
Défendre le vivant ou défendre la civilisation ? À propos de savoir ce que l’on veut (par Nicolas Casaux) Le 21 février 2017, le site web Reporterre a publié une tribune qu’Hervé Kempf (le fondateur du site, ancien journaliste du Monde) m’avait proposé d’écrire, qui traitait de la promotion et du développement des énergies soi-disant « renouvelables ». J’y présentais, en 6 points principaux, et plus ou moins détaillés — en une version largement tronquée, d’environ 5000 signes, ainsi qu’ils l’exigeaient, tandis que la version complète était publiée sur notre site — en quoi leur déploiement pose problème, et ne résout pas la crise écologique qu’il contribue à aggraver. Cyril Dion, fondateur des Colibris, et réalisateur du film documentaire « Demain », était censé me répondre dans une tribune publiée le lendemain. Malheureusement, son texte ne répondait pas au mien, ni aux 6 points que je soulevais — à l’exception d’un seul, loin d’être le plus important. Décevant mais pas étonnant. J’ai demandé un droit de réponse, qui m’a été accordé. A l’instar de René Riesel et de Jaime Semprun, Contre.
Peur des rats : pourquoi nous dégoûtent-ils ? Ils grouillent sous nos pieds, vivent dans les égouts sans jamais être vus. A peine les aperçoit-on, tard la nuit, courant le long d'un trottoir ou guettant au pied d'une poubelle. Il y a quelques jours une vidéo a fait parler d'eux : les rats sont sortis des soubassements qu'ils habitent, en masse, pour s'entasser dans une poubelle. Le rat, un symbole ambivalent Si le rat est aujourd'hui source d'inquiétude, il a longtemps été un symbole ambivalent. "Il se trouve qu’on l’appelle aussi Apollon le dieu aux rats, ou bien « le dieu-rat », en grec, Apollon Smintheus, dit encore "dieu des souris", expliquait Catherine Clément en août 2014, dans l'émission Nous serons comme des Dieux : Apollo Smintheus, est celui qui contribua à la naissance de Troie. En Asie, le rat est bien mieux perçu qu'en occident. Peste noire et maladies Mais c'est avec la peste noire que le rat est définitivement associé à la maladie. Des rats des champs aux rats des villes Écouter En 1920, le retour de la peste parisienne
Citations - Le PS en actes Le revenu universel existe déjà. Ça s’appelle le RSA.source capture La jeunesse n’est pas que désespérée, il y en a une aussi qui veut bosser.source vidéo Vous n’allez pas me faire peur avec votre tee-shirt. La meilleure façon de se payer un costard c’est de travailler.source vidéo Il faut tenir et maintenir l’impact de cette dévaluation fiscale. L’ISF n’est pas satisfaisant pour le capital productif.source capture audio Les jeunes n’ont pas forcément une pleine conscience du monde dans lequel nous rentrons.source capture audio Je ne me considère pas comme riche.source capture Patrimoine Très longtemps, le compromis social sur EDF a été fait aux dépens de tout le monde pour l’intérêt uniquement des salariés.source capture vidéo Vu la situation économique, ne plus payer plus les heures supplémentaires, c’est une nécessité.source capture Les salariés doivent pouvoir travailler plus sans être payés plus.source capture 1 capture 2 vidéo Je compte sur vous pour engager plus d’apprentis.
