclaves africains vers l’Amérique espagnole et portugaise. La traite et l’exercice de l’esclavage sont alors encadrés juridiquement par le Code noir, sous l’autorité du roi. La BnF donne accès à de nombreux documents et ressources sur les différents aspects de l’histoire de l’esclavage. Gallica Le Code noir, rédigé en 1724 pour donner un cadre juridique à l’exercice de l’esclavage dans les Antilles, fait de l’esclave un être « meuble » susceptible d’être acquis par un maître au même titre qu’un bien. Découvrir le Code noir Une déclaration signée du roi Louis XV en 1717 fixe les prix en matière de traite des esclaves. Lire la déclaration Visionner le film

Réaliser une storymap sur le commerce triangulaire en LCE Le projet La "storymap" est un outil de narration cartographique multimédia, qui permet de construire un récit mêlant une dimension de temporalité et une dimension géographique. En ce sens, elle se prête particulièrement bien à un travail sur le trajet d’un navire négrier au XVIIIe siècle. Sur le principe, l’intérêt et les limites de ce type d’outils, vous pouvez consulter l’article très documenté et régulièrement mis à jour proposé par le site Cartographie(s) numérique(s). Le projet a également pour objectif de confronter les élèves à l’utilisation de sources primaires, disponibles en ligne sur le site Slave Voyages et interrogeable par mot-clés (dates, port de départ, nombre d’esclaves, lieu de vente...). L’activité Dans le cadre de ce projet, les élèves, en binôme, se sont vus attribuer un voyage préalablement sélectionné par le professeur. En faisant une recherche par l’identifiant, ils ont découvert une fiche de ce type : Quel bilan ? Exemple de production

La traite négrière transatlantique résumée en une infographie de deux minutes Temps de lecture: 2 min D'habitude, quand nous évoquons «l'esclavage américain» ou «la traite américaine des esclaves», nous faisons référence aux colonies américaines ou, plus tard, aux Etats-Unis. Mais quand on s'intéresse à la traite négrière dans son ensemble, l'Amérique du nord ne joue qu'un rôle secondaire. Depuis le début de la traite, au XVIe siècle, jusqu'à sa fin, au XIXe siècle, les marchands d'esclaves ont transporté la plupart des Africains asservis à deux endroits: dans les Caraïbes et au Brésil. Parmi les plus de 10 millions d'esclaves africains qui sont finalement arrivés de l'autre côté, 388.747 –moins de 4% du total– sont arrivés en Amérique du nord. Cette carte interactive conçue par Andrew Kahn donne une idée de l'échelle de la traite transatlantique des esclaves dans le temps, ainsi que des flux et des éventuelles destinations. Quelques tendances ressortent. Temps de lecture: 2 min Quelques tendances ressortent.

De l'esclave à la négritude : une histoire du mot "Noir" L'histoire de la désignation de "Noir" et de ses usages depuis l'Antiquité révèle des aléas dont le nœud se situe au paroxysme de la traite négrière, au XVIIe siècle. 1/ Antiquité et Moyen Âge : le mot "noir" pour décrire les Africains Le mot "noir" vient du latin "niger" qui désigne sans connotation péjorative la couleur noire. Dans la Rome antique, les hommes noirs peuvent être symboles de richesse, de noblesse. Un noir peut avoir des qualités, être beau, être libre. Le noir n’est alors qu’une couleur, qui s’oppose au blanc. Au Moyen Âge, on parle de Maures, qui signifie "tête couleur de mûre", d’Africains ou d’Ethiopiens, des termes plus géographiques ou descriptifs que péjoratifs. Petit à petit, la connotation péjorative se construit : Blanc est synonyme de pureté, de virginité. 2/ Au XVIIe siècle : la traite négrière fait basculer le mot "noir" vers le mot "nègre" A partir de 1650, avec la traite esclavagiste, le mot "noir" bascule vers le mot "nègre".

L’Empire du sucre « Rien de plus corrupteur que le sucre » (p. 267) : c’est le constat sans équivoque que James Walvin dresse tout au long de son ouvrage intitulé Histoire du Sucre, Histoire du Monde. Historien prolifique, spécialiste de l’esclavage britannique au sein de l’espace Caraïbe aux XVIIIe et XIXe siècles, Walvin entreprend la tâche ambitieuse de retracer l’histoire du sucre à travers les siècles, les sociétés, et surtout les controverses. Prenant appui sur les dernières études médicales qui pointent du doigt le sucre comme l’ennemi sanitaire numéro un alors même qu’il est devenu omniprésent dans notre alimentation, Walvin se propose de remonter dans le temps pour comprendre comment nous en sommes arrivés là. Walvin n’est jamais neutre face à son objet d’étude : il explique dès les premières pages à quel point le sucre corrompt et détruit les hommes, leur santé, leur environnement. Du produit de luxe à la consommation de masse Remède miracle ou poison sanitaire et écologique ? Conclusion

La violence et la mer dans l'espace atlantique - La révolte des esclaves à bord de l’Affricain (1738) 1 Archives départementales de Loire-Atlantique (ADLA), Nantes, B 5004. Ce journal de bord manuscrit (...) 2 ADLA, B 5004, Journal de l’Affricain, f° 9 r°-10 v°. 3 Jeune homme placé sur un navire de commerce au long cours et destiné à devenir officier de marine (...) 4 Instructions et ordres pour Monsieur Foures commandant le navire l’Affricain, dans Mousnier (Jehan (...) 5 Ibidem, p. 23. Seuls cinq hommes bénéficient de « nègres de port-permis » : le capitaine en second (...) 1Si les journaux de bord témoignent fréquemment de révoltes noires sur les navires négriers, ces récits, souvent laconiques et de peu d’intérêt, ne permettent pas de comprendre ces phénomènes d’une violence extrême. 2Le journal de bord révèle que l’instruction de l’auteur ne semble pas très poussée : malgré une bonne écriture, la qualité de son expression écrite est médiocre et son orthographe reste approximative (il écrit très souvent phonétiquement). 5La mise en garde de l’armateur restera vaine.

Les ports normands dans la traite transatlantique au XVIIIe siècle Le prochain numéro du Dr@kk@ar académique consacre sa thématique à la question qui fera l’objet d’une journée d’étude de géohistoire le vendredi 27 mars prochain à l’INSPE de Mont-Saint-Aignan : « Les Normands et la mer ». L’un des quatre sujets abordés à l’occasion de cette journée porte sur les ports normands aux XVIIe et XVIIIe siècles. La cartographie proposée centre sur la place des ports normands dans la traite négrière transatlantique au XVIIIe siècle. La traite à partir des ports normands débute en 1660-1665 et se poursuit jusqu’en 1840 (le dernier bateau identifié ayant pratiqué la traite, pourtant illégale depuis 1815, est « Le Philanthrope »). Plus de 500 expéditions partent du complexe portuaire Le Havre-Honfleur au XVIIIe siècle (1713-1792), ce qui place les ports normands en seconde position après Nantes. La place dans les programmes : La cartographie et les ressources complémentaires : Le PDF de la carte :

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