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1985-2017 : quand les classes favorisées ont fait sécession

1985-2017 : quand les classes favorisées ont fait sécession
Related:  Lien social, intégrationsociétéGrand Débat Perpétuel

En Finlande, les SDF disent adieu à la rue Grâce à sa politique du « logement d’abord », le petit pays du Nord est parvenu à faire baisser durablement le nombre de sans-abri. Un succès qui intrigue ses voisins européens. Dans le petit vase en porcelaine posé sur la table, au milieu d’un capharnaüm de bouteilles en plastique, un bouquet de tulipes jaunes achève de se faner. « Nous avons montré que le sans-abrisme n’est pas une loi de la nature ou une fatalité. » Juha Kaakinen, président de la Fondation Y Montrant sa main gauche recroquevillée contre sa poitrine, elle raconte : une mauvaise chute, « un jour de verglas », puis la galère, jusqu’à ce qu’elle rencontre Kari, l’ancien camionneur, dans le centre d’hébergement où ils avaient tous les deux échoué. C’était il y a deux ans. Un logement à eux, même si Marjatta et son mari ont encore peur de le perdre. « Une forte volonté politique » « Ce n’est pas facile de se débarrasser de cette crainte de se retrouver à nouveau à la rue », constate Antti Martikainen.

L'échec amoureux Si aujourd’hui nous avons la possibilité d’être plus libre dans notre vie amoureuse, pourtant selon les chiffres d’une chercheuse américaine, 85% de toutes les relations vont se solder par une fin à terme court, moyen ou long... Retour sur l’échec amoureux avec Eva Illouz, professeure de sociologie à la Hebrew University de Jérusalem et directrice d’étude à l’EHESS, auteure de Pourquoi l'amour fait mal ?, Les sentiments du capitalisme ou encore Hard Romance, Cinquante nuances de Grey et nous aux éditions du Seuil. Je voudrais faire une distinction entre les amours qui n’aboutissent pas et celles qui échouent. Dans la culture européenne on a de très beaux exemples d’amours qui n’aboutissent pas : Dante au 13ème siècle ou Pétrarque au 14ème siècle qui tous les deux révèrent pendant toute leur vie une femme qu’ils ont à peine entraperçue, un fantôme,mais à laquelle ils consacrent toutes leur vie. "Superfail", à découvrir chaque vendredi Retrouvez l'intégralité des épisodes de Superfail

50 nuances de laïcité... Et vous, quel laïque êtes-vous ? Le débat sur la laïcité est devenu hautement inflammable. Il est l’otage de manieurs d’idées, qui n’en sont plus à leurs premières outrances. Les uns dénoncent une France structurellement raciste partisane de l’islamophobie d’Etat. Ces deux extrêmes, comme tous les extrêmes, ont le don de la simplification, du manichéisme rassurant, et de la manipulation médiatique. Le terme n’est pas excessif. Entre ces deux extrêmes, on veut croire qu’existent des Français de bonne volonté, moins préoccupés par l’anticipation de la guerre civile que par la construction patiente et laborieuse du bien commun. C’est pour qu’on les entende que l’association du corps préfectoral a organisé jeudi 15 septembre en Sorbonne un colloque d’une journée destiné à scruter "le quoi, le pourquoi, le en quoi et le comment de la laïcité française" en ce début de XXIe siècle, plus religieux que quiconque n’aurait pu l’imaginer. Mot totémique et volatile, emblématique et imprécis Face à l’islam Légalistes vs. moralistes

Les anthroposophes: une secte discrète, puissante et dangereuse – Lumières Laïques Article paru dans le Monde diplomatique daté juillet 2018 L’anthroposophie, discrète multinationale de l’ésotérisme Quoi de commun entre l’agriculture biodynamique, une école à la pédagogie atypique, une grande entreprise de cosmétiques, un investissement dans une ferme éolienne ? Tous sont liés à l’anthroposophie, un courant spirituel fondé au début du XXe siècle par Rudolf Steiner. Discret mais influent, ce mouvement international dispose de relais économiques et politiques… jusqu’au sein du gouvernement français. par Jean-Baptiste Malet Planté au sommet d’une colline, un monolithe domine la commune de Dornach (canton de Soleure, Suisse) : le Goetheanum. WordPress: J'aime chargement…

