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« Notre attention et nos data ne sont pas à vendre au démagogue le plus offrant »

« Notre attention et nos data ne sont pas à vendre au démagogue le plus offrant »
La crainte d’une révolte future de robots mal intentionnés à notre encontre, comme dans Terminator, nous détourne du vrai danger. Ce péril réel, déjà présent, mais grandissant, c’est « la façon dont les personnes au pouvoir utiliseront l’intelligence artificielle pour nous contrôler et nous manipuler, et ce par des moyens inédits, parfois cachés, subtils et inattendus ». L’avertissement a été lancé, en septembre dernier, par Zeynep Tufekci, une sociologue turque qui a longtemps travaillé sur le rôle de la technologie dans les mouvements sociaux, et qui s’intéresse désormais à la façon dont les algorithmes façonnent nos comportements. Issues d’une conférence TED qui vient d’être mise en ligne, ses vingt minutes de démonstration sont aussi limpides qu’indispensables. Dans la boîte noire « On peut avoir l’impression que l’intelligence artificielle n’est que l’étape supplémentaire après les pubs en ligne. « C’est comme si rien n’était jamais assez hardcore pour YouTube » « La vraie tragédie »

https://usbeketrica.com/article/notre-attention-et-nos-data-ne-sont-pas-a-vendre-au-demagogue-le-plus-offrant

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L'information-documentation et l'EMI (5/5) L’information-documentation dans le cycle 4 Dès la présentation des spécificités du cycle 4, on précise que « dans une société marquée par l’abondance des informations, les élèves apprennent à devenir des usagers des médias et d’Internet conscients de leurs droits et devoirs et maitrisant leur identité numérique, à identifier et évaluer, en faisant preuve d’esprit critique, les sources d’information à travers la connaissance plus approfondie d’un univers médiatique et documentaire en constante évolution. Ils utilisent des outils qui leur permettent d’être efficaces dans leurs recherches. » La compétence procédurale est reine, comme dans le référentiel EMI, avec tout de même des connaissances en droit de l’information, quelques notions à comprendre, peut-on supposer, implicitement, à savoir celles de médias, d’identité numérique, d’évaluation de l’information, de référence, de source. L’information-documentation au lycée

Sommes-nous plus distraits… et moins productifs que jamais ? Consulter ses e-mails 15 fois par heure pendant que son smartphone affiche à la chaîne des notifications WhatsApp n’est a priori pas la configuration idéale pour se concentrer et travailler efficacement : la déduction semble plutôt logique. Mais est-ce vraiment le cas, et dans quelle mesure « l’économie souffre-t-elle de la crise de l’attention » ? C’est la question posée par Dan Nixon, un économiste de la Bank of England, dans un article posté le 24 novembre. Un oeil critique face aux infos Parcours de formation s’adressant aux collégiens, réalisé par Raphaël Heredia professeur documentaliste au collège Victor Schoelcher à Champagney, académie de Besançon,Conforme au programme de l’EMI, la séquence va apprendre aux élèves à adopter des réflexes face à une rumeur et donc avoir un esprit critique face aux informations qui circulent sur le web. à vérifier et à évaluer ces informations.La formation s’articule autour de plusieurs axes : comprendre la désinformation, les formes que prend la rumeur, le but de la propagation de fausses nouvelles ;.la nécessité d’évaluer les informations, les fausses informations dans les médias, les théories du complot ; comment déjouer les fausses-informations. Des conseils en conclusion.

Internet est mort, vive le Trinet ? Google, Facebook et Amazon se sont accaparés le Web. Cette domination était loin d’être aussi écrasante il y a encore quatre ans, et semble non seulement bien partie pour durer, mais devrait signer la mort d'un Web fondé sur la diversité et la liberté, comme le démontre le développeur brésilien André Medeiros - dit André Staltz - dans un post publié sur Medium. Nous nous dirigeons, à ses yeux, vers l'avènement d’un « Trinet » aux allures de dystopie. « J’ai inventé le Web, mais vous tous avez contribué à en faire ce qu’il est aujourd’hui », lançait en mars dernier Tim Berners-Lee.

Pierre Bordage : « La technologie n’est pas une menace, les mécanismes humains le sont » Apocalypse, conditionnement humain et rôle de la science-fiction : à l’occasion des Utopiales de Nantes, entretien avec l’un des piliers de la science-fiction française. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Benjamin Benoit L’auteur de science-fiction français Pierre Bordage a participé à plusieurs rencontres lors du festival Les Utopiales, qui avait lieu de jeudi 2 à dimanche 5 novembre à la Cité des congrès de Nantes. Vivre sans aucun objet : qui sont les minimalistes ? Un jean, trois T-shirts, une brosse à dent, un laptop et un smartphone. Voilà, à peu de choses près, la liste des objets dont vous avez besoin pour vivre à la mode minimaliste. Une tendance qui s'affirme, quelque part entre refus du consumérisme, écologie sociale et hyperconnexion. Pour en savoir plus sur ce mouvement informel, nous avons interrogé deux de ses principaux praticiens et penseurs : le Japonais Fumio Sasaki, auteur du livre Goodbye Things, et l'Américain Josha Becker, auteur du blog Becoming Minimalist.

