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Mesurer les Zones Économiques Exclusives

Mesurer les Zones Économiques Exclusives
Bibliographie | citer cet article Avec 10,2 millions de km², la Zone Économique Exclusive de la France est la deuxième du monde par sa superficie après celle des États-Unis. Derrière ce chiffre se cachent de nombreuses difficultés à mesurer et à comparer ces territoires sans terre, ces étendues d'eau appropriées par des États. Une ZEE est un espace maritime ou océanique situé entre les eaux sous souverainté (majoritairement constituées de la mer territoriale) et la haute mer, sur laquelle un État riverain (parfois plusieurs) dispose de l'exclusivité d'exploitation des ressources. On comprend que leur délimitation soit porteuse d'enjeux géopolitiques entre des États qui convoitent les ressources maritimes, d'autant que celles-ci se raréfient. Quelques décennies après leur création, les zones économiques exclusives sont parfois considérées, peut-être de façon excessive, comme l'un des domaines de la puissance d'un État, pourtant leur mesure ne va pas de soi. 1. 2. 3. Pour compléter

http://geoconfluences.ens-lyon.fr/informations-scientifiques/dossiers-thematiques/oceans-et-mondialisation/geographie-appliquee/mesurer-les-zee

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Pékin construit une «grande muraille de sable» en Mer de Chine Les États-Unis s'inquiètent des revendications territoriales de Pékin qui construit dans les eaux contestées de mer de Chine des polders sur des récifs pour former une «grande muraille de sable». De notre correspondant à Pékin La pression monte entre Washington et Pékin à propos des revendications chinoises en mer de Chine méridionale. La semaine passée, Barack Obama a dit redouter que la République populaire n'abuse de «sa taille considérable et de ses muscles» pour les faire valoir.

La mer, avenir (durable) de la Terre ? « La mer pour les Français, c’est ce qu’ils ont dans le dos quand ils regardent la plage », regrettait le navigateur Éric Tabarly. Pourtant, les océans sont la promesse d’un avenir en bleu pour les êtres humains. Face à la raréfaction des ressources naturelles terrestres, l’épuisement des sols agricoles et la crise énergétique, les mers recèlent des trésors encore inexploités. De la mer en partage au partage de la mer, par Nicolas Escach (Le Monde diplomatique, juillet 2016) Faut-il un aménagement du territoire liquide ? Découper la mer en zones spécialisées, comme on aménage les terres ? Portée par une directive européenne qui entrera en application en septembre, cette idée part d’un constat : certains espaces juxtaposent des activités parfois incompatibles (transport, pêche, gazoducs, aires protégées, exploitation éolienne ou pétrolière).

Comment les Etats se partagent l’océan et ses ressources Transport, frontières, pêche, sous-sol… A qui appartient la mer ? La question est aussi simple que les réponses sont complexes. Comment est régi le droit de la mer ? Le droit de naviguer et commercer librement à travers le monde a été théorisé en 1609 par le Hollandais Hugo Grotius. Il s’agissait alors d’empêcher les Portugais de bloquer la route des Indes. La pollution chimique gagne les abysses Les crustacés des grands fonds océaniques que l’on croyait vierges de toute souillure sont très fortement contaminés par des polluants organiques persistants. Les grands fonds marins sont la dernière « terra incognita » de notre planète. Un monde presque inaccessible, quasi inexploré, dont on imagine qu’il reste immaculé, vierge de toute souillure. Il n’en est rien.

Pékin présente un nouveau navire bâtisseur d’îles artificielles avant la visite de Trump Le nouveau dragueur inquiète les voisins de la Chine, qui a poldérisé depuis 2013 des bancs de sable à la souveraineté contestée en mer de Chine méridionale. Pékin disait en avoir bientôt fini avec la construction d’îles artificielles en mer de Chine méridionale, mais la présentation d’un nouveau navire de drague, le plus grand d’Asie, pourrait laisser ses voisins dubitatifs. Long de 140 mètres, le Tiankun tient son nom d’un poisson géant de la mythologie extrême-orientale, le kun, qui se transforme en un oiseau grandiose. Le bâtiment, dont les essais à l’eau ont débuté vendredi 3 novembre, devrait être mis en service en juin 2018. La presse officielle le qualifie de machine « magique » à construire des îlets. La Chine a débuté en 2013 des travaux de poldérisation de grande ampleur sur des bancs de sable à la souveraineté contestée en mer de Chine méridionale.

La haute mer : un vide juridique aux énormes enjeux environnementaux Comment protéger l’océan, quand la plus grande partie appartient à la fois à tout le monde et à personne ? La question est posée aux Etats depuis déjà plus de trente ans et la création de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, en 1982. Avant cela, les fonds marins étaient si méconnus que peu imaginaient qu’ils puissent abriter une biodiversité riche. Aujourd'hui, les scientifiques et les ONG pressent les gouvernement de protéger les mers et les océans. Le prochain rapport du GIEC, le groupe international d'experts sur l'évolution du climat, sera publié fin septembre et portera sur l'océan. En 1965, Jean Dorst publie son livre prémonitoire, Avant que nature meure.

Climat : 5 cartes pour comprendre les enjeux géopolitiques Par Claire Gatinois, correspondante à Sao Paulo Cartographie : Flavie Holzinger et Véronique Malécot Affaibli par la déforestation, le “poumon de la Terre” a de plus en plus de mal à jouer son rôle de grand régulateur climatique. Immense, fascinante et inquiétante, la forêt amazonienne est en danger. Depuis des années et pour encore longtemps probablement. Etendue sur 6,5 millions de kilomètres carrés (km²), débordant du Brésil (de l’ordre de 60 % de sa superficie) pour mordre les pays limitrophes (Bolivie, Pérou, Guyane…), le « poumon de la terre » se désagrège, menacé par l’agriculture intensive et par la construction d’infrastructures pour l’énergie ou les transports. Au cours des quarante dernières années, 763 000 km² de forêt ont été détruits.

Les ressources maritimes au cœur des tensions internationales Les tensions pour asseoir la souveraineté des Etats sur des zones maritimes, se multiplient un peu partout à travers le monde. Mer de Chine, pôle Nord, golfe de Guinée. Les espaces maritimes sont un enjeu, en raison des ressources qu’ils détiennent. En théorie, la Zone économique exclusive (ZEE) garantit leur exploitation au pays riverain concerné. Mais en même temps, elle est source de conflits.

La route maritime du Nord, eldorado ou miroir aux alouettes ? La diminution de la couverture de glace en Arctique, le premier voyage du brise-glace « Christophe de Margerie » et la nomination de Ségolène Royal comme ambassadrice des pôles relancent le débat autour de l’océan Arctique. Cet océan de 13 millions de km2 est recouvert par une couche de glace dont l’épaisseur et l’étendue varient. Son potentiel minier et le raccourci qu’il offre pour le passage entre les océans Atlantique et Pacifique cristallisent actuellement l’attention. Géopolitique des espaces maritimes La géopolitique des espaces maritimes est l'étude des océans et des mers en tant que territoires dominés, partagés ou disputés par les États pour des questions de prestige, de domination ou d'exploitation économique. Les espaces maritimes couvrent 71 % de la planète Terre, soit 361 millions de km2. Ils sont depuis des millénaires des lieux de circulation, de contact, d’échanges et de conflit. Mais avec la mondialisation due aux révolutions technologiques et à l’ouverture des frontières au libre-échange, et avec la découverte et l’exploitation croissante des ressources océaniques, dans le cadre d’un monde multipolaire, les espaces maritimes sont plus que jamais au cœur des convoitises et des jeux de puissance.

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