Pourquoi H&M se moque (bien) de nous – Julia Faure La mode, c’est imprévisible. En quelques années, les tee-shirts sont devenus de nouveaux espaces d’expression. On est plutôt habitué à ceux du type “le matin c’est trop tôt” ou “madame chiante” (sic). “There is no planet B”. Et ce n’est pas anodin de la part d’H&M. La fast fashion est-elle vraiment en train de devenir durable ou est-elle juste en plein greenwashing ? La pollution chimique : la plus médiatisée En Chine, une blague dit que l’on peut prédire la prochaine couleur à la mode rien qu’en regardant celle des rivières (on n’a pas été vérifier). à éliminer les déchets toxiques rejetés dans les eaux uséesà limiter l’émission de substances cancérigène ou perturbateurs endocriniens. Et le boulot est énorme. Mais cette pollution chimique, même si elle est dramatique, n’est que la partie émergée de l’iceberg*. La fast fashion a soif L’industrie de la mode consomme 79 milliards de mètres cubes d’eau chaque année, presque 1% de la consommation mondiale. La fast fashion plastifie les océans
“Nous avons lancé le processus de deuil de notre propre espèce„ – Nom de Zeus Paul Jorion n’est pas de ceux qui vous redonnent foi en l’avenir. Dans son dernier ouvrage Le dernier qui s’en va éteint la lumière, l’anthropologue estime qu’il ne reste que deux ou trois générations à l’humanité avant de disparaître. Pour Nom de Zeus, il explique pourquoi la fin est si proche. Entretien pré-apocalypse. Paul Jorion est de ces personnages inclassables. S’il utilisait les canaux politiques et idéologiques habituels, on pourrait dire que Le dernier qui s’en va éteint la lumière est un ouvrage férocement anti-capitaliste. Trahis par notre environnement L’environnement, en premier lieu. « Les scientifiques et climatologues, même les plus optimistes, estiment que même si nous maintenons une hausse de 2° d’ici la fin du siècle, ce sera une vraie catastrophe. « L’environnement nous trahit, car nous l’avons colonisé de façon brutale et non durable. Après la relative euphorie de la COP21, c’est la douche froide. « L’exemple de la COP 21 est symptomatique. Pour aller loin :
Quand la génétique a mis fin au concept de races humaines 32 % Européen du Nord, 28 % Européen du Sud, 21 % Subsaharien et 14 % Asiatique du Sud-Ouest... Telles peuvent être les origines génétiques d’un individu. En séquençant pour la première fois le génome humain, en juin 2000, Craig Venter, un chercheur américain, a mis un point final au concept de race, qui a perdu tout fondement scientifique. La recherche génétique a établi deux faits indéniables. Chacun d’entre nous dispose de la même collection de gènes. Et c’est alors que le second fait incontestable s’est imposé : tous les êtres humains actuels sont, au sens propre, des Africains. Nous sommes restés en Afrique pendant encore 200 000 ans environ. Depuis, le brassage génétique est permanent.
Benjamin Sourice : « Le citoyennisme est une posture naïve » Entretien inédit pour le site de Ballast Acteur associatif de métier et essayiste, Benjamin Sourice a participé à la préparation et à l’animation de Nuit Debout, à travers le collectif les Engraineurs. Son ouvrage La Démocratie des places, paru l’an passé, interroge plus globalement l’histoire des mouvements d’occupation de l’espace public. Né dans le sillage des manifestations contre la loi Travail, en mai 2016, Nuit Debout a connu le sort que l’on sait : « le feu n’a pas (ou pas encore) pris », résuma Frédéric Lordon. Nous en discutons, à froid. Nuit Debout fut à vos yeux un « incubateur » : autrement dit, une période, une phase, un processus de transition. Cette idée d’incubateur est à relier au regain d’intérêt pour l’idéal démocratique l’idée que « nous ne sommes pas en démocratie » et que cette démocratie reste à faire, ici et maintenant, à travers l’auto-émancipation des citoyens, la recherche d’autonomie et la résurgence du pouvoir populaire.