Evaluer par compétences en EMI : le doc bilan Evaluer par compétences, c'est: Rigolo, si on est au clair avec soi-meme et qu'on revient toujours au plus simple (et qu'on met des couleurs!) Polémique, parce que ca fait toujours raler quelque'un (peut se ranger aussi dans la catégorie rigolo) Sortir du contrôle de nos vies par les technologies Ex-employé de chez Google, où il a travaillé pendant dix ans sur la définition de la stratégie publicitaire de l'entreprise, James Williams est devenu aujourd'hui le chantre de l'« ethics by design ». D'après lui, l'ensemble des devices et des plateformes technologiques que nous utilisons chaque jour sont conçus pour contrôler notre attention. Et il est grand temps de remettre en question cette approche de la conception numérique pour inventer des alternatives durables et respectant notre liberté de choix. Faire défiler son fil Facebook en oubliant ce qu’on était venu y chercher, consulter son smartphone par automatisme pour vérifier qu’aucune notification n’est arrivée dans les deux dernières minutes… Notre comportement compulsif envers les technologies n’a rien d’innocent : ceux qui en conçoivent les interfaces ont été formés pour maîtriser l’art de nous y faire passer le plus de temps possible.

Faut-il démanteler Google ? En 2018, Google fêtera ses vingt ans. Vingt ans durant lesquels le moteur de recherche imaginé au tournant du siècle par deux étudiants de Stanford a muté en une gigantesque pieuvre aux multiples tentacules. Dans un futur proche, cet empire numérique compte nous informer, nous guider, nous soigner, voire nous empêcher de mourir. Tout ça avec notre complicité, c’est-à-dire en s’appuyant sur les données personnelles qu’on lui fournit sans rechigner. Mais l’histoire économique récente montre que même les empires les plus solides en apparence ne sont pas indestructibles. Depuis quelques semaines, en Europe comme aux Etats-Unis, pleuvent les appels à démanteler les géants de la tech.

« Il faut traiter l’impact catastrophique de la technologie sur notre attention » Les neurosciences sont partout. Depuis quelques mois, elles semblent parfois devenir la réponse à tout, que ce soit du côté du ministère de l’Éducation, avec la création en janvier dernier du conseil dirigé par le neuroscientifique Stanislas Dehaene, mais aussi du côté des start-up : plus de 772 millions de dollars ont été injectés dans des sociétés de neurotechnologies depuis le début de l'année 2016. Les promesses sont multiples, qu'il s'agisse de doper nos capacités cognitives ou d'améliorer nos performances, notre sommeil ou notre bien-être. L'ambition d’Open Mind Innovation, start-up normande dont le centre de recherche est installé à Caen, nous a intrigués : « Développer des neuro-thérapies digitales pour garder l’esprit jeune, vif et en bonne santé tout au long de la vie ». Open Mind Innovation a ouvert en décembre dernier à Paris son premier service, le Performance Lab, qu’elle présente comme un centre de bilan et d’entraînement cognitif, comportemental et émotionnel.

Le YouTubeur existe-t-il Des traits apparemment communs se dissolvent ainsi dès lors qu’on les regarde et les interroge. D’autres, au contraire, apparaissent. Au-delà du livre, qu’est-ce qui permet de parler de « booktubeurs » ? Nous ne dirions par exemple pas d’un ami que nous aurions filmé pour la première fois, et dont nous aurions diffusé le témoignage sur YouTube, qu’il est un « booktubeur ». Ni de François Bon qu’il est un « BookTubeur » parce qu’il fait, entre autres, des chroniques littéraires. Pourquoi ? « Une société de super minces et de super gros » Carl Cederström est chercheur à la Stockholm Business School. Dans son essai Le Syndrome du bien-être (L’Échappée, 2016), coécrit avec André Spicer, il analyse l’obsession de notre société contemporaine pour le corps et la santé. Un repli sur soi qui, selon lui, confine au nihilisme et conduira à la mise au ban de tous les mal portants. Quelles sont les origines du « syndrome du bien-être » dont souffre, selon vous, notre société contemporaine ?

La vie privée et les travailleurs de la donnée (Le Monde, 22 janv. 2018) Dans Le Monde du 22 janvier 2018, je publie avec Paola Tubaro une tribune à l’occasion des 40 ans de la CNIL. Attention : La tribune a été traduite en portugais et publié sur le site brésilien Outras Palavras. Notre vie privée, un concept négociable Antonio Casilli (Télécom ParisTech/EHESS) et Paola Tubaro (CNRS) La défense de nos informations personnelles ne doit pas exclure celle des droits des travailleurs de la donnée L’idée que nous nous faisons de la vie privée a profondément changé ces dernières années.

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