L'impôt sur le revenu est loin d'être la principale recette fiscale IMPÔTS - C'est l'argument avancé par Matignon pour tuer dans l'œuf la proposition de la ministre Jacqueline Gourault. Alors qu'elle a proposé de rendre l'impôt sur le revenu universel (c'est-à-dire payé par tous dès le premier euro gagné), l'entourage du premier ministre a répondu que "les Français payent déjà l'impôt dès le premier euro avec la CSG". "Tous payent la TVA", a-t-on ajouté de même source. Il est vrai que si seulement 40% des contribuables sont assujettis à l'impôt sur le revenu, de nombreux impôts et taxes sont acquittés par tout le monde, avec les mêmes taux et sans conditions de ressource. TVA: 129,2 milliards d'euros en 2019 Payée par tous les consommateurs (y compris les touristes) à chaque achat, la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) est aujourd'hui, selon Bercy, "l'impôt dont le rendement est le plus important". Taux normal: 20% Taux intermédiaire: 10% (bois de chauffage, restauration, musées...) CSG: 116,5 milliards d'euros en 2019 Également sur Le HuffPost:

Être mal vu, ou n’être personne : radioscopie d’une angoisse étudiante Dans les grandes écoles, mais aussi à l’université, bon nombre d’étudiants peinent à trouver leur place, avec une mauvaise image ou considérés comme des « nobod(y) ». Le Monde | 12.04.2018 à 10h15 • Mis à jour le 19.04.2018 à 20h11 | Par Soazig Le Nevé Goguenards, pendant la pièce de théâtre, ses camarades de promo lui ont demandé : « Eh, Mohamed*, tu ne serais pas en train de cacher une bombe par hasard ? » « Dans ma banlieue, on réagit violemment à un truc pareil, mais là, je savais qu’il ne fallait surtout pas être violent. Du coup, je n’ai pas su quoi faire, j’ai perdu tous mes moyens », relate le jeune homme. Lui, le banlieusard d’origine marocaine, issu d’une prépa à Cergy (Val-d’Oise) dont il était le tout premier à intégrer « une école du top 3 ». L’injonction de la dynamique de groupe Son exutoire, ce sera la boxe, à l’Essec, avec un entraîneur maghrébin de banlieue, « qui, lui, n’avait aucun complexe ». « A la boxe, on est tous égaux, on enfile les gants et on s’entraîne.

Ils testent le revenu de base : « J’ai ressenti la liberté qui allait arriver » Brigitte, Denis et Caroline ont été tirés au sort pour participer à la première expérimentation citoyenne : ils recevront 1 000 euros par mois durant un an. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Camille Bordenet Ils n’y ont d’abord pas cru, eux qui n’ont « jamais rien gagné ». Lire les explications: « Et vous, que feriez-vous avec 1000 euros par mois pendant un an ? Alors qu’ils viennent de percevoir leur première allocation et commencent à se projeter, les trois bénéficiaires ont accepté de livrer leurs ressentis et leurs questionnements. Quand il a appris la nouvelle, Denis a eu le sentiment de pouvoir « à nouveau respirer », pour la première fois depuis longtemps. « J’ai ressenti la liberté qui allait arriver », décrit le trentenaire célibataire qui n’était « plus habitué à avoir un choix de vie ». « Car j’ai goûté au fond du système social », confie-t-il d’une voix rauque. « Le RSA ne suffit plus à affronter la vie » Lire : Le revenu universel, généalogie d’une utopie

Le PS doit-il imiter les travaillistes anglais pour ne pas mourir? Jadis, il était de coutume que le Parti socialiste, à chaque congrès, débatte de «contributions» puis vote sur des «motions». Ces textes étaient rythmés par des concepts forgés par les différents «courants». Ainsi, chaque militant recevait un épais cahier de textes reliés, que certains annotaient religieusement. L’élection du premier secrétaire était le produit de l’alchimie du congrès et, évidemment, du jeu des rapports de forces entre fiefs, et zones d'influence des personnalités politiques. Après 1983, jamais le Parti socialiste n’alla au fond du débat pourtant nécessaire au moment où le libéralisme était instauré progressivement partout et que la transition au socialisme n’était plus un projet politique réalisable dans ce contexte nouveau. 2008, puis la bombe Corbyn La crise de 2008 a, en dix ans, produit une impressionnante séries de secousses idéologiques, politiques et électorales. Jeremy Corbyn, nouveau patron du Parti travailliste anglais. | John Thys / AFP