La puissance de la modération : Fragments Pierre Rabhi, d'une sagesse immense, qui véhicule, à travers ses messages, tant de bon sens et d'humanisme. Dans ce recueil, sont regroupées de nombreuses citations de Pierre Rabhi dans des thématiques précises, du respect de la Nature, aux dangers de la croissance, du Superflu à la Coopération, sans oublier l'Amour et la Beauté. Des citations toutes aussi intéressantes, puissantes, porteuses de sens, les unes que les autres. + Lire la suite
Trier, manger bio, prendre son vélo… ce n’est pas comme ça qu’on sauvera la planète - Bibliobs Tout l'été, «l'Obs» republie le meilleur des articles de l'année sur son site internet. Aujourd'hui, le regard du philosophe Slavoj Zizek sur l'écologie. En décembre 2016, des milliers de citadins chinois asphyxiés par le smog ont dû se réfugier à la campagne dans l’espoir d’y trouver une atmosphère plus respirable. Cette «airpocalypse» a affecté 500 millions de personnes. Dans les grandes agglomérations, la vie quotidienne a pris les apparences d’un film post-apocalyptique: les passants équipés de masques à gaz circulaient dans un sinistre brouillard qui recouvrait les rues comme une chape. Ce contexte a clairement fait apparaître la séparation des classes: avant que le brouillard n’amène à fermer les aéroports, seuls ceux qui avaient les moyens de s’acheter un billet d’avion ont pu quitter les villes. Décroissants, démocrates, catastrophistes, etc.: comment se repérer dans la pensée écoloL’airpocalypse n’a cependant pas tardé à faire l’objet d’une normalisation. Battre sa coulpe
Certains animaux sont-ils trop moches pour la science ? Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Clémentine Thiberge La vie est cruelle, même pour nos amis les bêtes. Selon une étude australienne publiée, le 6 mars, dans la Mammal Review (La Revue des mammifères), les animaux moches font l’objet de moins d’études scientifiques que les espèces plus attrayantes. Pour en arriver à cette conclusion, les chercheurs des universités de Murdoch et de Curtin ont répertorié 331 mammifères terrestres australiens et les ont répartis en trois catégories : les beaux (good), les méchants (bad) et les moches (ugly). L’équipe de recherche a ensuite comparé les études réalisées sur les différents groupes. Leurs résultats montrent que les beaux animaux (kangourous, koalas, porcs-épics) sont étudiés principalement sur leur physiologie et leur anatomie tandis que les méchants (les espèces invasives comme le lapin australien, les renards ou les souris) font l’objet d’études liées à leur place dans l’écosystème ou au contrôle des espèces. Espèces en voie de disparition
Qu’est-ce que l’acte de création ?, par Gilles Deleuze (Le Monde diplomatique, août 2016) La communication, c’est la transmission et la propagation d’une information. Or, une information, c’est quoi ? Ce n’est pas très compliqué, tout le monde le sait : une information, c’est un ensemble de mots d’ordre. Quel est le rapport de l’œuvre d’art avec la communication ? Et quel rapport y a-t-il entre la lutte des hommes et l’œuvre d’art ? Le rapport le plus étroit et pour moi le plus mystérieux. Manger moins de viande pour soigner (aussi) l'économie Terra Nova, think tank de gauche, publie un rapport qui préconise de diviser par deux la consommation de viande chez les Français, dans les 20 ou 30 ans à venir. Un changement d'habitude alimentaire qui serait salvateur pour notre santé, pour l'environnement mais aussi pour l'économie de la filière agricole. Le think tank Terra Nova publie ce jeudi un rapport dans lequel il propose de changer les habitudes alimentaires des Français et préconise de bouleverser, littéralement notre régime alimentaire, en divisant par deux la consommation de viande : en passant à 60 % de protéines végétales et 40 % de protéines animales, soit l'inverse des proportions actuelles. Les recommandations de ce rapport ne sont pas sans bouleverser une culture alimentaire solidement ancrée, et qui n'a que légèrement baissé depuis son explosion au cours du XXe siècle, en partie à cause de la crise économique mais aussi des scandales sanitaires à répétition. Un impact sur la santé
Accélération, fuite du temps : « Le burn-out menace quasiment tout le monde Cet article a initialement été publié dans le numéro 355 de la Revue Projet, intitulé : « Je suis débordé, donc je suis ? ». Pour découvrir ce numéro et la Revue Projet, rendez-vous ici. Revue Projet : Comment en êtes-vous venu à vous intéresser au thème de l’accélération ? Hartmut Rosa [1] : J’étais d’abord intrigué par le fait que nous soyons si efficaces pour gagner du temps, grâce à la technologie sous toutes ses formes – jusqu’au four à micro-ondes et au sèche-cheveux – sans que nous en ayons pour autant. J’ai consacré mon doctorat au philosophe canadien Charles Taylor qui explique que nous avons des « évaluations fortes » : nous savons ce qui est vraiment important et nous suivons ces évaluations dans nos vies. Cette rareté du temps a des conséquences sur nos manières de vivre. Quand et comment ce phénomène est-il apparu ? Imaginons que des extraterrestres nous observent. Puis vint la machine à vapeur. Quelle part imputer à la technique ? C’est un paradoxe. Oui.
Faire face à la pandémie grâce au modèle de l’emmental Ce fromage n’est pas comestible, mais il peut sauver des vies. Il suffit de ne pas se priver de tranche.