« Sur son lit de mort, personne ne se dit : "J’aurais aimé passer plus de temps sur Facebook" » Ex-employé de chez Google, où il a travaillé pendant dix ans sur la définition de la stratégie publicitaire de l'entreprise, James Williams est devenu aujourd'hui le chantre de l'« ethics by design ». D'après lui, l'ensemble des devices et des plateformes technologiques que nous utilisons chaque jour sont conçus pour contrôler notre attention. Et il est grand temps de remettre en question cette approche de la conception numérique pour inventer des alternatives durables et respectant notre liberté de choix. Faire défiler son fil Facebook en oubliant ce qu’on était venu y chercher, consulter son smartphone par automatisme pour vérifier qu’aucune notification n’est arrivée dans les deux dernières minutes… Notre comportement compulsif envers les technologies n’a rien d’innocent : ceux qui en conçoivent les interfaces ont été formés pour maîtriser l’art de nous y faire passer le plus de temps possible. Comment cela se traduit-il concrètement ? Ça veut dire quoi ?

Les 3.520 ménages les plus riches de France planquent… 140 milliards d'euros dans les paradis fiscaux! Les inégalités de patrimoine identifiées en France ne sont décidément que la partie émergée de l'iceberg… Que nos riches planquent leur magot dans des paradis fiscaux, on le savait. Mais une nouvelle étude récente montre que les 3 520 ménages les plus riches de France (c'est-à-dire les fameux "top 0,01%", autrement appelés les "ultra-riches") cachent à eux seuls pas moins de 140 milliards d'euros dans des paradis fiscaux ! Soit 30% à 40% de leur galette, qui représentent 50% des avoirs français planqués au total (300 milliards) dans les paradis fiscaux. Telles sont les principales conclusions pour notre pays de l’étude « Qui détient la richesse dans les paradis fiscaux. Or, si l'on se réfère au rapport du Conseil des prélèvements obligatoires de 2011 sur les impôts pesant sur les ménages, ces 3 520 ménages ultra-riches n'avaient déclaré en 2011… qu'un peu moins de 9,1 milliards d'euros de revenus. Toutes ces études convergent.

« L’université ne permet pas toujours aux étudiants de créer des liens » L’arrivée à l’université représente une transition délicate, explique le sociologue Aziz Jellab, qui a étudié la socialisation des étudiants. Le Monde | 14.11.2017 à 11h28 • Mis à jour le 17.11.2017 à 11h16 | Propos recueillis par Caroline Pain Comment se passe la socialisation des étudiants à l’arrivée à l’université ? Aziz Jellab. Lire aussi : « La fac a été pour moi une réelle souffrance » Lire aussi : Rentrée étudiante : des associations et activités pour s’intégrer Qu’est-ce qui peut être déterminant pour la socialisation des étudiants ? Certains arrivent mieux que d’autres à gérer l’équilibre entre études et vie sociale. Par ailleurs, la sociabilité dépend du type d’études, on parle d’« effets filières » : un étudiant en Paces (première année commune aux études de sciences), par exemple, a comme objectif le concours très sélectif organisé en fin d’année, alors qu’un étudiant en sciences humaines peut profiter d’une certaine liberté, car son cursus est moins structuré.

Bilan sévère des effets de la loi de 2016 sur la prostitution L’enquête de la chercheuse Hélène Le Bail, rendue publique jeudi, montre que la diminution du nombre de clients contraint les prostituées à baisser leurs tarifs et à se mettre en danger. Le Monde | • Mis à jour le | Par Gaëlle Dupont Le constat est cinglant : « La loi sur la prostitution met en difficulté les personnes qu’elle était censée protéger mieux », résume Hélène Le Bail, chercheuse au CNRS et au Centre de recherches internationales de sciences (CERI). Ces associations – parmi lesquelles Médecins du monde, les Amis du bus des femmes, le planning familial, le Syndicat des travailleurs du sexe (Strass) – ont toujours été opposées au texte, en particulier à la pénalisation des clients, redoutant ses conséquences. « Nous sommes partis sur des hypothèses d’impacts négatifs de la loi sur la santé et la sécurité des personnes, rapporte Hélène Le Bail, elle-même bénévole à Médecins du monde. Des clients moins nombreux Faute d’argent « on prend quand même le risque »

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